Affaire Martinez Zogo: Amougou Belinga avait-il privatisé le service du contre-espionnage étatique ?
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Le 34e témoin de l’affaire est passé à la barre. Il a livré ses enquêtes qui mettent en question l’homme d’affaire et promoteur de la chaine de télévision Vision4 basée à Yaoundé. Ainsi que le Directeur de la Direction Générale de la Recherche Extérieure DGRE, le service du contre-espionnage du Cameroun. On se rapproche un peu plus du dénouement de cette rocambolesque affaire alors que le grand public piaffe d’impatience. La presse en fait écho.

Les regards restent tournés vers le tribunal Militaire de Yaoundé. L’étau se referme-t-il sur Amougou Belinga patron de vision4 et Maxime Eko Eko, Directeur de la DGRE ? Toujours est-il que l’affaire de l’assassinat du journaliste, chef de chaine d’Amplitude FM, a connu un nouveau rebondissement avec la déposition du colonel Jean-Pierre Otoulou, ancien commandant de la légion de gendarmerie du centre, qui a été le théâtre des opérations de l’assassinat du journaliste. Une présentation de la vidéo en pleine audience du tribunal militaire de Yaoundé avait d’ailleurs glacé l’assistance.

  De fait, le 14 juillet 2026, le Tribunal militaire de Yaoundé a basculé. Le Colonel Jean-Pierre Otoulou, ancien commandant de la Légion de gendarmerie du Centre, est entré à la barre et a livré une déposition fleuve qui a fait voler en éclats la stratégie de défense de Jean-Pierre Amougou Belinga et de son bras droit Bruno Bidjang. Une enquête que camer.be qualifie de « traque sans traces, des spécialistes identifiés » Pour le journal en ligne « L'enquête du Colonel Otoulou commence par un constat : l'enlèvement de Martinez Zogo, le 17 janvier 2023 devant un poste de gendarmerie dans la banlieue de Yaoundé, a été exécuté avec une « précision chirurgicale ». Aucune trace de vidéosurveillance utilisable. Aucun témoin direct »

Face à la pertinence de ce haut gradé de notre armée, le journal Défis Actuels basé à Yaoundé passe à la dérision et prend la défense de Amougou Belinga « Colonel Otoutou : le Collégien qui enquêtait sur Facebook ». Pour le journal, il a « livré un témoignage marqué par des oublis, des approximations et incohérences face à la barre ce mardi. Entre informations puisées sur les réseaux sociaux, difficultés à justifier certains actes d’enquête, capture d’écran non authentifiée et incapacité à établir un lien factuel entre plusieurs éléments qu’il avance, son audition a laissé apparaître une démonstration fragile, largement contestée par la défense, qui y voit les contours d’une enquête très tôt focalisée sur Jean Pierre Amougou Belinga, son coupable désigné ». 

L’autre son de cloche vient du quotidien Le Messager paraissant à Douala, « Léopold Maxime Eko Eko victime des menaces de mort ». Au moment de l'achèvement de la cross-examination de l'expert Jean Pierre Ouloumou, lundi dernier, au tribunal militaire de Yaoundé, l’ancien patron de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre) a fait savoir qu'il subit des menaces de mort. Toutefois, il se dit prêt à la manifestation de la vérité sur l'affaire liée à l'assassinat de l'ancien chef de chaîne d'Amplitude Fm.
 
Si l’enquête du colonel est venue ajouter une pièce dans le puzzle judiciaire de l’assassinat de Martinez Zogo, il n’en demeure pas moins que l’opinion s’interroge sur les rapports encore flous entre les accusés et la DGRE. Dans ce sens, camer.be conclut que « le colonel a rapidement orienté ses recherches vers des profils spécifiques : des hommes formés aux opérations spéciales. C'est l'interpellation du directeur des opérations de la DGRE, Justin Danwe, et de son complice Ebo, qui a ouvert la voie vers les commanditaires ».

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