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ECONOMIE MONDIALE : Quand le Fmi parle au Cameroun :: CAMEROON
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  • jeudi 04 octobre 2018 00:00:00
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ECONOMIE MONDIALE : Quand le Fmi parle au Cameroun :: CAMEROON

La Directrice générale Christine Lagarde s’est exprimée au siège de l’institution à Washington. Elle a notamment évoqué le changement de paradigme dans la mise en œuvre des réformes engagées avec les Etats pour redresser l’économie mondiale.

Bali accueillera dans les prochains jours, les travaux de l’Assemblée annuel- le du Fonds monétaire international (Fmi). Dans un contexte marqué par des complications budgétaires et financières, un système commercial peu fiable et un manque de confiance dans les politiques et les institutions. S’exprimant au siège du Fmi ce 1er octobre 2018, la Dg Christine Lagarde a passé en revue tous ces aspects afin de baliser le chemin de la prochaine orientation de la politique du Fonds vis-à-vis des Etats engagés dans divers programmes avec l’institution de Bretton Woods. Morceaux choisis...

Bâtir un meilleur système commercial mondial

Premièrement, le commerce. En un mot comme en cent, les pays doivent œuvrer ensemble à la construction d’un meilleur système commercial mondial, à la fois plus robuste, plus juste et paré pour l’avenir. L’enjeu est important, car une dislocation des chaînes de valeurs mondiales pourrait avoir des effets dévastateurs dans de nombreux pays, y compris des pays avancés. Elle risquerait également d’empêcher les pays émergents et les pays à faible revenu d’exprimer tout leur potentiel. L’enjeu est important, aussi, parce que les restrictions aux importations empêchent le commerce extérieur de jouer son rôle essentiel de renforcement de la productivité, de diffusion des nouvelles technologies et de réduction de la pauvreté. C’est pourquoi nous nous devons de collaborer pour désamorcer et résoudre les différends commerciaux actuels.

Prévenir les complications budgétaires et financières

Le deuxième défi consiste à prévenir les complications budgétaires et financières. La question est la suivante : dix ans après la crise financière mondiale, notre système est-il plus sûr ? Je dirais « oui »... mais pas assez. Nous devons faire avancer le programme de réglementation financière, et éviter un retour en arrière.

Par ailleurs, après une décennie de conditions financières relativement favorables, les niveaux d’endettement atteignent des sommets dans les pays avancés, les pays émergents et les pays à faible revenu. Les pays émergents pourront dégager ces marges en réduisant les risques liés à l’endette- ment élevé des entreprises, tandis que les pays à faible revenu doivent redoubler d’efforts pour rendre l’emprunt public plus viable.

Rétablir la confiance dans les institutions et dans les politiques

Je me tourne à présent vers le troisième défi : rétablir la confiance dans les institutions et dans les politiques. C’est essentiel pour assurer une croissance durable et profitable au plus grand nombre. Les causes de l’érosion de la confiance sont multiples. Tout d’abord, les laissés-pour-compte restent bien trop nombreux. Dans bien des pays, la croissance a échoué à élargir les perspectives et relever le niveau de vie des gens ordinaires.

Bien trop souvent, les travailleurs et leurs familles sont désormais convaincus que le système est truqué en leur défaveur. Ce sentiment n’a rien de surprenant : depuis 1980, les 1 % les plus riches au monde ont tiré deux fois plus de gains de la croissance que l’ensemble des 50 % les plus pauvres.

Ensuite, il y a la corruption : un fléau économique et social à cause duquel il est difficile pour les pays de prendre les bonnes décisions sur le plan collectif. La corruption est vouée à entraver le dynamisme économique, ce qui sape davantage la confiance et déclenche un cycle vicieux.

Bien entendu, à une époque où le changement technologique est rapide, où la numérisation et l’intelligence artificielle déferlent sur tous les secteurs d’activité, nous aurons besoin d’une confiance encore plus élevée de la population.

04oct.
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