Cameroun : un an après le rejet de Kamto, la démocratie en suspens
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Cameroun : un an après le rejet de Kamto, la démocratie en suspens

Un an après le rejet de la candidature de Maurice Kamto par le Conseil constitutionnel, le 5 août 2025 reste une date de discorde. Retour sur une décision qui a marqué la présidentielle et fragilisé la confiance des Camerounais.

Le 5 août 2025, le Conseil constitutionnel camerounais rendait une décision qui allait sceller le sort de la présidentielle : l'exclusion de Maurice Kamto. Un an plus tard, ce « couperet » continue de diviser et d'interroger sur l'état de la démocratie au Cameroun.

Pour de nombreux Camerounais, ce 5 août symbolise une occasion manquée de renforcer la confiance dans le processus électoral. Entre mémoire collective et combat pour l'État de droit, retour sur une date qui a marqué les esprits.

5 août 2025 : le jour où le « couperet » est tombé sur la candidature de Kamto

Le mardi 5 août 2025, l'audience du Conseil constitutionnel était sous haute tension. Devant l'institution, des partisans de Maurice Kamto s'étaient rassemblés pour dénoncer un « hold-up électoral », avant d'être dispersés par les forces de l'ordre. À l'intérieur, le sort du principal opposant se jouait.

La décision, rendue publique dans la journée, confirmait celle annoncée par Elecam le 26 juillet précédent. Le Conseil estimait que le parti de Kamto, le Manidem, avait présenté deux candidats, une violation du code électoral. Aucun recours n'était possible. « Le couperet est tombé », titrait alors Jeune Afrique.

Une exclusion aux conséquences politiques majeures

L'exclusion de Maurice Kamto a radicalement modifié le paysage de l'élection présidentielle d'octobre 2025. Privée de son principal opposant arrivé deuxième du scrutin de 2018 la course s'est ouverte grand pour Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, qui briguait un huitième mandat.

Cette décision a été perçue par de nombreux observateurs comme un coup porté à la crédibilité du processus électoral. Comme le soulignait un spécialiste à la BBC, la « faiblesse du code électoral » et l'absence de critères clairs pour le rejet des dossiers ont été pointées du doigt.

Un an après : un sentiment de « ras-le-bol » toujours présent

Le texte qui nous sert de sujet pour cet article exprime un « ras-le-bol » citoyen. Un an après les faits, ce sentiment demeure. L'exclusion de Kamto est vécue par une partie de la population comme une injustice, un symbole d'un système où le choix du peuple n'est pas souverain.

« Non par esprit de revanche, mais parce qu'un peuple qui oublie les moments qui l'ont profondément marqué s'expose à les revivre. »

Cette phrase, extraite du texte, résume l'état d'esprit de nombreux Camerounais, en particulier au sein de la diaspora, qui voient dans le 5 août un rappel des fragilités de la démocratie camerounaise. L'appel à la mémoire collective est un acte de résistance civique.

Le 5 août, symbole d'une démocratie en crise

Au-delà du cas Kamto, le 5 août 2025 cristallise des problématiques plus profondes : la confiance dans les institutions, l'impartialité de la justice, la transparence des processus électoraux.

Comme le texte l'évoque, les citoyens aspirent à des « élections transparentes, inclusives et crédibles, où chaque candidature est appréciée dans le strict respect de la loi ». Un an après, ce constat reste d'actualité. La question de la double nationalité, la réforme du code électoral et la représentativité de l'opposition sont autant de débats qui animent la scène politique camerounaise.

Un an de combat pour la mémoire et l'État de droit

Le 5 août ne doit pas être seulement une date. Il est devenu, pour beaucoup, un symbole de la lutte pour l'État de droit. Le refus d'oublier est un engagement : celui de citoyens qui croient en un avenir où la justice sera rendue de manière impartiale et où les institutions inspireront confiance.

Alors que le Cameroun s'apprête à vivre de nouvelles échéances électorales dans les années à venir, le souvenir du 5 août 2025 est un garde-fou. Il rappelle que la démocratie ne se gagne pas une fois pour toutes, mais se défend à chaque scrutin.

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