FRANCE :: MACAIRE LEMDJA: POUR UNE DIASPORA CITOYENNE, DYNAMIQUE AU SERVICE D'UN CAMEROUN ÉMERGENT :: FRANCE
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FRANCE :: DIASPORA
  • Correspondance : Macaire LEMDJA
  • dimanche 29 septembre 2019 14:11:00
  • 4500

FRANCE :: MACAIRE LEMDJA: POUR UNE DIASPORA CITOYENNE, DYNAMIQUE AU SERVICE D'UN CAMEROUN ÉMERGENT :: FRANCE

 

UNE DIASPORA CITOYENNE, DYNAMIQUE AU SERVICE D’UN CAMEROUN EMERGENT.


La diaspora camerounaise représente entre 4 et 5 millions de personnes soit le cinquième de la population de notre pays. Elle est disséminée à travers le monde donc présente dans tous les continents et principalement dans les pays connus pour leur poids économique et surtout leur influence politique sur la marche du monde.

Elle a été constituée par plusieurs vagues d’immigration pour des raisons diverses :
Elle est aussi traversée par tous les courants de pensée au même titre que le triangle national.

Elle est peu structurée au sens où il n’existe que très peu de synergie et coordination entre une multiplicité d’associations communautaires encadrant certains camerounais loin de constituer une masse critique
et dont l’impact sur la vie de notre pays est très largement en dessous du potentiel que représente celle-ci.


Selon le Dr Alain Nkoyock « Les données de la Banque Mondiale estiment à 279.200 le nombre d’émigrants enregistrés en 2010, ce qui représente un pourcentage de 1,4% de la population
camerounaise.

Les principaux pays de destination sont les suivants: France, Tchad, Gabon, ÉtatsUnis, Nigéria, Allemagne, Italie, République centrafricaine, Espagne, Royaume-Uni.

En 2000, le taux d’émigration des diplômés du supérieur était de 17,2% et celui des médecins variait entre 106 et 845
(soit entre 8,0% et 45,6% des médecins formés dans le pays). La même année, l’émigration du personnel infirmier était de 1163 soit 18, 9% du personnel infirmier formé dans le pays.


Le montant des envois de fonds déclarés que reçoit le Cameroun de sa diaspora est estimé à 130, 167, 162, 148, et 148 millions de dollars en 2006, 2007, 2008 2009 et 2010 respectivement11.

Ces chiffres sont nettement supérieurs au montant des flux de l’aide publique au développement. Ce montant représente plus de 0,7 % du PIB du Cameroun comme indiqué plus haut.

Même s’il est nécessaire de procéder à une analyse approfondie sur ce sujet, ces flux ont démontré plus de résilience que les flux
de la dette privée et des investissements en portefeuille ainsi que ceux des investissements directs étrangers.


Les données ci-dessus indiquent aussi le niveau élevé et donc alarmant de la fuite des cerveaux qui
prive le pays de compétences précieuses du fait de l’exil de ses éléments les plus brillants, formés sur place ou à l'étranger.

Certes, il convient de remarquer que, depuis quelques années, on assiste au retour de quelques hauts cadres camerounais formés en Europe et États-Unis grâce aux stratégies de certaines entreprises privées. Il reste que les mécaniques de la problématique de la contribution des diasporas au développement de leurs pays s’apparentent à la fameuse danse du tango qui ne se danse
qu’à deux. Une action coordonnée des diverses diasporas camerounaises et une politique gouvernementale d’intégration sont donc souhaitables. »


Les différentes crises socio-politiques qui secouent notre pays entre autres la crise dite anglophone, les nombreuses menaces sécuritaires auxquelles nous devons faire face, les nombreux défis de
développement qui nous interpellent chaque jour d’une part et l’avènement de nouvelles technologies à l’instar des réseaux sociaux d’autre part ont donné l’occasion à la masse silencieuse d’autrefois de
s’exprimer sur tous les domaines, sujets de préoccupations sans en avoir forcément ni la formation ni la compétence encore moins l’expérience.

