LITIGE FONCIER : Ange Sama appelle Chantal Biya à sa rescousse.
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Cet appel de détresse fait suite à la démolition d’un immeuble familial abritant le siège de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) par le maire de Yaoundé.

Un genou au sol, les mains levées vers le ciel et le regard fixé sur des caméras braquées par des journalistes, Ange Sama implore l’intervention de la Première dame, Chantal Biya, dans un litige foncier au quartier Ntougou 2, non loin du palais de l’unité. Le fils du feu Gustave Sama Ayissi appelle l’épouse du président de la République à la rescousse face à l'abus dont sa famille se dit victime au nom du chef de l'État.

Le litige concerne notamment plusieurs biens qui ont été détruit par Luc Messi Atangana, le maire de Yaoundé. L’édile « dit avoir reçu des instructions du chef de l’État pour sécuriser ses biens », rapporte Ange Sama lors de la conférence de presse tenue le mois dernier à Yaoundé. « Je me tourne vers la Première dame pour ces orphelins, ces veuves, ces enfants du Cameroun perdus dans le chaos que tentent de créer ces charlatans du pouvoir afin que des mesures soient prises à leur encontre et que cessent les méfaits des uns et des autres sous le disant couvert du couple présidentiel », écrit Ange Sama.

La casse ordonnée par le maire de Yaoundé hypothèque en effet l’avenir de 13 orphelins et la survie de plusieurs veuves. En plus, la démolition a touché l’immeuble qui abrite à titre locatif le siège de la COMIFAC. Une action ayant conduit à l’intervention du ministre des Forêts et de la Faunes (MINFOF). Dans une lettre datée du 19 janvier 2021, Jules Doret Ndondo recommande au maire de surseoir à la démolition de l’immeuble querellé, afin d’éviter à l’institution sous-régionale de se retrouver dans la rue. Mais aussi de permettre à la COMIFAC d’occuper les locaux dont le loyer est payé par l’État du Cameroun, jusqu’à l’achèvement des travaux de construction de l’immeuble siège définitif de cette institution au nouveau quartier administratif dans les parages du palais présidentiel.

Cette requête, balayée d’un revers de la main par Luc Messi Atangana, est pourtant conforme à la loi du 21 avril 2004 régissant l’urbanisme, et la courtoisie administrative et diplomatique. Mais, faisant fi de toutes ces dispositions, le 26 janvier 2021 le maire de Yaoundé a procédé à la destruction de l’immeuble et de sa clôture dont la valeur est estimée à 100 millions de FCFA étendus sur une surface de 400 mètres carrés. Le maire de Yaoundé reproche à feu Gustave Sama Ayissi d’avoir construit aux encablures du palais des Congrès en empiétant sur un domaine privé appartenant au couple présidentiel sur une superficie de 47 mètres carrés.

Une mise en demeure est rédigée par le maire le 4 janvier 2021, contraignant Sama Ayissi à libérer les emprises du domaine privé dans un délai de 2 semaines. Pourtant, conformément aux dispositions du code civil camerounais portant organisation judiciaire et régime foncier, la personne qui se trouve lésée doit saisir les instances appropriées. Mais dans le cas d’espère qui est « troublé dans la jouissance de sa propriété foncière par empiétement d’un tiers ?» se demande Ange Sama qui dénonce l’emploi illégal de la force et une voie de fait administrative. Il dit « stop à l’utilisation abusive du nom du président de la République et de celui de la Première dame ».

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