Université de Yaoundé1:L'illégalité de la procédure de réintégration du Dr Gaston N. Ndock au crible
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Cameroun - Université de Yaoundé1:L'illégalité de la procédure de réintégration du Dr Gaston N. Ndock au crible

Quand le Recteur Rémy Magloire ETOUA invente un droit qui n’existe pas dans les franchises des universités d'État au Cameroun. 

L’administration universitaire peut-elle "réanimer" un grade consommé ? La décision du 22 avril 2026 du Pr Rémy Magloire ETOUA réintégrant le Dr Gaston NDOCK NDOCK répond non. La procédure est nulle. Le retour du Dr Gaston NDOCK NDOCK comme enseignant de géographie à l'université de Yaoundé 1 est tronqué. Il n'a même pas lieu d'être. Du moins tel qu'il a été opéré par un passage en force par l'actuel Recteur. 

Car l’excellence, ce n’est pas la peinture et les carreaux. La violation des franchises universitaires conduit aussi vers la médiocrité. Preuve : l’Université de Yaoundé I a disparu des classements internationaux depuis décembre 2024.

 I. DES FAITS SIMPLES : UN GRADE CONSOMMÉ

Le Dr Gaston NDOCK NDOCK, Ph.D en Géographie, est recruté à l’Université de Yaoundé I le 1er mars 2012 en qualité d’Assistant.  Avec ses travaux, il accède des années plus tard au grade de Chargé de Cours.

Le 11 août 2023, le Pr Maurice Aurélien SOSSO prononce son licenciement. La Décision n°003/UY1/R/SG/DAAC/DRH retient : injures répétées, langage ordurier, violation du secret professionnel, divulgation de documents confidentiels, absentéisme prolongé et faute professionnelle lourde.  
Cette rupture est intervenue avec la non-objection du Ministre d’État, MINESUP, Jacques FAME NDONGO.  
Conséquence immédiate : remplacement par voie numérique. Le poste a été pourvu. Son grade de Chargé de Cours a été emporté par les effets de son licenciement.  
L’intéressé avait toujours eu maille à partir avec ses chefs de département : Pr René Joly ASSAKO ASSAKO et Pr Moïse MOUPOU.

Exactement deux ans plus tard, le 22 avril 2026, le Pr  Rémy Magloire ETOUA, actuel Recteur de l'Université de Yaoundé 1 "rapporte" cette décision et ordonne la réintégration. Préalable : Conseil de discipline du 22 janvier 2026, avis favorable du 5 février 2026.

 II. CINQ ILLÉGALITÉS QUI RENDENT LA DÉCISION NULLE

1. Le grade de Chargé de Cours n’existait plus : remplacement par voie numérique  
En droit universitaire, le "remplacement par voie numérique" éteint définitivement le lien. Le Dr NDOCK NDOCK n’avait plus de grade de Chargé de Cours à "réintégrer". Il a été consumé par le licenciement.

2. Incompétence : la CCRA ignorée  
Pour les Assistants, seule la CCRA - Commission Consultative de Recrutement des Assistants, présidée par le Recteur, est compétente. Le Recteur ne peut pas, seul, créer un Assistant. S’il voulait revenir, il devait postuler à nouveau via la CCRA. Abus de pouvoir.

3. Détournement : le Conseil de discipline utilisé à mauvais escient  
La composition du Conseil de discipline ne change pas avec un nouveau Recteur. Sa mission est de donner un avis sur une sanction, pas de créer un droit au retour. Détournement manifeste.

4. Absence de base légale  
Aucun texte n’autorise le "rapport" d’un licenciement pour faute lourde après remplacement. La décision de 2026 s’abrite derrière des "Vu" génériques et crée un surnombre budgétaire illégal.

5. Faute de gestion  
Effet à la signature en avril 2026. Or des informations font état d’un paiement de salaire entre 2023 et 2026. Violation de l’article 18 de la loi n°2007/006 du 26 décembre 2007 : paiement sans service fait.

 III. CONCLUSION : AU JUGE DE DIRE LE DROIT

Le Recteur Rémy Magloire ETOUA a commis un abus de pouvoir. Le contrat du Dr Gaston NDOCK NDOCK a été résilié en 2023, avec licenciement. C'est un fait qui ne s'embarrasse pas des commentaires y afférents. L'intéressé  se devait de postuler comme assistant, par le biais de la CCRA.  Le Dr Gaston NDOCK NDOCK étant considéré comme n'ayant jamais travaillé à l'université de Yaoundé 1, se devait de soumettre son dossier de candidature comme assistant, si les exigences y afférentes lui sont encore favorables.
Le Recteur Rémy Magloire ETOUA a ignoré la CCRA, ignoré la non-objection du MINESUP de 2023, et détourné le Conseil de discipline.

Le Tribunal administratif de Yaoundé doit annuler.  
Car à l’université, on ne restaure pas le droit en le piétinant.  
Et avec des "attelages profanes et païens", on n’élève pas l’université. On l’enfonce.

Dura lex, sed lex

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