Série d'agressions à l’hôpital régional de Bertoua
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Le personnel soignant de cette formation sanitaire a déjà subi plus de 15 cas d’agression physique de la part des usagers depuis le début d’année 2021.

Les médecins et les infirmiers sont la cible des usagers de l’hôpital régional de Bertoua dans la région de l’Est. D’après le Dr Valentin Fokouo, conseil médical de l’hôpital régional de Bertoua, le personnel soignant est victime d'actes d’agression de la part des usagers. Ces derniers dénoncent des mauvais traitements de leurs malades.

Ils manifestent par des cas d’agressions en guise de représailles contre leurs malheurs, notamment en cas de décès d’un proche, ou en cas d’incapacité par l’hôpital de faire une intervention d’urgence pour sauver une vie à cause de la défaillance de son plateau technique. « Depuis un certain temps, les populations sont très agressives envers le personnel soignant. Cela est dû à l’incompréhension et parfois au manque de communication. Cette situation s’est aggravée avec la crise sanitaire due au COVID-19. Dans ce cas précis, les incompréhensions viennent du fait que les fakes news et les informations erronées font croire aux patients qu’il y a une sorte de trafic autour de cette maladie.

Ce qui fait que lorsqu’on enregistrait des cas de décès de malades COVID-19 avec l’obligation d’enterrer les corps dans la ville concernée, les familles des décédés pensaient autrement et insistaient pour prendre les dépouilles. On est donc arrivé à des situations très difficiles avec des agressions, des bastonnades, des procès en justice et même des menaces de mort à l’encontre du personnel soignant. On ne peut même pas compter les agressions verbales, mais on a enregistré plus de 15 cas d’agressions physiques avec deux cas successifs sur le même médecin », regrette le Dr Valentin Fokouo lors d’une cérémonie de remise de don du matériel technique par une entreprise brassicole le 28 mai dernier.

Comme mesure palliative, l’hôpital a décidé de réorganiser son système d’accueil et de former son personnel aux techniques de défense pour pouvoir faire face à ces cas d’agression. Cette formation sanitaire envisage la construction d’un poste de police fixe dans son enceinte pour maintenir la sécurité bien qu’existant déjà un contrat avec une société de sécurité. Pour les responsables de l’hôpital, « il est évident que cette société n’est pas très équipée pour faire face aux cas d’agressions graves avec les armes. Car ces derniers n’ont que des matraques ».

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