Mort de l’artiste Déesse de l’amour à Bordeaux : le bikutsi en deuil
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FRANCE :: Mort de l’artiste Déesse de l’amour à Bordeaux : le bikutsi en deuil

Le monde de la culture camerounaise se réveille sous le choc d'une nouvelle brutale en provenance de France. Sabada Zang Salome Modèle, figure emblématique du bikutsi plus connue sous son nom de scène Déesse de l’amour, a été retrouvée sans vie à son domicile bordelais. L’extraction de sa dépouille par la police de Bordeaux marque le début d'une affaire qui plonge la diaspora et les mélomanes du pays dans une profonde tristesse. Selon les premiers éléments recueillis, le décès remonterait au 4 janvier dernier, laissant planer un voile de mystère sur les derniers instants de la chanteuse.

Cette disparition soudaine constitue une perte immense pour la musique camerounaise et particulièrement pour le rythme bikutsi qu'elle a porté avec passion. Originaire d’Akoeman dans le Nyong-et-So’o, l’artiste avait fait ses premières armes comme danseuse auprès du patriarche Ayissi le Duc avant de s'imposer par sa voix. Sa carrière solo a été jalonnée de succès populaires comme son titre phare Je suis femme amoureuse ou encore Cœur à Cœur, qui résonnent aujourd’hui comme des héritages mélancoliques d’une femme qui chantait l’amour avec une sincérité désarmante.

La police française a officiellement ouvert une enquête pour déterminer les causes réelles de ce drame survenu en pleine solitude à Bordeaux. Bien que la famille ait été contactée, les circonstances non élucidées de sa mort alimentent les interrogations au sein de la communauté. La transition de la scène aux faits divers tragiques est brutale pour celle qui vivait en France depuis de nombreuses années tout en restant viscéralement attachée à ses racines. Elle laisse derrière elle une discographie riche incluant des morceaux comme Charles Atangana Ntsama et Ntse Nga Lendemain.

Le destin brisé de la Déesse de l’amour soulève une fois de plus la question de l’isolement de certains artistes de la diaspora. Au-delà de l'émotion, c'est tout un pan de la culture bikutsi qui se retrouve orphelin d'une interprète audacieuse et authentique. Alors que les hommages affluent de Yaoundé à Paris, le public attend désormais les conclusions de la justice française pour faire toute la lumière sur cette tragédie. Le Cameroun perd une étoile dont l'éclat vocal continuera de briller à travers les ondes, malgré ce silence définitif.

Pensez-vous que les artistes camerounais à l'étranger disposent d'un suivi et d'un soutien communautaire suffisant pour éviter de tels drames ?

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