Le FDC réclame un report des élections locales à octobre 2026
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Le Front des démocrates camerounais vient de jeter un pavé dans la mare électorale. Denis Emilien Atangana, président national du parti, demande officiellement le report des élections municipales et législatives prévues en mai 2026.

Dans une déclaration qui pourrait rebattre les cartes du calendrier politique camerounais, le leader du FDC estime que le contexte actuel ne permet pas d'organiser un scrutin crédible dès le 10 mai. Sa proposition : repousser la convocation du corps électoral au 11 octobre 2026.

Un contexte jugé défavorable

"Au regard du contexte et des circonstances actuelles, la convocation du corps électoral pour les élections municipales et législatives le 10 mai 2026 ne nous semble pas opportune", affirme Denis Emilien Atangana. Le président du FDC pointe du doigt des éléments de contexte politique qui rendraient un scrutin anticipé problématique.

Si le corps électoral est effectivement convoqué le 9 février 2026 comme prévu, le vote se tiendrait automatiquement le dimanche 10 mai. Une échéance que le FDC juge prématurée et risquée pour la stabilité démocratique du pays.

Une prorogation de mandat réclamée

Le FDC milite désormais pour une nouvelle prorogation du mandat des conseillers municipaux et des députés à l'Assemblée nationale. Quelques mois supplémentaires qui permettraient, selon le parti, de préparer un scrutin dans des conditions optimales.

Cette demande de report s'inscrit dans un débat plus large sur la crédibilité du processus électoral camerounais. Le FDC se positionne clairement en faveur d'un report de cinq mois, estimant que le 11 octobre constituerait une date plus appropriée pour des élections législatives transparentes.

Les enjeux d'un calendrier électoral sous tension

La proposition du FDC soulève une question centrale : celle de la légitimité des institutions en cas de prolongation de mandat. Les conseillers municipaux et députés actuels verraient leur mandat étendu sans consultation populaire, une situation qui pourrait alimenter les critiques sur le fonctionnement démocratique.

Le parti d'Atangana mise sur l'argument de la stabilité et de la préparation adéquate. Mais cette stratégie pourrait aussi être interprétée comme une tentative de gagner du temps face à des échéances électorales incertaines.

Le gouvernement camerounais donnera-t-il suite à cette demande de report, ou maintiendra-t-il le calendrier initialement prévu pour mai 2026 ?

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