Réconciliation au sein de l’UPC : Le jeu et les enjeux
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Depuis 2010, les rencontres organisées par l’administration ainsi que les responsables du parti n’ont jamais abouti à une collaboration entre les différents responsables des tendances. Un Congrès du parti est annoncé le 13 septembre 2021. 

A la veille des élections présidentielles d’octobre 2018 au Cameroun, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale rend une décision dans laquelle il reconnait Robert Bapooh lipot comme étant le responsable habileté à parler au nom du parti. Le camp adverse dirigé par Pierre Baleguel attaque cette décision au tribunal administratif. En 2020, le ministre de l’Administration territoriale est débouté par la justice.

De l’avis de plusieurs militants du parti, cet exemple témoigne du fait que le désordre au sein de l’UPC n’est pas seulement une affaire des militants. « Certaines forces exogènes ont intérêt à voir notre parti divisé. Aujourd’hui, notre parti n’a aucun élu de la nation en dehors d’un sénateur nommé par le président de la République. Les gens qui se positionnent comme responsables de l’UPC veulent être nommés ministre voilà ce qui perturbe notre parti », soutient un militant. Depuis 2010 jusqu’à ce jour au moins quatre factions existent au sein du parti.

L’UPC Bapooh lipot, l’UPC de Pierre Baleguel, l’UPC Manidem et l’UPC des fidèles sont quelques différentes tendances connues. Pierre Baleguel Nkot, secrétaire général de l’une des tendances du parti a été élu en 2017 lors d’un congrès tenu au palais des Congrès de Yaoundé. Avant cette élection, une tentative de réconcilier les différents acteurs du parti avait été menée par Simon Bolivar jami Nwandji. Robert Bapooh Lipot ne s’était pas associé à ce congrès qui a conduit à l’élection de Pierre Baleguel Nkot. Jean Claude Tsila, l’ancien préfet du Mfoundi, de regretté mémoire avait lui également invité toutes les tendances du parti à taire leurs divergences pour organiser un congrès.

Mais l’élection de 2017 n’a pas permis de résoudre la bataille de leadership au niveau du secrétariat général de l’UPC. En 2013 en prélude aux élections législatives et municipales, René Sadi, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation à l’époque avait invité les responsables des différentes tendances de l’UPC à s’entendre pour participer auxdites élections à l’issu desquelles le parti a remporté trois sièges de députés et sept communes. Après ces élections, les turbulences ont repris au sein du parti.

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