État souverain ne veut pas dire le droit de violer les droits de l'homme.
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CAMEROUN :: État souverain ne veut pas dire le droit de violer les droits de l'homme. :: CAMEROON

Cela doit être bien compris au Cameroun. Car l'analyse de certains faits d'actualité indique que L'état souverain est compris au Cameroun comme le droit d'arrêter injustement, ou de tuer, qui on veut quand on veut sans que la communauté internationale ne lève le petit doigt.

C'est pourquoi les autorités Camerounaises sont particulièrement irritées chaque fois que la communauté internationale élève la voix pour dénoncer les violations des droits de l'homme pourtant récurrentes au Cameroun.

C'est à Yaoundé de s'adapter à l'évolution en comprenant que le monde a tellement changé et qu’il ne suffit plus de tirer prétexte de ce que le Cameroun est un État souverain pour abuser des droits des citoyens. D'ailleurs sans le droit, la souveraineté ne veut rien dire concrètement.

Et donc, tant que vous violez les droits de l'homme, vous aurez le monde sur votre dos.

Figurez-vous que la libération de Rebecca Enonchong sous la pression de la communauté internationale témoigne de la vacuité de vos fantasmes puériles sur « l'État souverain » qui semble devenu pour les dictatures Africaines une sorte de blanc-seing à toutes les injustices et à toutes les dérives autocratiques. Tirez-en des leçons pour l'avenir !

Rebecca Enonchong a été effectivement libérée des griffes de l'injustice par la pression nationale et internationale. Parce-que la pression c'est la seule chose qui fait reculer une dictature accrochée à ses fantasmes sur « l'état souverain ».

Après sa libération, la place laissée vacante en cellule par Rebecca Enonchong doit être occupée par le sous-préfet qui avait assassiné sa copine à Kribi. À défaut, cette place doit être occupée par le régime Biya qui protège les criminels. C'est cela un État de droit. Et sans le respect de la vie humaine ou des droits de l'homme, l'État souverain ne vous mettra pas à l'abri des représailles.

Il faut changer ces mentalités rétrogrades qui font tant de mal à ce pays.

Après la libération de Rebecca Enonchong, n'oublions pas qu'il existe des centaines de Rebecca Énonchong dans les prisons Camerounaises. Ne pas exiger leur libération serait aussi injuste que l'arrestation de Rebecca Enonchong.

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