Transports: des badges numériques pour les « motos taximen »
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C’est ce que propose l’entreprise Digipol aux maires des villes et de communes du Cameroun.

Le séminaire de ce mercredi 20 janvier à l’hôtel Djeuga de Yaoundé vient ouvrir de nouveaux horizons à la profession de conducteur de moto-taxi. Digipol a réuni une soixantaine de maires dont les communes lanceront le projet, pour présenter le concept des badges numériques.

Fichier numérique

Désormais, les conducteurs de motos-taxi crédibles devront avoir, en plus de la chasuble, un badge accroché à leur cou. Sur ce badge, seront clairement mentionnés : le nom du conducteur, son numéro de téléphone, le numéro d’une personne à contacter en cas de besoin, les numéros du permis de conduire et de la chasuble, le nom de la commune dans laquelle il exerce, son matricule, et son code QR.

Toutes ces informations seront répertoriées dans une plateforme numérique nationale. Parmi ses avantages, la sécurisation des motos à travers un système de fichage (numéro de châssis, couleur, marque) ; l’accompagnement des conducteurs à la mise à jour des pièces administratives nécessaires pour l’exercice de leur profession.

Statistiques et sécurité

La plateforme générera des statistiques, ce qui permettra d’avoir des données fiables en ce qui concerne cette profession. Actuellement, on compte environ deux millions de camerounais exerçant comme conducteurs de motos-taxi, en majorité des jeunes. Mais n’étant pas formellement répertoriés, il n’est pas aisé de savoir comment encadrer cette activité.

Pour Martial Ekani, Directeur Général de Digipol, il faut limiter les dégâts. « Nous ne pouvons compter le nombre de braquages, viols et agressions dans lesquels ils ont été pointés du doigt. Parfois aussi, ils sont eux-mêmes des victimes. Mais le caractère informel de la profession était un blocus. Dorénavant, celui qui n’aura pas de badge ne pourra pas exercer ».

Positivisme

« En matière de projet, on ne fuit pas les difficultés, on les affronte ». C’est la réponse de Martial Ekani aux interrogations de certains maires présents. Notamment, au sujet de l’identification volontaire des conducteurs de motos-taxi.

Jules Mbazoa, président national du Collectif des moto taximen du Cameroun, et Conseiller municipal, voit en ce projet une initiative à encourager. « Je pense juste qu’il faudrait qu’on la mûrisse avant de l’implémenter, pour qu’on ne rencontre pas trop d’obstacles sur le terrain.

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