Il en résulte parfois et malheureusement des dérives que ma
modeste personne a pu constater et peu réussi à juguler avant sa démission, de son perchoir d’administrateur d’un des foras camerounais les plus connus à savoir LCCLC, acronyme de « Le
Cameroun C’est Le Cameroun ».
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Contribution Macaire Lemdja au dialogue national inclusif
Il s’agit d’un phénomène social irréversible résultant d’une évolution technologique que l’on peut «
domestiquer » afin que l’image de notre pays soit la meilleure possible à travers le monde.


D’autres pays africains en particulier et du monde en général à forte diaspora ne s’illustrent pas aussi négativement que le nôtre sur les réseaux sociaux, sur les pavés des rues des métropoles occidentales.
Le « GRAND DIALOGUE NATIONAL » auquel le Président de la République Paul Biya a bien voulu convier et associer la Diaspora, est une occasion historique pour nous de jeter les jalons de la
construction d’un pont solide entre cette Diaspora dont l’image n’a cessé de se détériorer et le pays de nos ancêtres qui en pâtit.
La faisabilité et l’exécution des travaux de construction de ce pont entre la diaspora et le pays dépendront de la qualité d’un mariage entre cette diaspora et nos autorités.


Un mariage qui doit être d’amour et de raison.
Amour dicté par le même sang camerounais qui coule dans nos veines et que nul ne peut enlever. Et
à ce titre, le Cameroun se construira avec tous ses fils ou ne se construira pas. Au centre et non aux extrêmes.
Raison car l’un sans l’autre, nous n’y arriverons pas. Il n’y a point de rivalité, d’opposition encore moins de compétition mais plutôt de complémentarité, de synergie à trouver. Une double volonté
s’impose pour un tel partenariat qui doit être win-win.
La seule volonté ne suffit pas faut-il encore qu’il y ait structuration, organisation de part d’autre.


C’est donc le lieu et le moment d’appeler à cette métamorphose tant au niveau de la Diaspora que de
nos autorités afin que la place de notre diaspora et sa contribution au développement de notre pays
soit la meilleure possible. Au plan :
- Institutionnel ;
- Economique ;
- Social, culturel et sportif.
En effet, nos propositions doivent être arrimées à une stratégie nationale du gouvernement
camerounais (puisque celle-ci n’existe pas pour le moment) de faire de sa diaspora une pépinière pour
le renforcement institutionnel et une source potentielle d’innovation, d’investissements et de création
d’entreprises pour une croissance économique accélérée. En prenant l’exemple des pays qui ont réussi
dans ce domaine, une stratégie nationale de mobilisation de la diaspora camerounaise pour le
renforcement institutionnel et le développement devra s’orienter sur au moins quatre axes essentiels :
1) la définition d’une vision commune au gouvernement et à la diaspora sur la meilleure manière
de mobiliser les ressources de la diaspora pour le développement national ;
2) la création par le gouvernement camerounais d’un environnement favorable à la mobilisation
des ressources (expertise, investissements, esprit d’entreprise et réseaux professionnels) ;
3) la recherche d’une cohérence entre les initiatives de la diaspora et les questions relatives aux
échanges internationaux ;
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Contribution Macaire Lemdja au dialogue national inclusif
4) l’appréciation de l’importance des cerveaux quel que soit leur lieu de résidence en les
considérant comme des réseaux plutôt que des entités individuelles et en leur permettant d’assurer
des prestations de services à distance.
INSTITUTIONNEL
Notre diaspora doit pouvoir se structurer et s’organiser pour servir d’interface crédible et responsable
entre ses membres, composantes et démembrements à travers le monde et nos autorités d’où la
nécessité de mettre en place un :
- Haut conseil de la Diaspora camerounaise
Il aura pour objectif de représenter les camerounais de l’extérieur auprès des institutionnels.
Accompagner les associations membres dans l’élaboration et la mise œuvre de leurs projets. Afin que
ces compatriotes dont certains ont pris la nationalité de leur pays de résidence pour multiples raisons
sans toutefois renoncer au lien ombilical qui les lie à la mère patrie de leurs ancêtres et parents, il est
souhaitable que l’examen du dossier sur la reconnaissance de la double nationalité, déjà en vigueur
pour les camerounaises ayant épousé des conjoints étrangers, promis par le Chef de l’Etat en visite
officielle en France en 2009 trouve enfin son épilogue.
- Reconnaissance de la double nationalité
En hibernation depuis l’annonce du Chef d’Etat en 2009, lors de son voyage officielle en France,
l’examen de ce dossier semble bloqué dans les tiroirs. Ce n’est ni un privilège ni une discrimination
d’avoir des binationaux quand on pense que ceux-ci ont souvent fait notre bonheur notamment dans
le sport. Il convient aussi de tordre le cou à l’idée répandue chez nous et parfois utilisés par les
opposants à cette reconnaissance, selon laquelle elle donnerait une immunité judiciaire à leurs
bénéficiaires Ce n’est pas exacte puisque la compétence judiciaire n’est, nulle part dans le monde, de la
nationalité du prévenu mais du territoire où le délit a été commis. Par ailleurs une telle reconnaissance
ne saurait s’accompagner uniquement de droits sans devoirs ni contraintes. Il est évident que leurs
bénéficiaires ne pourraient pas avoir la prétention à certaines fonctions dans l’administration
camerounaise et sociétés publiques d’une part et fonctions électives notamment présidentielles.
- Droit de vote et représentation au sein des 2 chambres du parlement
Le Président Biya a signé le décret n°2011/237 du 8 août 2011 portant sur les modalités d’application
de la loi n°2011/013 du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à
l’étranger. Si ce pas fut apprécié comme une évolution, il y manquait une contrepartie logique. Tout
citoyen bénéficiant du droit de vote, dispose également, sous certaines conditions, d’une éligibilité.
Nous pensons que cette absence pourrait expliquée en partie, la désaffection des Camerounais de la
diaspora pour l’inscription sur les listes électorales et le vote aux seules élections présidentielles. En
effet, du fait de leur éloignement géographique, les quatre millions de Camerounais qui vivent à
l’étranger sont trop souvent victimes d’une fracture démocratique.
Pourquoi n’envisagerait-on pas la représentation de ces Camerounais dans les deux chambres du
parlement?
- Un ministre délégué auprès du MINREX
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Contribution Macaire Lemdja au dialogue national inclusif
Aujourd’hui il existe 2 ministres délégués auprès du MINREX. Un chargé des relations avec le
Commonwealth et un autre, du monde islamique. On pourrait y adjoindre, un troisième chargé des
relations avec la Diaspora avec mission, entre autres, de coordonner toutes les actions de toutes les
administrations en direction de la Diaspora, de proposer à la hiérarchie, les dispositions et textes
réglementaires concernant cette dernière.

