LE TEMPS DES MEDIATIONS PRAGMATIQUES: Constitution, constitutionnalité, constitutionnalisme...
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Entre repères académiques, fait du prince, nécessité politique, ambitions plurielles et clameur populaire

LE CHEMIN DE CROIX DE LA VICE – PRESIDENCE AU CAMEROUN

Avancer c’est trouver des solutions, et trouver des solutions c’est parfois faire preuve de sacrifices, porter l’imagination au-delà des caprices intellectuels, des oppositions puériles résultant des sacralités doctrinales, des idéologies et des codes éthiques. L’art de la création sociale et technique productive tient dans la plupart des contextes, à une évidente transcendance des formalismes établis tantôt par les acceptions académiques et tantôt par les appréhensions, supputations et interdits de toute nature. C’est le sommet de la violence certes douloureuse dans le principe, mais conséquente et relativement salutaire dans la projection organisationnelle ainsi que dans la quête de stabilité, d’assurance personnelle et collective. Dans le champs politique, l’équation peut se nouer en un éloquent défi de gouvernance à relever. C’est le temps des médiations pragmatiques.

Historiquement, la construction des systèmes de gouvernance doit prioritairement aux configurations nationales ainsi qu’aux données anthropologiques, les contours de leur formalisation effective. Dans cette chevauchée qui peut prendre du temps pour aboutir à des normes propres à chaque peuple, rien n’est vraiment jamais acquis. Toutes les constitutions du monde ont connu des étapes plus ou moins agitées, preuves de l’imperfection de toute œuvre humaine, et expression de la richesse de la pensée au fil du temps.

Le Cameroun connaît depuis quelques années des évolutions politiques qui ont finalement installé dans l’opinion publique, des interrogations d’abord diffuses voire secrètes ou discrètes, puis ouvertes, brutales et même intrigantes. Que n’a-t-on pas entendu, parlant de la santé, de l’âge et de la longévité du Chef de l’Etat ? Nous nous sommes parfois prononcés, exclamés, chuchotés, inquiétés, ennuyés, troublés et bousculés. Dans la substance, nous voulions et voulons toujours une assurance pour les lendemains, pour la continuité de la gouvernance, pour une certaine sérénité s’il arrivait quelque chose de brusque au président. C’est alors que d’autres interrogations ont surgi, sur les successeurs potentiels voire avérés gravés dans la charte fondamentale. Et si cette charte était en cause ? 

Qui doutera que la réflexion a souvent été plus qu’intense sur un poste, l’éventualité d’un vice-président, comme au bon vieux temps ? Qui doutera que le fils du président a souvent été mis en vedette, disqualifié par-ci et par-là, soutenu par-ci et par-là ? Qui doutera que nous n’avons pas épilogué sur les ethnies, sur les régions, sur les jeunes, sur les femmes, sur la diaspora ? 

Nous sommes en fait devenus des gens qui se plaignent de tout et refusent tout, contestent trop souvent et réfutent les solutions même les plus pragmatiques, quand nous n’y trouvons pas notre compte ou les intérêts de nos chapelles claniques, sectaires et idéologiques. En réalité peu importe les formes et les mécanismes par lesquels les gouvernants cristallisent la projection du bien-être de leurs sujets, tant qu’ils ont la conviction d’œuvrer pour apaiser, rassurer et assurer, prémunir et anticiper face aux agitations et aux appels des lendemains. 

Un vice-président au Cameroun : recul ou avancée, violations des normes démocratiques établies, mais lesquelles ? De quoi est faite la conscience pure du destin des uns et des autres, quand aucun consensus n’est possible ? Constitutionnalité, constitutionnalisme et constitutionnaliste ? Hum ! Où s’arrête l’académie et où commence le réel politique, la maturité des besoins d’ordonnancement dans l’urgence du pouvoir politique en quête de stabilisation de la société et de réduction des doutes sur les lendemains ? C’est une question propre, dure sans doute, mais qui mérite que l’on s’asseye et médite. Les intellectuels et les champions de l’académie ne font pas la soupe du politique, et le politique ne cultive jamais l’amitié forcée des savants de l’académie. Ce qui reste, c’est l’acceptation par tous de ce qui s’impose comme une urgence bien plus qu’une simple nécessité, même si les voies et les moyens peuvent ne pas faire consensus.

Bienvenue au Vice – Président du Cameroun./.

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