L’hôpital régional de Bertoua : un mouroir ?
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Tel une peste, l'hôpital régional de Bertoua ne sème que la mort autour de son enceinte. La mort bizarre de sieur Park agé de 67 ans et d'origine sud coréenne faute de soins remet sur la table le périlleux problème de la question de Prise en charge des patients dans les hôpitaux publics du Cameroun en général et celui de l'Hôpital Régional de Bertoua en particulier.

On n’avait pas encore fini de parler du cas d’une jeune dame décédée dont l’un des responsables en poste à la morgue avait ouvert le ventre de la défunte pour extraire des foetus inexistants à la demande de la famille dans le non-respect des procédures que le décès d’un expatrié de nationalité Sudcoréenne intervenue le 21 mars 2021 crée des polémiques dans la Région de l’Est. Il est 18 h dans la région de l'est Cameroun le dimanche 21 mars 2021. Le week-end s’est déroulé avec son train-train quotidien à l’hôpital régional de Bertoua. La journée va s’achever et son lot de travail aussi. Toute semblait parfait. Rien, ou presque ne prédisait une fin de soirée mouvementée dans cette enceinte hospitalier.

Quelques minutes plus tard, une voiture fait son entrée à l’hôpital. À son bord un homme de race blanche. Le nommé Park de nationalité Sud-coréenne visiblement mal en point. Mr Park est bien connu dans le secteur minier de l’Est Cameroun. Dans son véhicule, il est accompagné par Idriss Confiance Mbé, inspecteur du trésor en service dans la région du centre. Selon des sources proches de la victime, bienqu'informé de l'arrivée de ce cas au sein de l'hôpital, les médecins ont fait preuve de laxisme et de passivité. Le temps que les brancardiers arrivent, un des médecins s'est néanmoins approcher du véhicule voir ledit patient. Etant toujours dans le véhicule, il l'osculte et constate selon lui le décès de ce dernier. Et il le signifie à ses accompagnateurs, au rang desquels le fils Park. Il ne l'entredra pas de cette oreille. 

Après avoir supplié le médecin de sauver son père, il tentera une ultime tentative : le massage cardiaque. A la suite de cette manoeuvre, il va déclarer à l'autre que son père respire encore. Il faut souligner que tous ces évènements se déroulent dans la voiture du malade, sous le regard indifférent du personnel de santé. Face à toute cette insensibilité, indifférence, froideur, apathie, sieur Idriss Confiance Mbé, inspecteur du Trésor en service dans la région du centre, tel dans un film mélodramatique, va tenter le tout pour le tout. Dans une situation de désespoir, il sortira son arme, arme qu'il n'a pas pointé sur le médecin. C'est à la vue de l'arme que le Dr Manga, puis qu'il s'agit de lui, va trouver un local décent pour ce patient qui était toujours jusque là dans le véhicule. 

Si le médecin avait fait son travail, et rien que son travail sieur Idriss Confiance Mbé aurait-il eu besoin de sortir son arme pour que monsieur Park soit pris en charge? On a toujours décrié avec véhemence, colère et rage, le degré de négligence du personnel soignant de nos hôpitaux publics. C'est grave avec ces médecins et infirmières d'un autre genre, qui mettent l'argent au-dessus de la santé qui pourtant, n'a pas de prix. A cause de cet incident, de nombreuses langues se sont levées pour porter de fausses accusations contre Idriss Confiance Mbé. Pourtant, après investigations, il en ressort que sieur Mbé, fonctionnaire du trésor, promotion 2015 de l’Enam et par ailleurs directeur de la dépense au trésor à Yaoundé, est effectivement détenteur d'un permis de port d’armes en bonne et due forme. Ce dernier a craqué suite à la négligence du personnel de cet hôpital. 

Réaction tout à fait normal, compréhensible.

C'est en désespoir de cause, voyant un de ses proches à l'agonie, à l'article de la mort, et sans assistance médicale, qu'il a tenté d'influer le cours des évènements. Le Dr Manga qui a pourtant prêté le serment d’hypocrate qui dit : " Je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans discrimination. J'interviendrai pour les protéger si elles sont vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité... Je perfectionnerai mes connaissances pour assurer au mieux ma mission. Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé si j'y manque..." a, au regard des faits, manqué à son serment. 

