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© Mutations : Hélène Elembe Ewolo
- 29 Nov 2020 10:51:00
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CAMEROUN :: Les bus-restaurants gagnent du terrain à Yaoundé :: CAMEROON
De nombreux Camerounais usent de ces automobiles pour vendre nourriture et boisson.
Les bus-restaurants sont de plus en plus visibles dans les artères de la capitale depuis quelques temps. Visage ruisselant de sueur, Margueritte B., installée dans son bus-restaurant se précipite de servir un hamburger et un pot de glace à sa cliente. Nous sommes le 18 novembre dernier au lieudit « Château » à Ngoa-Ekelle, à Yaoundé. « Je vends de lundi à vendredi.
C’est durant ces jours que j’ai de la clientèle vue que nous sommes dans un milieu estudiantin. Pour cela je commercialise les aliments que les étudiants aiment notamment le hamburger, la glace, le chawarma et de l’eau. Les prix de nos produits tiennent compte de la situation économique de nos clients. Ces prix oscillent en général entre 100 et 1000 Fcfa », explique Margueritte, en esquissant un sourire. Comme Margueritte, on retrouve d’autres Camerounais qui ont opté pour la vente des repas et boisson dans des bus-restaurants, pour gagner leur pitance journalière.
Xavier François Onana en est un. Il est le tenancier d’un bar-restaurant construit à partir d’une automobile au quartier Elig-Essono, au lieudit « Total ». « Cela fait environ deux ans que je gère ce local. Celui-ci est constitué de deux pièces notamment le bar et le restaurant. La particularité de ce local est qu’il est bâti à partir d’un camion qui était stationné ici, il y a plus de 25 ans », explique Xavier François Onana. Le propriétaire a reconfiguré ledit espace.
Comme de nombreux jeunes Camerounais en quête d’emploi l’idée de transformer les automobiles en restaurant et autres découle d’un besoin de passer de l’inaction à l’occupation afin de gagner sa pitance journalière.
« Quand je me suis lancée dans ce filon, il y a six mois. Je n’avais pas de choix vu que mon intention au départ n’était pas de vendre dans un bus-restaurant. Après plusieurs échecs aux concours administratifs, j’avais besoin d’un travail afin de subvenir à mes besoins existentiels », confie Margueritte.
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