DOUALA 3E : Epoupa Bossambo LE MAIRE  QUI NARGUE LA JUSTICE ET PRIVE SES ADMINISTRÉS DE LEURS DROITS
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Ce jeudi 19 février 2026, à partir de 7h30, le tribunal de Ndokoti attend, pour la troisième fois, une personnalité qui se croit au-dessus des lois : Valentin Epoupa Bossambo, maire de la commune d’arrondissement de Douala 3e.

Son délit ? Un mépris affiché et récurrent pour l’autorité judiciaire et les droits les plus fondamentaux de ses concitoyens.

L’affaire qui devrait le conduire à la barre est un scandale en soi, révélateur d’un système de gouvernance local gangrené par l’arbitraire. Il s’agit du dossier de M. Jean Fotso, ancien employé de la mairie, qui, après des années de loyaux services, se voit spolié de ses droits à la retraite. Pire, la justice, à plusieurs reprises, a donné raison au requérant.

En effet, par deux arrêts clairs et sans équivoque – les n°408/5 du 24 octobre 2012 et n°170/5 du 4 mai 2012 – la Cour d’appel a tranché en faveur de M. Fotso. Elle a ordonné à la mairie de lui verser ce qui lui est dû. Des décisions devenues lettres mortes, piétinées avec arrogance par l’édile.

Malgré ces jugements, malgré les multiples mises en demeure adressées par l’avocat de M. Fotso, malgré même les correspondances pressantes du ministre de l’Administration territoriale, des autorités administratives du Littoral et du procureur près la Cour d’appel, M. Epoupa Bossambo est resté de marbre. Sourd. Indifférent. Il a choisi, en pleine conscience, de mépriser la justice de son pays et de bafouer la dignité d’un homme.

Ce faisant, le maire pose des questions qui dépassent le simple litige administratif et frappent au cœur de notre contrat social. À quoi sert une décision de justice si un élu, censé en être le garant, la foule aux pieds ? La justice est-elle faite pour les puissants qui peuvent s’en affranchir, ou pour les citoyens qu’elle doit protéger ? Comment un maire, dont le rôle est de servir et de garantir les droits de ses administrés, peut-il, en toute impunité, priver un ancien serviteur de sa commune, un père de famille, du droit de se nourrir et de se vêtir décemment pendant des années ?

Le refus systématique de M. Epoupa Bossambo de comparaître, obligeant la justice à multiplier les convocations, achève de peindre le portrait d’un homme qui se pense intouchable. Il transforme le prétoire en théâtre d’absence et la procédure judiciaire en une farce tragique où le plaignant, épuisé, se demande avec amertume si nous vivons dans un État de droit ou dans une « république bananière » où l’arbitraire des puissants prime sur la loi.

Cette affaire n’est pas anodine. Elle est symptomatique d’une culture de l’impunité qui étouffe le Cameroun. Elle interroge notre avenir collectif : quel pays laissons-nous à nos enfants si ceux qui nous gouvernent au quotidien bafouent les principes les plus élémentaires d’équité et de respect de la loi ? Quel type de maire choisirons-nous pour notre arrondissement si l’exemple donné est celui du déni de justice ?

Ce 19 février, le tribunal de Ndokoti ne jugera pas seulement l’obstination d’un élu. Il sera le miroir de notre capacité collective à faire prévaloir le droit sur la force, la dignité sur l’humiliation, la justice sur le mépris. Tous les regards sont tournés vers M. le maire. Comparaîtra-t-il enfin ? Ou persistera-t-il dans son insoutenable défi à la République ? La balle est dans son camp, mais l’honneur de nos institutions est dans la balance.

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