Des informations recueillies çà et là font état de ce que l'inspecteur du trésor serait entre les mains de la police judiciaire. Il aurait même pondu une lettre d'excuses au médecin ainsi qu'à tout le personnel soignant, pour sa non maîtrise de la situation, ainsi que pour l'émotion suscitée tel que écrit dans sa propre lettre. Ceci dans le but d’apaiser les ardeurs et afin l’institution sanitaire désiste à sa plainte déposée à la Police Judiciaire de l'Est ayant conduit à l'interpellation immédiate de l'inspecteur du trésor. Durant les enquêtes préliminaires à la Division régionale de la Police Judiciaire de l’Est à Bertoua, un arrangement à l’amiable avait été à l’ordre du jour des débats. Le médecin qui avait été intimidé et représenté par un de ses beaufrères magistrat au parquet de Bertoua aurait reçu une importante somme d’argent des Park en guise réparation du préjudice morale subie. 

Mais soudainement, il n'y a plus eu d'arrangement. Les policiers et les magistrats en charge de cette affaire ont du pain sur la planche. En attendant l'issue finale de l'affaire, le Sud-coréen décédé repose en paix au caveau familial à Ngoura, où il a été conduit en terre en date du 23 mars 2021. Bien que choquée, la famille Park n’a pas voulu intenter une procédure judiciaire. Mais au regard de la manipulation de l'opinion et de la mauvaise foi des responsables de cette formation hospitalière qui persiste à démonter que le personnel de santé a correctement fait son travail, cette dernière a entamé des pourpalers avec l’ambassade de la Corée du Sud au Cameroun pour dénoncer les faits afin que justice soit faite et que cela serve de leçon aux personnels de santé véreux. 

Comment expliquer et comprendre que l'hôpital régional de Bertoua fasse toujours face à des questions de prise en charge des patients?

Le laxisme et refus du personnel d’osculter monsieur Park sont des preuves qui démontrent à suffire la mauvaise foi de ces responsables, dans une formation sanitaire déjà réputée pour ce type de scandales répétitifs. On se souvient d'ailleurs qu'il y a peu de temps, les membres de la famille d’une présumée malade du Covid-19 avaient eux aussi dénoncé la négligence du personnel dudit hôpital. Dans une vidéo qui était devenue virale, on pouvait aperçevoir des images choquantes : le corps inanimé d’une dame âgée dans une voiture. Tout autour de la dépouille, c'était la tristesse, la désolation l'émoi, la consternation les cris, les pleurs. Toujours dans cette vidéo qui avait créé les choux gras, l'une des prochaines de la victime ne cessait de crier : " Nous sommes à l’hôpital régional de Bertoua. Nous sommes arrivés avec un cas dans la voiture. Jusqu’à présent, le corps est dans la voiture. Les médecins de l’hôpital n’ont rien fait. J’ai couru pour aller jusque-là où ils étaient pour sauver ma mère. Ils n’ont pas sauvé ma mère, elle est décédée." Le buzz suscité par cet enregistrement vidéo, dénonçait une fois de plus la négligence du personnel médical, sur ce cas présumé de Covid-19. 

Les populations de la Région de l'Est en ont marre et ne décolèrent pas.

Le malaise est profond. Comme on le dit si bien, si quelqu'un t'accuse de commettre une faute c'est de ta faute mais si deux personnes se plaignent de toi, cela signifie que c'est toi le problème. Il y a lieu d'attirer l'attention du personnel soignant sur cette sale façon de traiter les malades, de les considérer au rabais et de mettre l'argent au premier plan, au détriment de la santé qui n'a pas de prix. Depuis ces récents évènements, le ministère en charge de la Santé Publique au Cameroun n'a fait aucune sortie. Il serait plus que temps que le ministre de la Santé Publique, le Dr Manaouda MALACHIE ouvre une enquête administrative au sein de cette formation hospitalière dont l’image est suffisamment ternie pour que soient établies les responsabilités et que les fautifs soient punis. 

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