Violations des droits de l’Homme : Les Etats-Unis épinglent à nouveau le Cameroun
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Violations des droits de l’Homme : Les Etats-Unis épinglent à nouveau le Cameroun :: CAMEROON

Dans son rapport 2019 sur les pratiques en matière de droits de l’Homme au Cameroun, publié hier lundi, le département d’Etat américain met à nouveau sur le dos des forces de sécurité nationales, des exécutions arbitraires, extrajudiciaires et des disparitions forcées. Les groupes armés séparatistes anglophones et la secte terroriste Boko Haram, qui sévit toujours dans l’Extrême-Nord, ne sont pas moins mis à l’index.

Ce rapport qui indique en passant que Paul Biya tient d’une main de fer le pouvoir sans discontinuer depuis 1982, parle également de la subsistance au Cameroun des prisonniers politiques. Outre les cas Maurice Kamto, Penda Ekoka, Paul Eric Kingue et consorts dont il se félicite de la libération début octobre 2019, il évoque le cas de l’ancien ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minat), Marafa Hamidou Yaya.

Arrêté en 2012 « pour corruption et condamné à 25 ans de prison », ce dernier « est resté en détention malgré une décision de juin 2016 du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire décrivant la détention de Marafa comme «une violation de les lois internationales » », souligne le volumineux document.

« Le gouvernement n'a pas répondu aux demandes répétées de membres de la communauté diplomatique de rencontrer Marafa », poursuit-il. Le rapport du département d’Etat dénonce par ailleurs l’inféodation du pouvoir judiciaire à l’exécutif et « les pires formes de restrictions à la liberté d'expression, à la presse et à Internet », « les arrestations ou poursuites injustifiées contre des journalistes » et le recours abusif aux dispositions de la loi réprimant les délits de presse, notamment la diffamation.

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