RCA : Élection Présidentielle, les armes parlent.
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Drôle de métaphore : « Mpoko » en Sango signifie coquette, voilà Bangui la coquette devenue « Bangui l’horrible » le temps d’une élection.

Les escadrons de la mort conduits par François BOZIZE sèment depuis quelques jours et à tous vents, mort, frayeur et désolation, peur et désespoir aidés par le Président tchadien Idriss Deby, désigné gendarme de l'Afrique par la communauté internationale. La Centrafrique est depuis devenue une curiosité géographique, bien plus, une honte politique et diplomatique pour l’Afrique et la Communauté internationale. Un pays pourtant paisible depuis son indépendance. Un pays au cœur de l’Afrique où cohabitaient, dans le patriotisme et la fraternité, chrétiens et musulmans, Yakoma, Baya, Képéré... ; aux côtés de ressortissants de pays voisins et lointains. Cette idylle n’est plus qu’une histoire ancienne. Le pays de Barthelemy Boganda et de jean Bedel Bokassa est devenu le théâtre macabre d’une guerre mettant aux prises : d’un côté les Séléka et les Anti Balaka, pourtant tous centrafricains ! Le pays se trouve ainsi divisé en deux, imposant un autre Yalta en plein équateur ! Quel spectacle au milieu d’une Afrique déjà si mal en point et en tout point ! L’Oubangui Chari est teint aux couleurs des flots de sang de ses enfants.

Les cortèges de la mort sillonnent les rues de Bangui, jadis la belle, sans que les criminels, d’identités aussi diverses qu’effroyables qui inscrivent en lettre d’or et en encre de sang, leurs noms au tableau d’honneur du déshonneur de l’Afrique, ne soient inquiétés. Le sang et les larmes coulent à flots, au nez et à la barbe de la très regardante « Communauté internationale » et de la prude Cour Pénale Internationale (CPI). Qui va sauver le soldat Centrafrique ? Voilà que faisant semblant de voler à son secours, les pyromanes ont revêtu les habits des sapeurs-pompiers et débordent d’activisme sur le lieu de l’incendie.

Quand il a fallu débarquer André Kolingba, la France et ses soldats de l’opération « Barracuda », soutenus par des mercenaires venant des dunes brûlantes du désert du Tibesti et d’autres zones tchadiennes infestés de tueurs enturbannés, s’en est occupée ! Le temps d’entrevoir Félix Patassé et revoilà que ressurgissent les barbouzes mercenaires sous la conduite de François BOZIZE, armes à la main, en rangs serrés, avec pour objectif de renverser le Président élu démocratiquement.

De François Bozizé à Michel Djiotodia, le Tchad voisin a tendu un pont funeste que l’on découvrira sous le nom de « Seleka ». Un assemblage de bandits et de mercenaires récupérés dans le sahel et la forêt équatoriale, unis par la soif du sang et d’argent. Pourtant Michel Djiotodia qui n’avait d’yeux que pour le palais de Bangui ne se rendit compte de sa mauvaise compagnie avec ces assassins, violeurs et voleurs du groupe « Seleka » que trop tard.

Il fût contraint sous la houlette de la France et du Tchad (encore), de prendre la fuite ; comme une chienne qui fuit ses enfants qui lui réclament du lait ! Par défaut, c’est a une femme Samba Panza (de souche camerounaise parait-il), qu'est revenu le rôle de souffre mille douleurs pour enfanter une nouvelle Centrafrique démocratique pour faire comprendre à ses concitoyens que le Coran et la Bible sont des livres sacrés dans lesquels les mots amour et pardon sont absolument recommandés ; un pays où vivent de tributs aussi diverses les unes que les autres dans le respect de leurs diversités.

Voici donc le Tchad, jadis pays de rebelles, de putschistes, de guerres et de maquisards, de guérillas et d’activités annexes, qui s’est vu élevé à la haute dignité de « gendarme major de l’Afrique sub-saharienne ». Avec le pouvoir de faire, de refaire ou de défaire les pouvoirs dans les Etats voisins

Voici à nouveau le retour de Francois BOZIZE pour le temps d’une élection en RCA ; le pays est embrasé et croule à nouveau sous une pluie de balles des « antibalaka » et des « Séléléka » et qui mettent le pays à feu et à sang. Il est venu pour combattre la démocratie, distribuant ainsi les billets de balles des « AK47 » aux populations centrafricaines. Pendant qu’ils pillent le diamant qui fait la fierté de la RCA, C’est le Cameroun, entre autres, qui paye le prix de ces diamants de sang par le flot de réfugiés.

Samba Penza, a établi la démocratie et a laissé derrière elle, un président de la république démocratiquement élu, Faustin Archange Touadéra, dont l'autorité se trouve en ce moment ébranlée par François BOZIZE !

Les méthodes impérialistes d’alternance politique ont toujours choqué le Président Paul Biya du Cameroun. Le 5 janvier 2012, recevant des vœux du corps diplomatique en son palais, C'est en ces termes qu'il a répondu aux Chefs de missions diplomatiques : « On ne détruit pas un État pour installer un régime ». Quel petit clin d’œil à la Communauté Internationale !  Au moment où les portes des poubelles de l’histoire vont grandement s’ouvrir, il serait souhaitable que tous les pyromanes de la RCA, Michel Diotodjia, François Bozizé, Nicolas Sarkozy, Idriss Deby, François Hollande, soient logés à la même enseigne et payent le même tarif : La « CPI », Cour pénal international !

Mon vœu pieu dirait-on est que les organisateurs de la guerre centrafricaine, ramènent la paix en Centrafrique ; voilà le privilège des forts… ./.

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