CAMEROUN :: Réseaux sociaux : Le DCC prescrit la traque des auteurs de fake news :: CAMEROON
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  • Repères : Dominique MBASSI
  • vendredi 22 mai 2020 09:24:00
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CAMEROUN :: Réseaux sociaux : Le DCC prescrit la traque des auteurs de fake news :: CAMEROON

Samuel Mvondo Ayolo, après avoir constaté la montée en puissance des faux comptes des institutions et des personnalités, demande au DG de l’ANTIC de communiquer davantage tout en menant une guerre sans merci aux usurpateurs d’identité.

Il a déjà été lui-même victime à plusieurs reprises de l’usurpation de son identité dans les réseaux sociaux. Autant dire que le directeur du cabinet civil du président de la République (DCC) connait bien le phénomène. Et dans une correspondance datée du 2 avril 2020, Samuel Mvondo Ayolo constate « une augmentation exponentielle des faux comptes des institutions et des personnalités dans les réseaux sociaux » depuis l’irruption du coronavirus au Cameroun.

Le DCC regrette que « la désinformation sur la gestion de la pandémie au Cameroun et sur l’image du pays se fait davantage en ligne ». Surtout sur Facebook et Twitter. A en croire le site SBBC, « entre octobre 2018 et avril 2020, l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC) a débusqué 3016 faux comptes de personnalités sur les réseaux sociaux. Jamais à courts d’idées, ces esprits malveillants ont par exemple, il y a tout juste quelques jours, créé un conditionnement pour la thérapie trouvée par Mgr Samuel Kleda, archevêque métropolitain de Douala, contre le Covid-19. Kledavid est le faux nom de baptême attribué par les adeptes des fake news à ce produit.

Face à la montée en puissance des fake news, le DCC demande au directeur général de l’ANTIC « de bien vouloir nous communiquer dans les 24 heures l’ensemble des mesures et actions de cybersécurité et de communication mises en oeuvre par l’ANTIC pour réduire l’impact de ce phénomène ». Samuel Mvondo Ayolo prescrit en outre à Ebot Ebot Enaw de communiquer « à l’intention du grand public, dans les plus brefs délais, dans les médias classiques et numériques, sur les dispositions légales en matière de cybersécurité et cybercriminalité ». Traque des usurpateurs Il s’agit aussi pour le DG de l’ANTIC de « traquer, avec le concours des autorités compétentes, l’ensemble des usurpateurs d’identité dans les réseaux sociaux, les propagateurs de fake news préalablement identifiés ». Car la création et la diffusion d’un fake new constitue un crime puni par la loi.

Ceux se livrent à cette activité encourent une peine d’emprisonnement de six mois à deux ans ou d’une amende de cinq à dix millions de FCFA. Ou des deux peines. C’est sans doute en réaction que le DG de l’ANTIC a publié une tribune dans Cameroon tribune du 14 mai. Dans celle-ci, Ebot Ebot Enaw expose les modes opératoires des auteurs des fake news, leurs motivations, les actions menées par l’ANTIC pour contrer cette activité illicite et les peines encourues par ses auteurs. Par exemple, il révèle avoir, en 2019, enregistré au total 12 000 attaques liées à la cybercriminalité au cours des cinq dernières années. L’usurpation d’identité des hautes personnalités et les fake news occupent le haut du pavé.

Le bras séculier de l’Etat en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC), qui a notamment pour missions d’assurer la veille sécuritaire sur le cyberespace national et de sensibiliser le grand public sur les bonnes pratiques en matière de TIC, annonce la fermeture de 2700 faux comptes de personnalités. Tout comme une vingtaine de comptes ont déjà été certifiés. La procédure se poursuit en vue de la certification de tous les comptes officiels des personnalités et des institutions (ministères, administrations publiques, etc.) Dans la même optique, l’ANTIC vient de lancer une campagne de communication pour mettre en garde les internautes à travers l’envoi de SMS et la publication de messages dans les médias traditionnels.

« Ne faites confiance qu’aux comptes certifiés des hautes personnalités qui se distinguent par la présence des badges bleus à côté de leurs noms, car les cybercriminels se servent des comptes non certifiés pour arnaquer », recommande le SMS.

22mai
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