CAMEROUN :: Le préfet fait arrêter 50 prostituées à Yaoundé :: CAMEROON
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  • Cameroon Tribune : Elise ZIEMINE NGOUMOU
  • lundi 30 mars 2020 13:03:00
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CAMEROUN :: Le préfet fait arrêter 50 prostituées à Yaoundé :: CAMEROON

Vendredi, Jean-Claude Tsila a annoncé avoir instruit l’interpellation des belles de nuit ayant été en contact avec les personnes mises en quarantaine dans les hôtels.

Pour le préfet du Mfoundi, l’heure est grave. Certaines pratiques à risque doivent être interrompues si le Cameroun veut gagner la bataille contre le Covid-19. Les contacts étroits sont à suspendre jusqu’à ce que ce mauvais vent passe. C’est sans doute pour ces raisons qu’il était dans tous ses états lorsqu’il a appris que des passagers des vols du 17 mars dernier et mis en quarantaine dans des hôtels de Yaoundé, se permettaient d’y recevoir des belles de nuit.

La sensibilisation menée au départ n’ayant pas porté des fruits et ces prostituées continuant de mener leur activité avec d’autres clients à travers la ville, Jean Claude Tsila a frappé du poing sur la table vendredi dernier.

Bilan, une cinquantaine de prostituées ont été mises en garde à vue administrative dans la capitale camerounaise. Il s’agit de celles qui se tenaient entre l’Hôtel de ville et le carrefour Nlongkak. D’après le préfet, cette opération est la première d’une longue liste. D’autres seront menées à Yaoundé. Les quartiers Mvog-Ada, Mini-Ferme, Ekounou et autres seront nettoyés. Des instructions fermes ont été données aux hommes en tenue afin que toutes les prostituées qui font le tapin dans la ville soient systématiquement arrêtées et mises à la disposition du corps médical pour des tests.

« Nous avons commencé par elles parce qu’elles font partie de celles qu’on retrouvait chez les personnes confinées dans les hôtels. Nous avons aussi demandé que la sécurité soit durcie dans ces lieux afin que de tels comportements ne se reproduisent plus. Les responsables desdites structures ont aussi été mobilisés de manière à ce que leurs hôtels ne soient pas des lieux de propagation de cette maladie. Car si ces femmes y ont accès, il ne s’agit plus d’un confinement », a regretté le préfet du Mfoundi. Le respect des règles d’hygiène et des mesures prescrites par le gouvernement est plus que jamais d’actualité.

Quand on voit la vitesse avec laquelle le Covid-19 se propage, il y a effectivement lieu de se constituer soimême en barrière de coronavirus et non en agent propagateur. Car rien ne vaut la vie.

30mars
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