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© Camer.be : Toto Jacques
- 27 Jan 2026 15:12:48
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CAMEROUN :: Le proviseur du lycée technique de Mora enlevé par un commando armé :: CAMEROON
Dans la nuit du 26 au 27 janvier 2026, M. Amadou Amvalance, proviseur du lycée technique de Mora, a été arraché à son domicile par un groupe armé non identifié. L'opération, d'une violence calculée, a duré à peine six minutes. Elle a plongé la région de l'Extrême-Nord du Cameroun dans une spirale d'angoisse sécuritaire sans précédent.
Un scénario digne d'un film d'action
Tout a basculé lors d'une coupure d'électricité suspecte. Profitant de l'obscurité, les ravisseurs ont fait irruption au domicile du proviseur. Des coups de feu de sommation ont retenti, semant la panique dans le quartier. Les voisins, tétanisés, n'ont pu que constater l'impuissance face à la rapidité de l'enlèvement.
Aucune revendication n'a été enregistrée depuis. L'identité des auteurs demeure un mystère total. Cette absence de clarté alimente les rumeurs et exacerbe les tensions dans une zone déjà fragilisée par l'insécurité chronique.
Une région sous pression permanente
L'Extrême-Nord camerounais subit depuis des années les assauts de groupes armés. Boko Haram et d'autres factions mènent régulièrement des opérations d'intimidation, de pillage et d'enlèvements. Les autorités locales peinent à garantir la sécurité des populations civiles, encore moins celle des cadres éducatifs.
Le rapt de M. Amvalance s'inscrit dans une série d'attaques ciblant des figures d'autorité. L'objectif semble clair : déstabiliser les institutions publiques et instaurer un climat de terreur durable. Les enseignants et les responsables scolaires deviennent des cibles privilégiées, affaiblissant ainsi tout le système éducatif.
La communauté éducative sous le choc
La disparition du proviseur a sidéré élèves, enseignants et parents d'élèves. Le lycée technique de Mora, établissement clé pour la formation professionnelle, se retrouve décapité de son leadership. Les cours risquent d'être perturbés, compromettant l'avenir de centaines de jeunes.
Les syndicats d'enseignants réclament des mesures de protection renforcée pour les personnels éducatifs. Certains parlent déjà de grève préventive si aucune réponse concrète n'est apportée par le gouvernement.
Quel avenir pour la sécurité dans l'Extrême-Nord ?
Face à cette escalade sécuritaire, les questions se multiplient. Les forces de l'ordre disposent-elles des moyens nécessaires pour contrer ces attaques éclair ? Les négociations avec les ravisseurs sont-elles envisageables sans céder au chantage ? Et surtout, combien d'autres cadres devront-ils être enlevés avant qu'une stratégie globale ne soit mise en place ?
Le silence des autorités, pour l'heure, ne rassure personne. L'éducation, pilier du développement, se trouve prise en otage au même titre que M. Amvalance.
Et vous, pensez-vous qu'une présence militaire accrue pourrait réellement inverser la tendance sécuritaire dans cette région ?
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