Bibou Nissack : La Ligne Droite
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"Un jour vous allez regretter Paul Biya". Voici la phrase perverse que les « RDPCistes » et leurs satellites s'amusent souvent à sortir de leurs tripes, dans une assurance quasi démoniaque. Il y a dans ce monde des hommes écervelés qui frappent leur femme, violent leurs filles (et leurs garçons), et qui arrivent quand même à dire à leur épouse au moment du divorce : " Il y a pire que moi dehors, tu vas me regretter". C'est exactement pareil !

Car l'homme insensé ne cherche pas l'excellence, mais se miroite à lui-même que sa stupidité et sa sauvagerie sont une maxime universelle présente chez tous ses semblables. C'est ce qu'on appelle " se convaincre de ses propres mensonges."

Et quand on sait que tous les autres sont meilleurs que soi, on fait justement tout pour empêcher qu'ils nous remplacent, puisque ça mettrait à nu notre nullité. Si tu as compris ceci, tu as compris le RDPC régime.

L'ÉTAT DE GAUCHE

Un soir de septembre 2020, Olivier Bibou Nissack se trouve dans son domicile à Yaoundé, où il profite de la vie en compagnie de ses enfants et de celle qu'il a épousée à peine quelques semaines auparavant. C'est alors qu'il se fait soudain déporter par une escouade de gendarmes, armés comme les pharisiens au jardin de Gethsémani. Car dans cet État vampire qu'est devenu le Cameroun où Paul Biya a droit de vie ou de mort sur les citoyens, la police s'est spécialisée dans de macabres opérations nocturnes. On le sait, tout vampire que se respecte sommeille quand brille le jour, pour s'éveiller aux premiers signes des ténèbres. Et nous avons ici un cas d'école.

Jusqu'à ce jour, Bibou Nissack végète dans les cellules putrides du « BiyaReich », où ceux qui l'ont arrêté sont eux-mêmes toujours à la recherche du motif pour lequel ils l'ont arrêté. Le pays des Crevettes est ainsi le seul "État de droit" au monde complètement à gauche, où l'on vous emprisonne pour une action pourtant prévue par la Constitution (marche citoyenne). Pire encore, où vous êtes arrêté pour une marche dite "interdite", à laquelle vous n'avez justement pas participé, puisque l'on vous a arrêté avant ladite marche !

Ne cherchez pas à comprendre la logique : il n'y en a pas ! C'est un État voyou ! Et dans un État voyou, les patriotes à la sauce Biya ont appris qu'aimer son pays consistait à défendre ses singeries. Au point d'estimer d'ailleurs que nous allions "regretter" l'architecte principal de ces fruits sauvages.

Quel est donc, chers patriotes en facture d'huile, le dispositif légal qui encadre l'incarcération du porte-parole de Maurice Kamto ? De même qu'il vous a été demandé en janvier 2019 sur quel article le mandat de perquisition autorise-t-il d'amener. S'agit-il encore des motifs scabreux (hostilité à la patrie, tentative de déstabilisation, terrorisme etc.…) auxquels vous ne croyez pas vous-mêmes ?

Ne vous y trompez pas : la fin de ce régime sera une fête internationale avec de colossales scènes de liesse ici et là, et au cours de laquelle nous organisons de grandes soirées dansantes et des dîners de gala. Ce sera l'extase absolue ! La surprise sera totale.

ADIOS INFERNO

Car je méprise de tout mon être une administration de malfrats qui a consacré le banditisme, la sauvagerie policière, le tribalisme, la maltraitance psychologique, la paresse et la médiocrité en loi des puissants. Regretter Biya, c'est regretter un régime qui a traîné dans la boue et violé des étudiantes inoffensives, à l'époque où la crise anglophone n'existait pourtant pas ! C'est avoir la nostalgie d'un monstre dont la milice a logé cinq balles dans le crâne de Martha, fillette de 4 mois qui ne savait même pas qu'une guerre a lieu dans son pays. On ne regrette pas un scorpion vaincu !

Ils ont consacré 1,5 milliards à la "reconstruction" du NOSO, et ont contracté 55 milliards pour construire un stade qui en a déjà coûté plus de 200 ! Le régime Biya souffre d'une épidémie de folie, la même folie par laquelle ils ont promu ministre d'État un escroc qui venait de détourner 75 milliards prévus pour des ordinateurs, et qu'ils ont enfermé un homme dont le seul crime fut de se trouver chez lui en famille. Le même délire qui leur a fait demander l'audit de SCSI à grand fracas, tandis qu'une route de 11 kilomètres reliant Yaoundé à son "aéroport" n'est toujours pas achevée depuis 7 ans, et 100 milliards plus tard. Soit 9 milliards par kilomètre. Le ratio le plus cher de la planète sur des ouvrages de même type.

Regretter Biya, c'est castrer son cerveau.

À votre avis, Bibou Nissack sortira-t-il de là affaibli et corrompu, ou au contraire plus déterminé que jamais, à l'instar de l'inébranlable Mamadou Mota ?

Je vous laisse un Indice : vous pouvez déjà traduire MRC par " Mouvement Rectiligne Continu ".

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