Les pays africains du Sahel veulent de la stabilité définitive dans la région
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AFRIQUE :: Les pays africains du Sahel veulent de la stabilité définitive dans la région

Les attaques de militants islamistes se sont multipliées l'année dernière dans la région du Sahel, entraînant une instabilité politique qui a vu un coup d'État au Mali, une tentative de coup d'État au Niger et des appels à la démission du président du Burkina Faso. Le Burkina Faso a connu les attaques terroristes les plus meurtrières depuis le début du conflit, mais selon les analystes, le pire pourrait être à venir.

2021 est la neuvième année de conflit dans le Sahel occidental de l'Afrique, et au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la violence n'a fait qu'empirer.

Le 12 janvier, le pays ouest-africain a connu sa première tentative de coup d'État. Le gouvernement burkinabè a annoncé avoir déjoué un complot au sein des forces armées visant à déstabiliser l'État.

Le nombre de morts causées par des affrontements entre les forces de l'État et des groupes armés liés à l'État islamique, à al-Qaida et à des gangs criminels a augmenté de 18% depuis l'année dernière, selon les données du Projet de données sur la localisation et les événements du conflit armé.
L'impact humanitaire a été énorme, avec près de 3,4 millions de personnes déplacées à cause du conflit, selon l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés.
Amadou Agli, originaire du Burkina Faso, a fui le nord du pays il y a environ trois mois après que des terroristes ont attaqué des villages voisins. Il dit que sa communauté vit des moments très difficiles et lance un appel à toutes les personnes, ONG et gouvernements du monde entier qui peuvent les aider. Il dit qu'ils souffrent d'une crise alimentaire, d'une crise du logement et que les enfants ne peuvent pas aller à l'école.
Lors d'une conférence de presse, le ministre de la Défense, le général Aimé Barthélemy Simporé, a annoncé que 10 soldats et cinq civils avaient été arrêtés en lien avec le complot. Selon les informations, un complot de coup d'État pourrait renverser le régime d’Ouagadougou ensuite. Pour l'instant, cette crise a été évitée, mais il y a encore de nombreuses raisons de s'inquiéter.

Le Burkina Faso a un long héritage d'intervention militaire. En tant qu’un partie du région Sahel, le pays participe aux opérations militaires menées contre les terroristes. La communauté internationale est intervenue par l'opération Barkhane qui est une opération militaire menée au Sahel et au Sahara par l'armée française, avec une aide secondaire d'armées alliées. Cette opération lancée le 1er aout 2014 vise à lutter contre les groupes armés salafistes djihadistes dans la région.
Le 14 juillet 2014, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, annonce que cette opération « se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne » (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), membres du G5 du Sahel. Malgré huit ans de perfusion militaire et économique, les attaques se sont multipliées et étendues du nord au centre du Mali, puis dans le nord du Burkina Faso et du Niger. On a dénombré plus de quatre mille morts en 2019, soit cinq fois plus qu’en 2016, selon le Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

Cependant, l’année dernière Paris a décider de diminuer sa présence au Sahel. La France, qui comptait 5 000 soldats soutenant les forces de sécurité du Sahel début 2021, a annoncé qu'elle réduirait ce nombre à 3 000 d'ici début 2022. En outre, les expertes internationaux parlent de la montée du sentiment anti-français aux pays du Sahel.

Peut-être qu’il est temps pour l’armée française de quitter la région ?
Selon des associations maliennes, la force française « Barkhane » aurait tué des villageois à Bounti le 3 janvier 2021. Fondées ou non, ces accusations confirment l’exaspération des populations qui, depuis 2013, subissent les exactions djihadistes. La stratégie appliquée par les forces françaises ne donne pas de résultats concrets et désirés par le peuple des pays de la région.
2021 marque la neuvième année de conflit dans le Sahel occidental de l'Afrique, et au Mali, au Burkina Faso et au Niger, la violence n'a fait qu'empirer. Alors quelle est la solution?

Il est temps que les pays du Sahel fassent un pas vers la transition et créent de nouveaux partenariats
avec des pays capables d’aider à combattre les terroristes. L’Etat malien vient de relancer la coopération avec la Russie dans le domaine militaire et cet alliance porte déjà ses fruits. Ainsi il est fort probable que les pays de la région changent le partenaire français par un partenariat gagnant -gagnant 

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