PK 13 : Le ravin qui inquiète
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Une faille est allée en s’aggravant depuis des années et appelle aujourd’hui une intervention urgente.

«Ma maison avait trois chambres, aujourd’hui je n’en ai plus qu’une, et je n’ai plus de toilettes. Ma famille et moi on se soulage désormais dans le ravin ». Quand elle s’installait, il y a bientôt 38 ans, dans ce petit coin entre PK13 et PK14, Rose Bounya n’imaginait pas cette évolution. Une petite faille au départ, une fissure dans le sol, qui a fini par se frayer un chemin effrayant.

Déformant le décor, transformant les habitudes des riverains. Quelques journalistes de la place ont pris connaissance du problème ce lundi 3 février, à l’occasion de la descente dans ce quartier appelé « Papass », du candidat UPC aux législatives, Pierre Etienne Tam. Les riverains ont été évidemment nombreux à demander qu’il soit leur porte-parole par rapport à ce problème, dont ils souhaitent la résolution dans les meilleurs délais. Mais comment est né ce ravin ?

Albert Ndilock, technicien de génie civil, revendique 36 années de présence dans ce quartier et témoigne : « C’était la route ici. Les voitures y passaient même, dit-il avec un geste du bras au-dessus du vide. Puis les gens ont commencé à construire en grappillant les routes et il n’y avait pas de canalisations ». Résultat : petit à petit, les passages des eaux ont été réduits… Ces eaux ont donc dû se trouver un chemin. De fait, elles l’ont forcé dans la terre. La fissure, une fois réalisée, est allée s’agrandissant. Avec le temps, l’érosion s’est chargée de sculpter des côtes et autres escarpements au ravin qui prenait ainsi forme.

Aujourd’hui, il a des proportions proprement saisissantes. C’est avec hésitation que le passant se risque au bord, pour se faire une idée de la profondeur du canyon. Le portail des camerounais de Belgique (@camer.be). Quand il y parvient, c’est pour constater que des ordures en jonchent les parois, parfois jusqu’au fond du précipice. « C’est vraiment un problème pour nous. Quand il pleut, vous entendez des blocs de terre se détacher », relève une riveraine dont le domicile est à quelques mètres du gouffre.

Mais un espoir point pour ces populations. « Une équipe de la Communauté urbaine de Douala était là en janvier dernier. Elle a approché la chefferie et effectué des tours ici », explique Albert Ndilock. Les habitants du coin souhaitent, comme début de solution, au moins un pont au-dessus du ravin. Afin de retrouver une mobilité désormais contrariée par l’abîme .

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