ECONOMIQUE
Un rapport, dénommé « Panorama des transferts de fonds dans les pays de la CEEAC », vient d’être
réalisé. Il a été financé par le secrétariat en charge du groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du
Pacifique (ACP) et la Commission européenne.
Il ressort de ce « Panorama » que le total des transferts de fonds des migrants africains vers la CEEAC
s’est chiffré à 2, 036 milliards de dollars (environ 1 186 milliards de FCFA) en 2018. La République
Démocratique du Congo se taille la part du lion avec 1, 405 milliards de dollars (69%) reçus. Elle est
suivie par le Cameroun avec 345 millions (17%), soit 201 milliards de FCFA. Les suivants immédiats
sont : le Rwanda, 230 millions $ (11,3%), le Burundi 36 millions $ (1,7%) et Sao Tomé et Principe 17
millions $ (0,83%).
Sur un plan plus large, le « Panorama » indique que dans la période 2010-2018 les transferts issus des
migrants de l’extérieur de la région vers les 11 pays de la CEEAC ont été, en total, 12, 904 milliards de
dollars américains (près de 7 523 milliards de FCFA). Les pays qui ont bénéficié de ces flux sont
surtout la République Démocratique du Congo, avec 8, 196 milliards de dollars (4 778 milliards de
FCFA), soit 63,5 % du total des transferts dans la région, suivi par le Cameroun avec 2, 129 milliards
(1 241 milliards de FCFA), soit 16,5% du total.
Ces flux financiers, certes utiles pour leurs bénéficiaires, n’ont que peu d’impacts sur nos économies
car non orientés vers les secteurs productifs et pourvoyeurs d’emplois. Il conviendrait pour nos
autorités :
- D’encourager nos banques à ouvrir des agences dans les pays à forte concentration
d’immigrés camerounais comme c’est le cas pour les sénégalais, maliens, marocains, algériens
ou tunisiens. Une telle présence permettrait une meilleure collecte de l’épargne de cette
Diaspora d’une part et leur orientation vers les investissements et secteurs à forte valeur
ajoutée de notre économie ;
- De mettre en place des canaux de mobilisation de cette épargne notamment lors de l’émission
par le trésor public des titres sur le marché. Cette diaspora est un énorme potentiel à
exploiter. A titre d’exemple, sur le million de dollars attendus de son opération de levée de
fonds encore en cours, la start-up camerounaise Kiro’o Games, premier studio de jeux vidéo
en Afrique centrale, a déjà obtenu des souscriptions pour 355 000 dollars (un peu plus de 195
millions FCFA), dont 105 000 dollars effectivement versés, apprend-on dans un communiqué
officiel.
À en croire la start-up, promotrice du jeu Aurion, sur les 99 investisseurs ayant déjà souscrit à
cette opération de levée de fonds, « plus de 80 % des actionnaires sont de nationalité
camerounaise, avec beaucoup de profils de jeune cadre en finance et tech membre de la
diaspora ».
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Contribution Macaire Lemdja au dialogue national inclusif
Dans l’architecture de ce pont entre Diaspora et notre pays, en plus des premiers acteurs identifiés,
Haut conseil de la diaspora camerounaise, les services du Ministre délégué chargé des relations avec
cette diaspora, un troisième acteur s’impose pour compléter l’ossature, la chaîne. Il s’agit de la
création d’une:
- Agence pour la promotion de l’intégration des Camerounais de l’étranger « APICE »
Elle serait chargée, en relation avec le Haut conseil de la Diaspora camerounaise, des missions
suivantes :
• Promotion et facilitation des échanges, des investissements de la Diaspora à travers un
guichet unique centralisant toutes les démarches requises par les administrations utiles;
• Constitution d’une base de données de compétences multisectorielles dans laquelle, d’une part
les entreprises chargées d’exécuter les projets dits « structurants » viendraient, dans le cadre
des quotas de personnels réservés aux locaux, chercher les compétences absentes sur le
triangle national et d’autre part les administrations y ferait leur « marché »;
• Gestion des différentes initiatives personnelles ou associatives de la diaspora en matière
d’enseignements, de dons, médecine, etc … sur le terrain (pendant leurs séjours) ou à distance
