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© Camer.be : Shanda Tonme
- 28 Apr 2026 08:11:06
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CAMEROUN :: La symbolique pédagogique de la peine dans les révélations sociétales :: CAMEROON
Une appréhension concrète à travers l’émergence d’un communicateur adulé, dans le raffermissement de la solidarité communautaire entre les Bangous, depuis le décès du Roi Tayo Marcel et le chemin de croix de son successeur emblématique Tchihou Tayo Arnaud au trône.
Le phénomène Jean Aimé Ganchy
L’art de vivre retrouve dans la projection des ambitions et des constructions existentielles, une certaine modélisation du temps, des choses et des réalisations, selon des codes d’aventures qui échappent à priori au contrôle de l’intelligence humaine immédiate. Ainsi il n’existe pas de planification qui soit sans réserves ni de croissance qui soit définitivement ou totalement hors de tout doute et de toute surprise. Penser l’avenir, formuler les articulations d’un destin, c’est se donner comme cobaye, dans le déroulement de la somme des enjeux qui constituent le présent et préfigurent les futurs.
IL en est ainsi de la mort, lugubre laurier qui trahit la beauté de l’existence et indique à chaque bruyante célébration, qu’il y a un temps pour tout, un temps pour tout vraiment, et sans que la vérité qui en résulte fasse l’objet de prêches du dimanche ou des veillées funèbres par quelques préposés et serviteurs des chapelles dogmatiques. Des morts ont souvent servi de délivrance, propulsé des causes et produit des trucs de toute nature, comme le sol après une pluie. Nous ne dirons jamais assez, combien des départs ont bouleversé des contrées, des raisons, des logiques et redessiner des échiquiers. Entre les truands, les brutes, les bons, les imbéciles et les voyous, le monde a souvent eu un choix complexe, perturbé par quelques salauds incapables de lire le temps et de comprendre l’intérêt de la boussole.
Tenez, un deuil, puis des gens, des lanceurs de pierres, des reconstructeurs, des faiseurs de paix et des porteurs de haines. Et au milieu de ce décor arc-en-ciel, une voix, des voix, des outils, des instruments, bref une quête permanence de nouvel ordonnancement contextuel. Point de liens, point d’intermédiaires, point de messagers et point de voix sacrificielles, alors point de soudure, point de renseignements et des enseignements. Ici, intervient l’appel au professionnel, et plus que cela ou mieux que cela, au diplomate. On oublie souvent que diplomate vient tout simplement de diplôme, diplôme qualifiant le pli, le message du souverain vers un autre souverain. Le diplomate c’est le porteur du diplôme du souverain. Mais tenez, le communicateur ordinaire est bien plus que cela, agissant promptement et en temps réel, avec la bêtise qu’il ne jouit d’aucune protection, privilège ou immunité, sauf s’il est anobli opportunément par un souverain traditionnel éclairé. Il me semble que le monarque de Bangou l’a compris. Mais qui est-ce donc, entré dans la cour des grands dans cette capacité et par cette porte ? Jetez-lui la pierre, refusez-lui le breuvage de circonstance, et la malédiction du roi s’abattra sur vous. Hé !
On dit bien que le roi est mort, mais vive le roi. C’est trop court, car qui fait donc quoi dans la logique des tintamarres qui peuvent se mettre en place, et dans certains cas de façon négative ? Nous y sommes, dans des prospectives des communautés entières, des peuples, des clans perdus et déboussolés. Voici mis en exergue, le temps, les ressources et le génie des lumières raffermissantes, soudantes et rassemblant. Informer, parler aux autres, porter à tous les vérités, les faits, les actes, les orientations, disent tout du besoin crucial qui n’a aucune alternative sinon la désolation et la décrépitude face à des charognards de la distraction et de la haine.
Nous y voici à Bangou mieux qu’ailleurs, come ailleurs ou plus qu’ailleurs. L’histoire s’écrira sur notre destin depuis le décès du roi Tayo Marcel. Cette histoire, dans sa traduction par les liens multiples construits pour rassurer, assurer et souder son peuple, formulera des équations du réel, où l’on verra émerger comme une âme sacrificielle, un de ses fils, un moindre rien, un petit pauvre, un grand riche, un talent, un socle de mécène intellectuel et traditionnel dont le nom s’est gravé tout seul, mais légitimement dans les pages glorieuses.
Ce jeune homme, ce fils, ce produit de nos entrailles devenus tout à la fois, le diplomate, l’informateur, le mécanicien de la parole et le traducteur du verbe des rites coutumiers en message audible et populaire, n’a pas fait que gravir les escaliers de la comptabilité des âges et des croissances des os en ce vingt-septième jour du mois d’avril de l’an 2026. Le fils devenu notable du roi nous a donné à penser mieux qu’hier, à tout ce que la communauté lui doit de productif et de positif. Des instruments, des outils, des équipes alertes et éveillées, toujours à l’écoute, et dans une disponibilité digne de la discipline des moines du temple des arts martiaux de Shaolin.
Mais tout serait si aléatoire et si imparfait, si nous ne nous mettions pas ensemble, pour déconstruire les mythes des œuvres inattaquables, des êtres supérieurs et des génies sans entorses mêmes mineures. Ne dites pas de lui qu’il a réussi quelque chose, dites plutôt que son chemin est tracé et qu’il a amorcé la première pente de la montée avec courage, lucidité et intelligence. IL restera à lui enseigner l’humilité, l’écoute, la réserve et la distance qui font le trait central de la notabilité dont le plus haut des princes et premier des société secrètes, lui a fait l’honneur de rejoindre les rangs.
Même le mérite, célébré, vanté et énoncé publiquement demeure une sorte d’ostentation. Mais ne pas l’applaudir induit une autre faille, celle là bien trop grave, car confortant les idéologies auxquelles les imbéciles, les idiots, les paresseux, les tricheurs et les fainéants de toutes les chapelles, adhèrent sans aucun besoin de carte de membre ni de cotisation annuelle.
Finalement c’est quoi un anniversaire ? C’est en toute sagesse des civilisations humaines, un moment sublime d’introspection forte. C’est pour cela qu’il est sage de souhaiter UN BON ANNIVERSAIRE et non UN JOYEUX ANNIVERSAIRE./.
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