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CAMEROUN :: POLITIQUE
  • Mutations : Tatiana Ngnombouowo
  • jeudi 30 juillet 2020 01:34:00
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Le président du Cadre citoyen de concertation désapprouve la menace brandie par le préfet des Hauts-Plateaux au chef supérieur Bamendjou.

Vous avez organisé une conférence de presse à Douala dimanche, 26 juillet, pour réagir au sujet de la mise en garde du préfet du département des Hauts-Plateaux à Sa Majesté Jean Rameau Sokoudjou, chef supérieur du groupement Bamendjou. L’autorité administrative en veut au chef d’avoir accueilli dans l’enceinte de sa chefferie, le 18 juillet, une concertation politique non déclarée. Comment appréciez-vous la sortie du préfet?
Nous estimons que la lettre adressée au chef Sokoudjou à la suite de la rencontre que nous avons eue avec lui, le 18 juillet, à son domicile, est une lettre irrespectueuse et irrévérencieuse vis-à-vis d’une personnalité traditionnelle respectée et respectable. Mais sur le fond, nous pensons que la lettre est une violation des textes du Cameroun. De notre point de vue, la loi de 1990 ne prévoit pas qu’on doit faire une déclaration pour rencontrer ses enfants dans son domicile privé. Nous estimons que le préfet ou les autorités de l’administration territoriale qui sont manifestement derrière cette lettre font du « deux poids deux mesures », dans la mesure où beaucoup de chefs traditionnels rencontrent des gens dans leurs chefferies.

Nous pensons d’ailleurs que ce n’est pas le chef Soukoudjou seul qui est visé dans cette affaire, mais c’est plutôt le Cadre citoyen de concertation qui semble faire peur à certaines des personnes, à ceux qui estiment que derrière ce Cadre l’on pourrait accéder à une mobilisation citoyenne par laquelle nous pourrions obtenir la souveraineté et la démocratie pour lesquelles on se bat depuis des décennies.

Quel pourrait être l’impact de cette mise en garde sur les actions futures du Cadre citoyen de concertation?
La lettre fait partie des intimidations auxquelles on est habitué. Le but ici, c’est d’effrayer les autres personnes qu’on doit rencontrer. Mais, nous disons à ces personnes de ne pas avoir peur, parce que cette lettre est sans fondement juridique. Rien n’empêche qui que ce soit de recevoir qui il veut chez lui, pour parler d’un sujet.

Le Cameroun a ratifié des conventions qui donnent à chaque citoyen des droits inaliénables. Les gens doivent savoir que, quand on est face à un gouvernement qui veut voiler, on a le droit de résister.

Qu’est ce qui justifie la mise en place d’un tel Cadre ?
L’idée forte dans le Cadre citoyen de concertation, c’est le mot concertation. Il faut que les Camerounais quel que soit le parti politique, quelle que soit l’appartenance religieuse, ethnique et professionnelle, commencent à se parler pour chercher un point commun, un consensus sur des choses fondamentales qui peuvent permettre à notre pays de s’en sortir.

Nous semblons avoir découvert deux axes principaux que sont le retour de la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et à l’Extrême-Nord. Mais ce n’est pas une paix de cimetière que nous cherchons. On ramène la paix en résolvant les problèmes dont celui de la souveraineté et la démocratie.

30juil.
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