(grâce aux applications qu’offriraient les bienfaits de la fibre optique dans notre pays).
La liste n’est pas exhaustive.
CULTUREL ET SPORTIF
L’idée est de valoriser toujours l’image de notre pays, passablement ternie ces dernières années, à
l’étranger.
Il est vrai que l’absence d’une stratégie gouvernementale de communication, nonobstant les périodes
de crise, y a contribué pour beaucoup.
Avec l’avènement des nouvelles technologies notamment les réseaux sociaux, l’information, la bonne
comme la mauvaise, circule très rapidement.
L’instantanéité et la célérité de l’information imposent une réactivité mais plus encore une proactivité
de la part des services compétents en direction de ceux qui font et défont l’image d’un pays à
l’étranger :
- Les médias ;
- Les parlementaires ;
- Les ONG ;
- Les partis politiques ;
- Les cabinets de lobbying
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Contribution Macaire Lemdja au dialogue national inclusif
Parallèlement, chaque camerounais de la Diaspora doit se sentir investi du rôle d’ambassadeur de son
pays à l’étranger. Cela est valable pour le Camerounais lambda mais plus encore pour nos sportifs et
hommes et femmes de culture et des arts.
Ces personnes qui, par leurs talents, font rayonner l’image de notre pays à l’étranger, doivent être
identifiées, dans la base de données que devra construire l’APICE, afin d’être accompagnées,
soutenues et protégées par nos autorités.
Autant que les médias, les parlementaires, les ONG, les partis politiques, les cabinets de lobbying de
leurs pays de résidence, ces camerounais sont et seront aussi des influenceurs de l’opinion publique,
aux côtés de nos représentations diplomatiques et consulaires.
RESOLUTION DE LA CRISE DU NOSO
La crise au NOSO n’est pas liée, à notre avis, à la forme de notre Etat, contrairement à ce que l’on
entend çà et là. Il n’existe nulle part dans le monde une forme d’Etat qui garantisse les libertés
fondamentales, la stabilité, la paix et la prospérité. Autrement dit il n’existe aucune étude qui permet
d’établir une corrélation proportionnelle entre les deux.
Ces différentes formes d’Etat ne sont que des coquilles vides que comblent les hommes et femmes,
par des actes positifs ou négatifs, au nom des populations qu’ils sont censés servir.
La fédération ou l’Etat unitaire n’est point une panacée mais il convient néanmoins de rappeler que la
forme d’Etat d’un pays sied à son histoire, sa situation au présent et surtout celle qui prévaut dans son
environnement immédiat c’est-à-dire régional.
A ce titre, tout concourt afin que la forme unitaire de notre Etat ne doive changer.
Mais en rester là ne saurait nous empêcher de rechercher les causes véritables de cette requête pour un
débat sur la forme de l’Etat, même si nous pensons qu’il s’agit d’une fausse piste, pire d’une solution
inefficace.
Cette crise a révélé, à notre sens, deux problèmes majeurs sur lesquels il faudrait se pencher et y
apporter très rapidement des solutions, dans le cadre de notre Etat unitaire.
Il s’agit de:
- Celui de la représentativité des élites au sens large dans nos différentes régions :
Comment sont-ils recrutés? Sur la base de quels critères ? Répondent-elles aux attentes
des populations pour lesquelles elles ont été sélectionnées ?
- Celui de la gouvernance attribuée au jacobinisme (hyper centralisation du pouvoir à
Yaoundé) de l’Etat avec son cortège de disfonctionnements tels que goulot
d’étranglements, lourdeur et lenteur dans la prise de décisions, inadéquation des décisions
avec les besoins et attentes des populations, détournements, corruption, non-exécution
et/ou mauvaise qualité des projets etc …
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Contribution Macaire Lemdja au dialogue national inclusif
Afin de réduire le fossé qui tend à se creuser entre les élites et les populations comme nous avons pu
le constater lors des premières tentatives de dialogue au début de la crise, il convient :
- De ne plus simplement entrevoir les régionales mais de les annoncer en précisant la date
à laquelle elles se dérouleront. Mettre rapidement en application, les dispositions de la
constitution de 1996, qui prévoient les conseils régionaux avec les membres élus;

