CAMEROUN :: Lions indomptables : Les entraîneurs toujours boucs émissaires :: CAMEROON
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  • Mutations : Claude Olivier Banaken
  • mercredi 17 juillet 2019 13:04:00
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CAMEROUN :: Lions indomptables : Les entraîneurs toujours boucs émissaires :: CAMEROON

Depuis le fiasco du mondial sud-africain en 2010 en passant par celui de 2014 au Brésil jusqu’à la sortie prématurée du Cameroun à la Can 2019, les sélectionneurs sont généralement les premiers à porter le chapeau.

Au cours de l’émission « Présidence actu » du 15 juillet dernier diffusée sur la télévision nationale, Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) a fait le grand déballage sur la contre-performance des Lions indomptables du Cameroun à la 32e édition de la Coupe d’Afrique des nations (Can) qui se joue actuellement en Egypte. Des actes d’insubordination et d’incivilité par rapport à l’autorité de l’Etat de la part des joueurs, une mésentente entre le sélectionneur Clarence Seedorf et ses adjoints et surtout les carences du staff technique qui n’a pas su mettre sur pied une « équipe conquérante » pour remporter la Can. Ce sont là quelques causes de l’élimination prématurée (8e de finale, Ndlr) des Lions indomptables évoquées par le patron des Sports. Comme à l’accoutumée, le premier à faire les frais de cet échec des champions d’Afrique 2017 est l’entraîneur, qui vient d’être remercié.

Michel Zoa

Il ne s’agit pas en effet de la première fois qu’un ministre des Sports effectue des déclarations pour expliquer un fiasco des Lions indomptables à une compétition internationale. A chaque fois, c’est presque les mêmes causes qui sont évoquées et avec à la clé la résiliation du contrat de l’entraîneur. Après son 2e match perdu face au Danemark (1-2), le Cameroun était le premier pays à être éliminé de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. Les Lions indomptables n’avaient pas pu sauver l’honneur lors de leur dernière sortie contre les Pays-Bas (1-2). Au terme de cette noyade, Michel Zoah, alors Minsep de l’époque avait demandé à toute la délégation (joueurs et officiels) de regagner le pays en groupe sans toutefois préciser ses intentions, qui étaient de dévoiler les raisons de cet échec devant les députés de la nation.

Dans son discours à l’Assemblée nationale, Michel Zoah confie aux élus que les « défaites des Lions indomptables aujourd’hui sont l’expression des divisions, des jeux de clans, des querelles et des combats interpersonnels, des haines et des jalousies, des luttes spirituelles ou ésotériques ». Le portail des cameronais de Belgique. Selon la tutelle des Sports de l’époque, Paul le Guen, alors entraîneur principal de la sélection fanion de football du Cameroun, a très vite été débordé par « ces vieux démons qui ont repris possession de la tanière ». Chose qui avait poussé les autorités camerounaises à résilier son contrat à la tête des Lions indomptables du Cameroun. Il est remplacé par Volker Finke.

L’allemand va lui aussi payer le prix de la débâcle des Lions indomptables au mondial brésilien en 2014. Après une élimination dès le premier tour ponctuée par cette grossière faute d’Alexandre Song (un coup de coude, Ndlr) sur le Croate Mario Mandzukic, le chef de l’Etat a prescrit au premier ministre de l’époque Philemon Yang l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes de cette autre campagne foireuse du Cameroun. Même si les résultats de ces investigations n’ont jamais été rendus publics, il est clair que cet échec est l’une des raisons pour lesquelles le contrat du technicien allemand n’a pas été renouvelé à la tête de l’équipe nationale du Cameroun.

17juil.
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