Absences et présences marquantes au Palais : le message politique d'une cérémonie
CAMEROUN :: POINT DE VUE

CAMEROUN :: Absences et présences marquantes au Palais : le message politique d'une cérémonie :: CAMEROON

La scène se déroulait au palais de l'unité, cadre solennel des grands rendez-vous de la nation. Une cérémonie officielle vient de livrer un instantané éloquent de la vie politique camerounaise, à travers un jeu subtil de présences et d'absences qui en dit long sur les équilibres en cours.

Le grand absent a immédiatement suscité les commentaires. Marcel Niat, pourtant désigné comme le successeur constitutionnel du président Paul Biya dans l'ordre protocolaire, n'était pas présent. Son absence, volontaire ou contrainte, interroge et alimente les spéculations dans les couloirs du pouvoir. Une autre absence notable était celle du président de l'Assemblée nationale, Cavaye Yéguié Djibril, dont le premier vice-président a assuré la représentation.

À l'inverse, certaines présences ont été remarquées. L'honorable Cabral Libii, figure de l'opposition parlementaire ayant longtemps boudé les invitations, a cette fois répondu présent, allant jusqu'à serrer la main du chef de l'État. Un geste symbolique fort, soigneusement noté par les observateurs. Autre présence qui détonnait : celle de Samuel Eto'o, président de la fédération camerounaise de football. Sa venue, alors qu'aucun autre président d'institution similaire n'était convié et qu'il ne représente pas un corps constitué, a été soulignée. Le président Biya, selon des témoins, a affiché une grande satisfaction à sa vue.

Le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo, apparaissait également en position de favori, engagé dans une conversation prolongée avec le président qui ne semblait pas vouloir prendre fin. La présence du leader du parti UNDP, Bello Bouba Maïgari, complétait ce tableau d'un moment politique chargé de non-dits.

Cette cérémonie, au-delà du protocole, s'apparente à un message codé. Elle met en lumière les dynamiques de la monarchie présidentielle camerounaise, où chaque placement et chaque absence est un signal décrypté par l'ensemble de la classe politique. Elle soulève une question cruciale : dans un système où le symbolisme des apparences pèse si lourd, ces signaux annoncent-ils un rééquilibrage des influences ou simplement un raffermissement de l'ordre établi ?

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

Lire aussi dans la rubrique POINT DE VUE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo


L'actualité en vidéo