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© Pour Camer.be : Guy Modeste DZUDIE
- 03 Dec 2015 08:01:59
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CAMEROUN :: Panorama,Métiers de l'imprimerie:Le flashage sur film sans chimie s’imprime à Douala :: CAMEROON
Promoteur de Just Win une structure opérant dans le secteur de l’imprimerie et représentant des marques Epson et Tiflex au Cameroun, Joseph Nzogang a présenté en compagnie de ses partenaires venus de l'Hexagone, les 25 et 26 novembre dernier dans les locaux de l'hôtel Sawa à Douala, le flashage sur film sans chimie pour tous les métiers de l’imprimerie. Une réalité partiellement intégrée par les techniques des métiers de la prépresse à Douala.
A la veille des fêtes de fin d'année 2015, la densité des activités dans les imprimeries de la ville de Douala est de mise. Ce jeudi 26 novembre 2015, les machines tournent à plein régime dans l'atelier de cet imprimeur de Bali. Les planches de calendrier s'écoulent des rotatives qui tournent à plein régime. Au niveau de son service commercial à Douala-Bar à Akwa, l'afflux des clients est également significatif. Du côté de l'hôtel Sawa à Douala, Joseph Nzogang, un imprimeur de la ville de Douala, est habité par un souci primordial, au de-là de la quête du gain financier immédiat. Pour lui, dans les métiers de l'imprimerie, il faudra respecter l’écologie. En partenariat avec une entreprise française, il propose "des solutions écologiques avec aucune chimie». Les flasheuses en différentes gammes et systèmes d’écriture sont proposés pour la sérigraphie, l’offset, la flexo, le continu, la Plv, la signalétique, la tampographie, la gravure, l’enseigne.
Selon Gaël Kamadeu, un flasheur de la ville de Douala, il est possible de produire des séparations couleurs sur des films de qualité dans votre propre bureau avec votre ordinateur sans chambre noire, sans processeur de développement et surtout sans produits chimiques. Vous obtiendrez une excellent qualité dans les aplats par une densité typique de plus 4.0 U.V et des pourcentages de trames réglables par le logiciel interne de calibration pour mémoriser les différentes courbes d’engraissement liées aux machines. Pour le responsable de la distribution à Tiflex, "les nouvelles machines de flashage assurent une grande précision en matière de séparation des films et de plaques d'impression. Moins de produits chimiques, pas de produits de collage, de montage et de transfert, moins de main d’ouvre, plus de rapidité et de qualité." Gaël Kamadeu approuve ce discours. Car, il estime qu'après avoir essayé cette option, il a réalisé une économie de temps de travail de 50% et s'est senti moins exposé au contact des produits chimiques parfois nuisibles pour la santé. Et en plus, la conservation des supports flashés "sans chimie" peuvent s'étaler sur plusieurs années. Mais Diane Djomo, une autre opératrice du domaine conseille la méfiance face aux nouvelles sorties. Son souci: des machines contrefaites ou non acclimatés peuvent causés des dégâts chez des clients. Selon son analyse, nouveauté, utilité, conformité et durabilité doivent rimer ensemble dans le monde de la prépresse. Pour le fabriquant de cette nouvelle machine de flashage, l’amortissement de ce type d’imageuse se fait facilement, car le prix est inférieur d’environ 30% que les flasheuses et films argentiques en voie de disparition. Surtout que les pièces détachées des flasheuses classiques sont presque indisponibles, en cas de panne.
