Safou : L’or noir
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Bien qu’abondant sur le marché, le prix de ce fruit demeure élevé.

Marché Mokolo le 21 juillet 2021. Nous sommes   au lieudit « Algo », Marlyse Chemou, vendeuse des safous depuis environ 10 ans, a renoué avec le commerce de cefruit. « Lorsque ce n’est pas la saison des  safous, je vends des légumes ou des tubercules », révèle cette commerçante. Assise sur un banc, elle détaille sa marchandise sur un étal. En fonction de la grosseur du fruit et de la quantité, les prix varient. « 200 Fcfa, 300Fcfa, 500 Fcfa, 1000 Fcfa et 2000 Fcfa », lit-on sur de petites affiches qu’elle place devant chaque tas.

Non loin de Marlyse Chemou et assise derrière son comptoir de fortune, Anaïs Biloa pratique la même activité. Elle remplace la marchandise sur le comptoir au fur et mesure qu’il se vide. Ici, les safous se vendent comme du petit pain, surtout à partir de 17h. L’activité avoue-t-elle, nourrit son homme. « Je me procure le filet de safous à 45 000 Fcfa voire 50 000Fcfa. Je revends  en détail. Je parviens à réaliser un bénéfice conséquent qui me permet de régler mes problèmes au quotidien ».

Au marché d’Elig-Edzoa, Rameline Aza, étudiante s’est lancée dans la vente des safous. « Je me procure ma marchandise au marché du Mfoundi. Mes parents m’ont donné un peu d’argent, j’ai décidé de faire du commerce afin de subvenir personnellement à mes besoins », déclare-t-elle. En cette période de vacances, de nombreux enfants se sont aussi lancés dans la vente des safous. Au marché Etoudi, dans l’arrondissement de Yaoundé I, Audrey P., à peine 16 ans, propose des safous braisés dans un plateau. « 50, 75 et 100Fcfa la prune », l’entend-on crier à tue-tête. Avec quelques congénères, ils font des allées et venues entre le marché et le stade, bousculant au passage des brouettes chargées aussi de cette marchandise.

Avec le peu de bénéfices qu’ils engrangent, ces adolescents disent vouloir donner un coup de pouce à leurs parents. « Je vais me procurer certains accessoires de beauté et aider mes parents dans la préparation de ma prochaine rentrée scolaire », fait savoir Audrey P. En cette période de vacances, les safous, révèlent des vendeurs sont très demandés, bien que leurs prix soient élevés.

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