Déclaration du MPDR sur le drame de Buéa
CAMEROUN :: SOCIETE

CAMEROUN :: Déclaration du MPDR sur le drame de Buéa :: CAMEROON

Les morts de Buea...DRAME DE L’INCIVISME, DRAME DE LA PROPAGATION DE L’ANARCHIE, DRAME DU DEFI AUX SYMBOLES DE LA REPUBLIQUE, ET NON DRAME DE LA HAINE, DU LAXISME ET DE LA GUERRE PLANIFIEE

Qu’on le veuille ou non, deux familles, deux familles, deux familles camerounaises, se retrouvent endeuillées aujourd’hui, avec le drame qui s’est produit à Buéa le 14 Octobre 2021. Une enfant, une écolière en bas âge, et un Adulte, un père de famille, un mari et un élément des forces de sécurité, sont morts. Voilà ce qu’il faut retenir, ce qu’il faut dire, ce qu’il importe d’installer dans notre histoire commune.

Maintenant, de quoi sont-ils morts, comment, pour quelles raisons, à partir de quel incident ou de quel contact, démarche ou développements ? Ces questions sont les bonnes, et chacun de nous doit pouvoir se les poser, et y apporter des réponses.

Dans ce genre de situation, la responsabilité première est toujours celle qui conduit inévitablement, à la chaîne des étapes, des conséquences et des implications. Qui a fait quoi en mal, ou pas très bien, pour tout enclencher ?

Nous sommes dans un contexte tendu, fait de suspicions, de méfiances, de doutes et d’exigences de prudences, de patiences, d’attentions de tous genres. Le stress est permanent et les lendemains chargés de surprises et d’incertitudes.

C’est donc dans ce contexte, qu’un véhicule est interpellé, par des gendarmes affectés à un poste de sécurité où tous les véhicules sortant des quartiers, sont fouillés et les occupants identifiés, ce qui est plus que normal au regard à la fois de l’ambiance mise en exergue, et des usages élémentaires.

La conductrice est une dame, avec un enfant à bord, vitres fumées, absence d’immatriculation, et elle refuse d’obtempérer. Il s’en suit le rituel de poursuites pour toutes sortes de soupçons, le passé ayant montré que ce genre de cas avait abouti à des découvertes délicates, dangereuses. Rattrapée, la dame redémarre, et un des éléments, appliquant un protocole d’interception musclé, fait usage de son arme. La suite, c’est la mort de l’enfant, puis le massacre sans égards, par des individus et non par la foule, qu’il faudra bien identifier.

Nous l’avons dit, redis et souligné, avec force, larmes, sentiments, pitié et prières : chaque goutte de sang qui coule, du corps d’un compatriote, c’est notre sang à tous, le sang de toutes les Camerounaises et de tous les Camerounais. Civils et hommes en tenue, politiciens et gouvernants, personnes ordinaires ou qualifiées, c’est le Cameroun, la République, notre terre, la mère patrie.

Les événements de Buéa, nous inspirent et nous interpellent, mais ils nous présentent surtout la face dangereuse de l’irresponsabilité de l’incivisme. C’est le drame de l’incivisme, c’est le drame crée par tous ceux qui refusent de se présenter à un contrôle, de se faire identifier, de répondre aux questions, de déférer aux convocations. C’est le drame des gens qui méprisent ceux et celles qui sont chargés de veiller sur notre sécurité, notre tranquillité, nos frontières, notre souveraineté, nos institutions. Que devons-nous enseigner à nos enfants ?

Maintenant, à ces excités, leaders irresponsables et artisans de la guerre, de la haine et de la médisance, qui trouvent vite dans un drame, les justificatifs ou les arguties de leurs méchancetés, je dis NON, NON, et NON. Le gendarme n’est pas allé à Bua pour tuer un enfant, et l’enfant n’a jamais demandé à sa maman de ne pas obtempérer à un contrôle. La réflexion commence à ce niveau, et doit enseigner l’humilité et le civisme. Honte à ces leaders, chefs politiques et responsables qui ont de la mort et du drame, une vue sectaire et vengeresse.

Ne jouez pas avec les morts, le gendarme a une famille, est un père, peut-être un grand-père. Nous déplorons des morts, des orphelins, des veuves, des souffrances et des douleurs qui auront du mal à finir. N’en rajoutons donc pas, et gardons la posture du juste deuil, en présentant des condoléances à des familles, celles des quinze, des quatre et autres militaires assassinés avec des mines, mais également celles des écoliers de Kumba, qui ne furent pas le fait du gendarme ou du gouvernement, mais de la haine et de la violence aveugle./.

SHANDA TONME
Président, Médiateur Universel

Le 15 Octobre 2021

Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo