CAMEROUN :: Après le dernier massacre au NOSO, n'acceptons plus de subir... PARTOUT levons-nous ! :: CAMEROON
CAMEROUN :: Après le dernier massacre au NOSO, n'acceptons plus de subir... PARTOUT levons-nous ! :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: POINT DE VUE
  • Le Messager : Augusta Epanya, Militante de l'UPC-MANIDEM de la diaspora
  • lundi 24 février 2020 17:27:00
  • 1752

CAMEROUN :: Après le dernier massacre au NOSO, n'acceptons plus de subir... PARTOUT levons-nous ! :: CAMEROON

Jusqu'où et jusqu'à quand accepterons-nous d'être ainsi massacrés, maltraités, assassinés par ce régime.

Après quatre ans de guerre civile pour n'avoir pas géré de légitimes revendications en novembre 2016 au NOSO, guerre qui a généré des milliers de morts, près de 200 villages rasés, plus d'un million de réfugiés, 100.000 déplacés internes, le régime de Paul Biya vient « d'endosser  une nouvelle bavure » (qu'il tend à minimiser) ayant entraîné le 14 février 2020 le massacre d'une trentaine de personnes dont la moitié était des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes à Ngarbuh dans le département du Donga-Mangung dans le NOSO. Trop c'est trop !

Jusqu'où et jusqu'à quand ce vaillant peuple kamerunais, fierté de toute l'Afrique pour la résistance qu'il a su imposer face aux colonialistes allemands, puis français et anglais et enfin face au régime néocolonial d'Ahidjo avec son Union des Populations du Cameroun, UPC, qui a toujours oeuvré dans son combat pour l'unité du peuple camerounais et du pays (n'oublions jamais que sa principale revendication était la REUNIFICATION), et pris les armes pour cela (dernier maquis date de 1969), supportera t-il de se faire humilier en se voyant interdire ses marches, ses rassemblements,

Jusqu'où et jusqu'à quand les citoyens de notre pays se soumettront ils à ce code électoral inique avec lequel ce pouvoir va valider pour la énième fois des « élections » ne dépassant pas 25% de participation au niveau national, des départements tels que le NOSO n'y ayant pas pris par part et l'extrême nord de façon très parcellaire,

Jusqu'où et jusqu'à quand supporterons-nous qu'une « classe politique » totalement illégitime continue de nous terroriser, de nous empêcher de vivre, de nous propulser dans un sous-développement accéléré, de donner la mort faute d'hôpitaux, faute de routes, faute de médicaments, faute d'espoir, d'avenir et lorsque nous voulons protester, de nous assassiner et de nous jeter par milliers en prison sans jugement,

Jusqu'où et jusqu'à quand ira notre résignation face à cet enrichissement à vomir de quelques uns face à la majorité qui crève de misère,

Jusqu'où et jusqu'à quand tolérerons-nous la corruption qui empêche à tout projet de voir le jour,

Jusqu'où et jusqu'à quand regarderons-nous impuissant, notre jeunesse fuir le pays à n'importe quel prix, bravant mers, déserts, barbelés espérant trouver au bout du chemin un début d'avenir,

Jusqu'où et jusqu'à quand allons-nous faire comme si nous n'avions pas d'histoire, comme si nous n'étions pas l'histoire en ignorant la lutte menée par Ruben Um Nyobé, F.Roland Moumié, Ernest Ouandié, Kingué Abel, Ossende Afana, Singap Martin, Momo Paul, Wambo le Courant, Fotsing Raphaël et de nombreux autres militants de l'UPC qui ont donné leur vie pour la libération de notre pays et la construction d'un Kamerun Nouveau, véritablement indépendant sur le plan politique, économique, monétaire, culturel pour le bien être de la majorité de la population, maillon des Etats-Unis d' Afrique,

Rien ne peut justifier que 60après ces luttes, nous en soyons là malgré tout le potentiel de richesses, la très favorable position géo stratégique de notre pays, sa situation géographique, son lot de cadres dans tous les domaines et que ce régime décrié de la grande majorité qui nous mène dans l'abîme soit toujours en place après six décennies. Nous devons écrire notre histoire, reprendre le chemin de la résistance non pas pour un homme, une femme, un parti mais pour nous-mêmes, parce que nous avons trop souffert, trop de générations ont été sacrifiées,

Le cessez le feu doit être immédiat, les prisonniers politiques doivent être libérés, ce sont là, deux des solutions pour obtenir un début de paix dans le NOSO,

Prenons le chemin de la lutte par tous les moyens, aux quatre coins du pays, soyons nombreux, très nombreux, marchons, organisons-nous, rassemblons-nous pour exiger le départ de nos fossoyeurs, Biya et son régime et construire une véritable transition politique avec toutes les forces vives, progressistes de ce pays pour jeter les bases d'un Kamerun Nouveau en réécrivant le Code Electoral, la Constitution prenant en compte tous.tes les camerounais.e.s, toutes les régions et en refondant les institutions à définir ensemble.

Partout, sous tous les cieux, se sont les peuples qui font l'histoire, nous ne faisons pas exception, emboîtons le pas à nos frères du Burkina Faso, de Gambie, du Soudan pour la première étape, en allant toujours plus loin dans l'éradication du système néocolonial.

*Augusta Epanya
Militante de l'UPC-MANIDEM de la diaspora

24févr.
Lire aussi dans la rubrique POINT DE VUE
Vidéo