Un véhicule de la gendarmerie pour saboter un match  de football initié par le Mrc
CAMEROUN :: SOCIETE

CAMEROUN :: Un véhicule de la gendarmerie pour saboter un match  de football initié par le Mrc :: CAMEROON

Sans aucune décision administrative d’interdiction, gendarmes et policiers s’opposent à un tournoi sportif parrainé par Me Gabriel Kontchou, avocat au barreau du Cameroun et militant de l’opposition. 

Sous-préfet de l’arrondissement de Bamendjou et absent de son territoire de commandement le dimanche 19 avril 2026,  Zacharie Kpoumie, a, encore fait parler de lui négativement dans les rangs des militants et cadres du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc).

Alors que les équipes de football des fédérations communales de Batié et de Bamendjou s’affrontaient au cours d’une rencontre de football dans le cadre d’un tournoi parrainé par Me Gabriel Kontchou, avocat au barreau du Cameroun et  cadre du Mrc à Chengne au sein de la fédération communale de Baham, un pick up de la gendarmerie nationale s’est introduit au stade pour disperser les 22 acteurs qui s’y déployaient  déjà depuis une trentaine de minutes.

Avant cette voie de fait, les officiers de police judiciaire de la gendarmerie et de la police n’ont pas pu accorder leurs violons avec les responsables du parti du Pr Maurice Kamto. Car, Me  Gabriel Kontchou, Me André Marie Tassa, Me Kengné, Me Adèle  Kenmogne Fongué, tous avocats et militants du Mrc, ont fait savoir qu’il était de bon droit que les militants de leur formation politique se déploient dans le cadre de ce tournoi parce que, au Cameroun, le régime des réunions et manifestations publiques est déclaratif. Selon ces juristes du parti de Maurice Kamto, le secrétaire de la fédération communale du Mrc à Bamendjou a pris la peine d’adresser au préalable une lettre de déclaration dudit tournoi au sous-préfet de l’arrondissement de Bamendjou.

Il y a eu des obstacles

Il se pourrait que celui-ci lui ait demandé d’accomplir des formalités supplémentaires auprès du responsable local du ministre de l’Education physique et sportive (Minsep) et du médecin, chef de district de santé de Bamendjou. « Nous avons pris une assurance pour couvrir tous les compétiteurs. Nous avons rencontré le médecin, chef du district de Bamendjou qui nous a accordé son quitus pour une prise en charge systématique des compétiteurs en cas d’accident sur le stade. Nous ne comprenons pas le sens de cette répression contre le Mrc », s’indigne Dr Kouam, membre du bureau régional du Mrc à l’Ouest et militant de base de cette formation politique à Baham. « Il y a eu des obstacles. Il y a une volonté manifeste de nous empêcher d’organiser des activités de divertissement au sein du Mrc. Notre but était le rassemblement des militants et cadres pour une séquence de divertissement. On voulait se retrouver pour faire autre chose que la politique. Malheureusement on a constaté que nos libertés sont bafouées. L’heure n’est pas au découragement. Nous avons fait l’essentiel. Nous allons poursuivre avec les finales de ce tournoi le weekend prochain à Baham. Nous sommes des Républicains. Nous allons observer les formalités exigées par les lois et règlements », explique-t-il.

Une ambiance de fête et de carnaval

Me Gabriel Kontchou salue également la synergie d’action entre les responsables des quatre responsables des fédérations communales (Bamendjou, Batié, Baham, Bangou) que compte  le département des Hauts-plateaux.

Le Dr Nankap, secrétaire de la fédération communale de Bangou a parlé au nom de ses pairs. Il a invité le parrain de l’évènement à maintenir cette dynamique et à œuvrer afin que les finales prévues pour le weekend prochain à Baham se tiennent dans une ambiance de fête et de carnaval. Cet avis est partagé par Me André Marie Tassa, secrétaire du bureau de la fédération régionale du Mrc à l’Ouest. Pour sauver les meubles à Bamendjou, le patron régional du Mrc s’est substitué aux arbitres chassés du stade par les gendarmes et policiers.

Après s’être concerté avec les capitaines des différentes formations sportives, il a organisé des séances de tirs au but pour départager les équipes qui devraient s’affronter en temps régulier, avant le sabotage orchestré, dit-on, sur ordre verbal du sous-préfet de Bamendjou.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo


L'actualité en vidéo