MRC : Okala dénonce une « illégalité au sommet » et refuse de céder
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La guerre interne au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) entre dans une phase d'accusations frontales. Dans une mise au point incendiaire publiée ces derniers jours, un cadre du parti dénonce ce qu'il qualifie d'illégalité au sommet de la formation politique de Maurice Kamto. Okala persiste et signe : les procédures internes violent les textes fondateurs du parti.

Des « boules puantes » pour masquer les vraies questions

Okala ne mâche pas ses mots. Selon lui, une campagne orchestrée de rumeurs fabriquées et d'accusations sans preuves vise délibérément à détourner l'attention des militants. L'objectif serait clair : éviter le débat de fond sur la régularité des instances dirigeantes du MRC.

Après avoir essuyé intimidations puis une tentative d'exclusion qu'il juge abusive, le cadre contestataire fait face à une nouvelle offensive. Cette fois, les attaques sont personnelles, les récits fantasmés, les accusations infondées. Mais pour Okala, ces manœuvres ne changeront rien : les textes parlent d'eux-mêmes.

La Convention extraordinaire dans le viseur

Au cœur de la contestation se trouve la Convention dite extraordinaire du MRC. Okala remet en cause sa régularité juridique et la conformité des procédures électorales internes qui en ont découlé. Selon lui, les Statuts et le Règlement intérieur du parti n'ont pas été scrupuleusement respectés.

Les éléments de fond ont été formalisés et publiés officiellement sur plusieurs plateformes. Des documents existent, des incohérences persistent, affirme le contestataire. Face à ces arguments juridiques précis, la direction du parti aurait choisi la diversion plutôt que la réfutation.

Infiltrations et ennemis intérieurs : la stratégie de la diversion

Quand les arguments juridiques manquent, on invente des infiltrations. Quand les textes résistent, on fabrique des ennemis intérieurs. Cette accusation d'Okala résume sa vision de la stratégie adoptée par la direction du MRC.

Plutôt que de répondre point par point aux griefs formulés, la hiérarchie du parti aurait opté pour une campagne de dénigrement. L'objectif serait d'isoler les voix dissidentes en les présentant comme des agents extérieurs ou des traîtres à la cause.

Un parti miné par les divisions internes

Cette nouvelle crise révèle l'ampleur des divisions internes qui minent le principal parti d'opposition camerounais. Depuis plusieurs mois, les tensions s'accumulent entre différentes factions, chacune revendiquant la légitimité et le respect des textes fondateurs.

Pour Okala, les faits sont têtus et les documents irréfutables. Il refuse de se laisser intimider par ce qu'il qualifie de « bruit organisé ». Sa détermination à maintenir la pression sur les questions de régularité procédurale indique que cette guerre intestine est loin d'être terminée.

Entre légalisme et survie politique

Le bras de fer qui oppose Okala à la direction du MRC pose une question fondamentale : un parti d'opposition peut-il exiger de l'État le respect des règles démocratiques tout en bafouant ses propres textes internes ? Cette contradiction potentielle fragilise la crédibilité du mouvement face à ses sympathisants et à l'opinion publique.

Les prochaines semaines seront décisives. Soit la direction accepte de répondre aux griefs juridiques formulés, soit elle maintient sa stratégie de diversion au risque d'approfondir les fractures internes. Dans les deux cas, le MRC sort affaibli de cette épreuve.

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun peut-il survivre à ces divisions profondes, ou assiste-t-on à l'implosion programmée du principal parti d'opposition camerounais ?

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