2ème Pont sur le Wouri : Ce qui va stopper les embouteillages
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La fin de la construction des voies d’accès devrait permettre de tourner définitivement la page des interminables bouchons.

Le  visage  de  la  circulation change progressivement pour les  usagers  du  pont  sur  le Wouri.  Sur  les  ponts,  est-il plus  correct  de  dire,  les  deux  ouvrages étant désormais mis à contribution – même si ce n’est que partiellement pour le nouveau pont. En effet, le spectre du bouchon quasi inéluctable  à  ce  lieu  de  passage s’estompe.  Il  y  a  toujours  des  embouteillages,  certes,  comme  l’explique Mary B., mère de famille habitante  de  Bonabéri  et  travaillant au centre ville.

« Parfois, c’est très  fluide, mais par moments aussi, alors que vous avez  commencé avec  un bon rythme à l’entrée du pont, vous tombez  sur  des  bouchons  au  milieu… Mais avant, c’était très souvent embouteillé  ».  Son  espoir,  comme celui  de  milliers  d’autres  usagers, est de voir le projet terminé dans sa totalité. 

Ce  qui implique  la finition des voies d’accès. Hier, 17 octobre, le travail se poursuivait, comme à l’accoutumée, sur cette partie du projet. En venant du PK 0  du  chantier  «  2e Pont sur le Wouri », aux abords des cuves de la Scdp visibles ici, l’usager tombe sur un  échangeur  dont  le  gros  œuvre est protégé par des murets de béton.

Une  grue  est  en  place  et  un  gros porteur manœuvre. Jouxtant presque cet ouvrage, se dressent des murs «  en  terre  armée  »,  explique  un technicien du chantier. Ils sont des- tinés à soutenir le remblayage pour la déviation  conduisant au  marché Sandaga (sur la droite à la sortie du pont, en venant de Bonaberi). A l’autre bout de l’ouvrage, du côté de  Bonassama-Bonabéri,  l’aménagement des voies d’accès se poursuit aussi. Notamment du terrassement effectué par un engin lourd, et des opérations de relevés, conduites par divers techniciens. Il faut le relever, les travaux s’effectuent sur un espace assez vaste ici aussi.

C’est dire qu’on prévoit  large,  pour  les  voies qui permettront d’accéder au pont. D’autres  travaux,  toujours  liés  au projet, concernent le passage dit « Tunnel Dangote », du nom de la cimenterie installée non loin du Wouri, dans  la  zone  portuaire.  S’il  ne  se trouve  pas  à  proprement  parler  à une des  extrémités  du  nouvel  ouvrage,  ce  tunnel  aura  son  rôle  à jouer au moment de garantir la fluidité de la circulation sur le pont.

De  fait,  il  a  été  prévu  pour  empêcher un  quelconque  engorgement  lié  à l’activité de la  cimenterie susmentionnée. Les  camions venant chercher ou allant livrer leurs sacs de ciment doivent pouvoir circuler sans ralentir la circulation classique – ou sans être ralentie par elle. Dans  la  foulée,  les  travaux  sur  le  nouveau viaduc proprement dit se poursuivent, et devront déboucher, à terme, sur son ouverture totale  à  la  circulation. 

«  Nous  sommes  en train de poser des sous-couches, des remblais faits en matériaux naturels, avant le bitume »,  déclare  un  responsable  rencontré  hier. D’une  certaine  manière,  les  travaux  sur  le pont et ceux sur les voies d’accès avancent… les uns vers les  autres.

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