Joseph Nzongang : plaidoyer pour l’eco- imprimerie
Au Cameroun, il est constant de reconnaitre, que secteur de l’imprimerie se caractérise principalement par des petites entreprises ce qui représente une difficulté supplémentaire en terme de collecte des déchets du à la disparité de ces entreprises. Dans un secteur hyperconcurrentiel et en pleine évolution réglementaire, la performance technique et économique ne suffira plus à une imprimerie pour assurer son avenir. Nombre de donneurs d’ordre et notamment l’administration fixent désormais dans leurs appels d’offres des critères de respect de l’environnement qui tendent à devenir déterminants dans l’attribution des marchés. Les "imprimeurs verts" offrent ainsi à leurs entreprises une perspective de développement... durable. Mais Joseph Nzogang conseille auxdites structures de s’inscrire dans la mouvance internationale en terme de protection de l’environnement et développement durable. Cependant, précisons que tout au long de la chaîne graphique dans une grande entreprise comme dans un plus petite, l’utilisation de produits chimiques et dangereux entraîne la production de déchets dangereux. C’est pour limiter les intoxications et autres dérives que Joseph Nzogang conseille aux imprimeurs de se munir des machines qui respectent les normes en terme de protection de l’environnement à l’instar des flasheuses sans chimie. Pour lui, ces déchets doivent suivre une filière d’élimination appropriée et conforme de la collecte à l’élimination finale. Or, dans une grande majorité des imprimeries, ces déchets toxiques produits en quantités dispersées sont difficiles à capter par les collecteurs et finissent pour la plupart dans les réseaux d’assainissement ou dans les ordures ménagères. Ces mauvaises pratiques, liées à un manque de connaissance des obligations réglementaires, à des habitudes anciennes ou à un déficit structurel d’offre de service du coté de la collecte sont préjudiciables pour l’environnement. Cette démarche environnementale des imprimeurs n’est pas isolée dans cette filière, les fabricants d’encre ont développé la démarche "Coatings Care" et les papetiers ont mis au point des techniques de recyclage.
Portrait
Gaël Kamadeu: altruiste et paternaliste au nom du flashage
Il cumule 10 années d'expérience professionnelle dans les métiers de l'infographie et du flashage. Pour lui, sa pratiqué recommande beaucoup de discipline personnelle et un esprit de créativité.
Ce jeudi 26 novembre 2015. Midi vient de passer. Clovis Donfack, un imprimeur de la ville de Douala, fait son entrée dans l'atelier de flashage que tient Gale Kamadeu, légèrement au-dessus de la trentaine. Le regard figé sur un ordinateur Imactouch, le maitre des lieux suspend toutes conversations. Et se met au travail, tout souriant. Première phase du travail : enrichir les fichiers informatiques transmis par le client en leur apportant les corrections typographiques, orthographiques ou colorimétriques... Ensuite, c'est la mise en pages sur écran : il s'agit de numériser les photos, les illustrations, les logos. Puis, de caler les textes et les images, de sortir les épreuves, de produire des films pour l’insolation.
Homme aux contacts faciles
Entièrement informatisé, le métier nécessite aussi la maîtrise de plusieurs logiciels complexes de publication assistée par ordinateur (Pao). En moins de 30 minutes, il a fini son exécution. Et Donfack est satisfait."Je l'ai connu depuis 2008. Il n'était pas performant comme maintenant. Avec le temps, il a affiné ses techniques de travail. Il est concentré, rigoureux, organisé, résistant au stress, rapide, a une bonne capacité à travailler dans l'urgence, sait s'adapter à chaque produit, possède une curiosité naturelle, est autonome et créatif. Son altruisme et son élan relationnel, ont favorisé notre collaboration. Au-delà d'être professionnel, elle est devenue amicale", explique-t-il. Parce qu'il ne réalise jamais deux fois le même document, l'opérateur prépresse doit s'adapter en permanence pour travailler sur des produits parfois très complexes.
Bien se former
Titulaire d'un baccalauréat A4 au terme d'un séjour au collège Dauville à Douala, Gaël Kamadeu, s'est formé pendant deux années en infographie. Parallèlement, il a suivi un cursus en communication des entreprises en vue de l'obtention d'un Brevet de technicien supérieure (Bts). Il a suivi plusieurs stages chez des operateurs installés. Installé en partenariat comme promoteur depuis moins de trois années, il trouve que le métier nourrit son homme. Mais, il conseille aux jeunes de prendre la peine de bien se former avant de chercher à gagner de l'argent. Pour lui, il ne faut point disposer d'un gros diplôme pour devenir infographe flasheur ou exercer un métier de la prépresse. Savoir imaginer et créer une identité graphique, être créatif, innovateur, logique, rigoureux et méthodique et disposer d'une capacité à s'adapter à des milieux et à des interlocuteurs différents et capacité de se tenir informé de l’évolution de son environnement et d’actualiser ses connaissances et de s’auto-former régulièrement font parties des prédispositions qui favorisent la formation et de l'insertion du postulant aux métiers de l'imprimerie et de la prépresse.
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