Cameroun: Des enseignants vacataires non payés
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Les recettes des finances libèrent difficilement les fonds gardés par les établissements scolaires. Le lycée de Bandjoun, dans le Koung Khi, à l’Ouest, a défrayé la chronique récemment, lorsque des enseignants vacataires, fatigués d’attendre leur salaire, se sont fendus d’un pamphlet à l’endroit de l’association des parents d’élèves et d’enseignants (Apee). 

Dans la foulée, des révélations fracassantes ont été faites sur la gestion cavalière des sommes en millions collectées pour payer cette catégorie particulière de travailleurs de l’éducation par ceux qui les manipulent. L’on apprendra que l’argent avait été gardé dans une coopérative de micro-crédit avant de prendre des directions inappropriées. Depuis quelques semaines, ceux qui ont gardé ces sommes au trésor public déchantent. 

A la date du 20 juin 2017, de nombreux lycées accusent jusqu’à deux mois d’arriérés de salaire. Un paradoxe dans la mesure où les fonds destinés à l’apurement de ces charges sont collectés et gardés au trésor depuis le premier trimestre.

Dans les recettes des finances où chaque établissement dispose d’un compte pour ses opérations, on ne communique pas. Il est courant de voir entrer un, puis deux, ou trois agents financiers, qui cherchent à entrer en possession de l’argent pour payer les salaires et les primes de rendement de fin d’année. « Ces gens se moquent de nous. Ils donnent des rendez-vous qu’ils n’honorent pas. Ils ne tiennent même pas compte des déplacements que nous effectuons sans frais et à nos risques et périls», s’inquiète un intendant. 

Pour ces enseignants de type particulier, payés entre 40 et 50.000F le mois et qui constituent au moins la moitié du personnel dans les lycées et collèges créés à l’emporte-pièce, cela tombe mal. « J’ai des arriérés de loyer et je ne peux même pas déménager parce que mon bailleur a bloqué mes effets pour attendre son argent. En plus, cet argent devait entre autres me permettre de constituer les dossiers d’un concours qu’on vient de lancer », s’étrangle J. R. K., l’un d’eux.

Selon nos sources, cela fait deux ans que ces retards de déblocage ont commencé. Avant, les établissements scolaires publics utilisaient la poste et les établissements de micro-finance pour sécuriser leurs fonds. Au nom de l’unicité des caisses, le ministère des finances les ont obligés de tout verser au trésor public. Seulement, l’argent facilement versé ne ressort pas entièrement. Bien que n’étant pas des établissements commerciaux, les centres divisionnaires des impôts en complicité y ponctionnent des impôts forcés. Quand d’autres raisons ne sont pas évoquées pour différer des remboursements urgents.

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