-
© Camer.be : Dr David Assamba
- 30 Jul 2026 14:35:04
- |
- 357
- |
Cameroun - Université de Yaoundé1:L'illégalité de la procédure de réintégration du Dr Gaston N. Ndock au crible
Quand le Recteur Rémy Magloire ETOUA invente un droit qui n’existe pas dans les franchises des universités d'État au Cameroun.
L’administration universitaire peut-elle "réanimer" un grade consommé ? La décision du 22 avril 2026 du Pr Rémy Magloire ETOUA réintégrant le Dr Gaston NDOCK NDOCK répond non. La procédure est nulle. Le retour du Dr Gaston NDOCK NDOCK comme enseignant de géographie à l'université de Yaoundé 1 est tronqué. Il n'a même pas lieu d'être. Du moins tel qu'il a été opéré par un passage en force par l'actuel Recteur.
Car l’excellence, ce n’est pas la peinture et les carreaux. La violation des franchises universitaires conduit aussi vers la médiocrité. Preuve : l’Université de Yaoundé I a disparu des classements internationaux depuis décembre 2024.
I. DES FAITS SIMPLES : UN GRADE CONSOMMÉ
Le Dr Gaston NDOCK NDOCK, Ph.D en Géographie, est recruté à l’Université de Yaoundé I le 1er mars 2012 en qualité d’Assistant. Avec ses travaux, il accède des années plus tard au grade de Chargé de Cours.
Le 11 août 2023, le Pr Maurice Aurélien SOSSO prononce son licenciement. La Décision n°003/UY1/R/SG/DAAC/DRH retient : injures répétées, langage ordurier, violation du secret professionnel, divulgation de documents confidentiels, absentéisme prolongé et faute professionnelle lourde.
Cette rupture est intervenue avec la non-objection du Ministre d’État, MINESUP, Jacques FAME NDONGO.
Conséquence immédiate : remplacement par voie numérique. Le poste a été pourvu. Son grade de Chargé de Cours a été emporté par les effets de son licenciement.
L’intéressé avait toujours eu maille à partir avec ses chefs de département : Pr René Joly ASSAKO ASSAKO et Pr Moïse MOUPOU.
Exactement deux ans plus tard, le 22 avril 2026, le Pr Rémy Magloire ETOUA, actuel Recteur de l'Université de Yaoundé 1 "rapporte" cette décision et ordonne la réintégration. Préalable : Conseil de discipline du 22 janvier 2026, avis favorable du 5 février 2026.
II. CINQ ILLÉGALITÉS QUI RENDENT LA DÉCISION NULLE
1. Le grade de Chargé de Cours n’existait plus : remplacement par voie numérique
En droit universitaire, le "remplacement par voie numérique" éteint définitivement le lien. Le Dr NDOCK NDOCK n’avait plus de grade de Chargé de Cours à "réintégrer". Il a été consumé par le licenciement.
2. Incompétence : la CCRA ignorée
Pour les Assistants, seule la CCRA - Commission Consultative de Recrutement des Assistants, présidée par le Recteur, est compétente. Le Recteur ne peut pas, seul, créer un Assistant. S’il voulait revenir, il devait postuler à nouveau via la CCRA. Abus de pouvoir.
3. Détournement : le Conseil de discipline utilisé à mauvais escient
La composition du Conseil de discipline ne change pas avec un nouveau Recteur. Sa mission est de donner un avis sur une sanction, pas de créer un droit au retour. Détournement manifeste.
4. Absence de base légale
Aucun texte n’autorise le "rapport" d’un licenciement pour faute lourde après remplacement. La décision de 2026 s’abrite derrière des "Vu" génériques et crée un surnombre budgétaire illégal.
5. Faute de gestion
Effet à la signature en avril 2026. Or des informations font état d’un paiement de salaire entre 2023 et 2026. Violation de l’article 18 de la loi n°2007/006 du 26 décembre 2007 : paiement sans service fait.
III. CONCLUSION : AU JUGE DE DIRE LE DROIT
Le Recteur Rémy Magloire ETOUA a commis un abus de pouvoir. Le contrat du Dr Gaston NDOCK NDOCK a été résilié en 2023, avec licenciement. C'est un fait qui ne s'embarrasse pas des commentaires y afférents. L'intéressé se devait de postuler comme assistant, par le biais de la CCRA. Le Dr Gaston NDOCK NDOCK étant considéré comme n'ayant jamais travaillé à l'université de Yaoundé 1, se devait de soumettre son dossier de candidature comme assistant, si les exigences y afférentes lui sont encore favorables.
Le Recteur Rémy Magloire ETOUA a ignoré la CCRA, ignoré la non-objection du MINESUP de 2023, et détourné le Conseil de discipline.
Le Tribunal administratif de Yaoundé doit annuler.
Car à l’université, on ne restaure pas le droit en le piétinant.
Et avec des "attelages profanes et païens", on n’élève pas l’université. On l’enfonce.
Dura lex, sed lex
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Les + récents
Éducation inclusive : le projet READ confirme son impact dans l'Extrême-Nord du Cameroun
Paul Biya’s Critical Decline, Chantal Biya’s Dynastic Power Grab and the Political Tsunami Looming
Mobutu, Kabila, Tshisekedi : le même schéma tribal
Université de Yaoundé1:L'illégalité de la procédure de réintégration du Dr Gaston N. Ndock au crible
Des plateaux de télé aux autels : l’incroyable reconversion de Nadine Patricia Mengue
N/A :: les + lus
26 élèves surpris en train de tourner un film osé à Bafoussam
- 30 April 2015
- /
- 1048226
Brenda biya sème la terreur en boîte de nuit à Yaoundé
- 15 July 2015
- /
- 585134
Menacée de mort par sa famille car elle est lesbienne
- 03 March 2016
- /
- 471768
Oyom-Abang : une femme marche nue à Yaoundé VII
- 09 July 2015
- /
- 388619
LE DéBAT
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- 17 December 2017
- /
- 246449
canal de vie
Vidéo de la semaine
évènement