Cabral Libii : Les régionales comme moteur de la paix dans le Noso
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Mercredi dernier à Yaoundé, le leader du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn) a expliqué à la presse l’importance de la tenue de ces élections locales. Les dimensions politique et économique en revue.

Cabral Libii va aux élections régionales pour apprendre en se frottant au suffrage. Lui, il ne sera pas candidat, mais il a déjà ici dressé le profil. Il fait être soit un élu, un responsable du parti à la base essentiellement. Tout se passera par des élections. Son parti étant jeune, il ne faut se passer d’aucune opportunité qui s’offre pour aller en compétition. Le Pcrn, de ce fait est déjà le seul parti de l’opposition qui a les conseillers municipaux dans le Grand-sud et dans le Grand-nord du pays. Toutefois, apprendre en se frottant aux autres ne signifie nullement participer pour faire valoir. Lui et son parti comptent bien glaner des voix dans le camp du Rdpc pour gagner des élections au niveau départemental.

Comme il l’a dit, son parti n’est pas encore en mesure de préciser tous les départements dans lesquels il va se présenter. Au Pcrn, on est convaincu qu’au Cameroun, le concept « d’élections régionales » est vide de sens. Le président de ce parti n’a pas caché sa détermination d’en finir avec cette incongruité une fois qu’il va accéder à la magistrature suprême. En dehors de l’Adamaoua, toutes les régions du pays désignent les points cardinaux qui n’épousent pas du tout l’anthropologie sociologique de la population camerounaise. Pour preuve, celui qui est arrivé en troisième position à l’élection présidentielle de 2018, estime que les régionales en réalité n’existent pas au Cameroun. Il s’agit plutôt des élections départementales. Cette unité administrative est le véritable creuset où s’incarne « le fédéralisme communautaire » dont on est convaincu ici, être le socle du développement du Cameroun. C’est dire qu’il faut regrouper les peuples dans un cadre géographique donné en fonction de leurs spécificités socioculturelles.

Par exemple, pour rester proche de l’argumentaire de l’homme politique, les deux départements de la Sanaga Maritime et du Nyong et Nkelle feront un seul département car il s’agit d’un seul et même peuple. Tout comme il en va dans le Centre où les départements du Mfoundi, de la Mefou et Akono, Mefou et Afamba, le Nyong et So’o, le Nyong et Mfoumou constituent un seul et même département communautaire. On peut multiplier les exemples à l’infini sur le territoire national. Les peuples de chaque département, au sortir de ces élections, souhaite le président du Pcrn, doivent prendre conscience de leur existence en tant qu’une communauté et agir en conséquence.

Le Grand dialogue national

Le Code sur les collectivités territoriales décentralisées donne une opportunité de décentralisation effective à tout le pays et surtout donne une chance de paix unique dans les deux régions du pays en guerre. Avec le statut particulier, la décentralisation dans ces deux régions, aussi spéciale et particulière qu’elle soit à ces deux régions, finira toujours par être demandé ou exigé par les autres régions du pays. Selon Cabral, la décentralisation dans ces deux régions du pays est plus à même d’épouser les réalités culturelles des peuples. Il a d’ailleurs précisé qu’il va à ces élections régionales pour donner une chance à la paix car il est convaincu que la décentralisation effective ne peut être que le chemin vers la paix dans les deux régions du pays. Sur un plan purement économique, le leader du Pcrn a aussi reconnu qu’avec les régionales, le Code prévoit que 15% du budget revient aux régions spéciales.

Le député estime qu’avec les minables 3% pour l’heure, il s’agit là d’une opportunité donnée aux régions de se développer avec des moyens conséquents. Bien plus, il a soulevé le poids de l’Administration qui aujourd’hui oblitère considérablement le développement des collectivités territoriales décentralisées, car les représentants de l’Etat se considèrent toujours comme les chefs hiérarchiques des maires et bientôt des conseillers régionaux. Toute chose qui fait croire qu’il faut aller aux élections à venir pour essayer d’infléchir le rapport de force dans les exécutifs régionaux. Une véritable gageure.

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