- Réviser la constitution afin d’introduire une vice-présidence chargée d’assurer la continuité du mandat en cours d’un président en cas d’interruption. Une telle mesure rassurerait non seulement les Camerounais, les investisseurs nationaux et étrangers, sans oublier nos partenaires, quant à l’avenir, sur le processus de dévolution du pouvoir mais éviterait aussi une lutte paralysante des prétendants ;

Instituer un ticket obligatoire Président/Vice-président (Anglo-Franco ou vice-versa) pour toute candidature à l’élection présidentielle avec une rotation après 2 mandats consécutifs comme au Nigeria;
- Accélérer le processus de décentralisation qui a du mal à être effectif sur le terrain en mettant en place un corps de fonctionnaires des collectivités décentralisées. Pour y aller
vite, des fonctionnaires ayant des compétences nécessaires au bon fonctionnement des communes et des régions pourraient y être détachés ;
- Réformer la fiscalité locale afin de donner les moyens aux collectivités décentralisées, aux régions de consolider leur autonomie financière. On pourrait imaginer des taxes et impôts dont le recouvrement irait directement à ces collectivités décentralisées.
- Favoriser l’intercommunalité, à travers des communautés d’agglomérations dirigées non plus par des délégués du gouvernement mais par des présidents élus par les élus municipaux d’arrondissement.
Autre challenge est celui d’améliorer la gouvernance notamment en luttant mieux contre les
détournements, la corruption et particulièrement l’enrichissement illicite. Comment?
- Mettre en application l’Article 66 de la constitution sur la déclaration du patrimoine des gestionnaires de la fortune publique ;
- Modifier le code pénal pour y introduire un article punissant l’enrichissement illicite ;
A notre humble avis, UNE REGIONALISATION DANS UN ETAT FORTEMENT DECENTRALISE serait la réponse adaptée aux maux qui minent notre pays, au-delà de cette crise
dite anglophone.

Macaire Lemdja
Consultant finance internationale
macairelemdja@hotmail.fr
+33650979069

 
 
29sept.
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