CAN 2025 : la fin des sorciers blancs, triomphe des entraîneurs locaux
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Une page de l'histoire du football africain se tourne à la CAN 2025. Alors que les quarts de finale débutent demain, une révolution silencieuse s'est opérée sur les bancs de touche. Pour la première fois dans l'histoire de la compétition, six des huit sélections encore en lice sont dirigées par des entraîneurs africains. Ce chiffre marquant sonne comme un manifeste et enterre l'ère du "sorcier blanc", ce technicien étranger souvent présenté comme un sauveur.

Cette édition 2025 consacre ainsi la légitimité et l'excellence du savoir-faire local. Des sélections majeures, dont les parcours sont scrutés, ont placé leur confiance dans des techniciens qui connaissent intimement les réalités du football continental. Leurs méthodes, fondées sur une autorité naturelle et une compréhension profonde des cultures sportives nationales, portent leurs fruits. L'exemplarité et le travail acharné de ces hommes depuis le début du tournoi sont désormais visibles sur le terrain et dans les résultats.

Ce basculement n'est pas un hasard. Il est le fruit d'une lente maturation, d'investissements dans la formation et d'une prise de conscience des instances dirigeantes. Les fédérations semblent enfin reconnaître que l'expertise pour développer un projet footballistique pérenne et remporter des titres se trouve en premier lieu à l'intérieur du continent. La performance collective de ces sélections dirigées localement valide cette stratégie et inspire une nouvelle génération de coaches.

Le débat sur la supériorité supposée des techniciens européens est en train de s'effacer devant l'efficacité et la crédibilité des meneurs d'hommes locaux. Cette CAN devient ainsi bien plus qu'un tournoi sportif ; c'est un puissant symbole de la reconquête de la destinée footballistique africaine par les Africains eux-mêmes. La confiance accordée à ces professionnels est en train de redéfinir l'identité même des sélections nationales.

Alors que le stade décisif de la compétition commence, une question s'impose : cette domination des entraîneurs locaux à ce stade de la CAN est-elle l'amorce d'un changement de paradigme durable, ou simplement une conjoncture favorable qui ne survivra pas à la défaite d'une favorite ?

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