Panique dans des parcs de vente automobile à Douala
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Des individus non identifiés vandalisent des véhicules et demandent des rançons aux vendeurs.

À Douala, la panique s’est installée depuis quelques jours dans des parcs automobiles d’occasion situés à Akwa au Boulevard de la Liberté, après le passage jeudi, 27 mai d’un groupe d’individus. Les membres de ce gang non encore identifiés ont vandalisé des véhicules de deuxième main prêts à la vente. Ces individus sans foi, ni loi ont en fait cassé des pare-brises avant et arrière de certaines voitures stationnées dans les rues qui mènent vers le rond-point 4e, derrière le Collège de la Salle et vers la rue Texaco, avant de déposer tracts sur d’autres véhicules sur ce boulevard, ainsi qu’à la rue Foch.

D’après des témoignages, ces tracts sont des demandes de rançons. Les messages, expliquent-ils, somment les vendeurs de véhicules à leur effectuer un versement d’argent via un transfert électronique. Le montant de ladite rançon qui représenterait selon les victimes, le « droit de terre » (une sorte de taxe qu’ils réclament aux vendeurs de véhicules pour l’occupation de ces espaces), varie entre 200.000 Fcfa et 500.000 Fcfa. Les vendeurs de véhicules d’occasion ont cependant tenté d’entrer en contact avec les auteurs de ces actes délictueux. « L’un de nos collaborateurs les a contactés à partir du numéro sur les tracts.

Ils disent que le chef de gang dit n’avoir pas envoyé ses membres pour casser les voitures, mais pour demander des rançons. On leur dit de venir pour qu’on discute. Ils demandent d’envoyer de l’argent à ce numéro. Ce que nous ne pouvons pas faire. Nous payons déjà des taxes pour tous ces endroits que nous utilisons, depuis plus de 25 ans », fait savoir le président de l’amicale des vendeurs automobiles d’occasion (AVAO), Félix Kouogang. Le responsable alerté par ses collaborateurs dit avoir fait appel à un huissier pour constater les faits. Félix Kouogang, a également déposé une plainte au commissariat de sécurité publique du quatrième arrondissement. Sur les lieux lundi, 31 mai vers midi, le sujet alimente des conversations.

Des vendeurs de voitures d’occasion craignent le pire. Les victimes quant à elles, étaient absentes à notre arrivée. « Certains responsables ont déjà changé les parebrises endommagés, parce que tu ne peux pas vendre un véhicule abîmé aux clients. Mais, ça coûte cher. Un parebrise avant coûte 80.000 Fcfa. Celui qui est mis à l’arrière coûte plus cher », poursuit Félix Kouogang, qui souhaite que les auteurs de ces actes soient interpellés. En attendant la suite de cette affaire, les vendeurs de véhicules installés à ces endroits et les agents de sécurité redoublent de vigilance.

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