ANDRE EKAMA GRAND ROMANCIER DEVENU CHANTEUR ETAIT L'HÖTE DE CALVIN DJOUARY CE WEEK-END
ALLEMAGNE :: DIASPORA

ALLEMAGNE :: ANDRE EKAMA GRAND ROMANCIER DEVENU CHANTEUR ETAIT L'HÖTE DE CALVIN DJOUARY CE WEEK-END :: GERMANY

Camer.be a rencontré cette semaine l’écrivain ANDRE EKAMA. Grand romancier devenu chanteur ce dernier temps. Il s’est prêté au jeu des questions réponses pour nous parler de son parcours littéraire, et de sa nouvelle carrière musicale.
 
Bonjour Monsieur ANDRE EKAMA, et merci de nous accorder cette interview. Nous sommes très heureux de faire votre rencontre.
Avant de nous lancer dans cet échange, voici une brève présentation de l'homme.

 André EKAMA vit en Allemagne depuis plusieurs années où il mène une vie entre conférences littéraires, séminaires sur l’inter culturalité et sa profession en entreprise.
Le camerounais ANDRE EKAMA s’est imposé dans sa nouvelle patrie et compte parmi les architectes d’une Migration réussie et constructive. Meilleur auteur Africain en 2007, il a créé LA MAISON DE LA DIVERSITE WIESLOCH et s’investit dans des projets culturels. 
 
En décembre 2009, André Ekama a reçu pour la deuxième fois le Prix de l’Adler Entrepreneurship dans la catégorie littérature attribué par Africain Youth Foundation (AYF) en Allemagne. Il a publié plusieurs livres dans ce pays où il est installé depuis 24 ans. Le public francophone peut désormais le lire. Son recueil de nouvelles.
Le candidat solitaire a été traduit en français et publié en décembre 2009 aux Editions du Kamerun. 

Né en 1968 au Cameroun, André Ekama a fait ses études de mathématiques en Allemagne où il réside. Il est très engagé dans la politique locale et dans la vie culturelle. Il est auteur de 14 recueils de nouvelles.

Il a écrit Etre Noir Sous Les Vieux Blancs, Les Mésaventures De Doudou, Un Camerounais Militant Dans Sa Nouvelle Patrie, Tombée Aux Feux D’armes, Die Schätze Von Obramkuza, Im Wandel Der Blicke, Im Spinnennetz Der Privilegien, Regard D’un Pays Lointain, Les Années De Dépaysement, Sheti Das Verwirrte Herz, Beyong The Diversity.




Le public aimerait connaitre votre parcours dans le monde littéraire. Pouvez-vous nous parler de vos débuts ?

Ma passion pour l’écriture remonte depuis l’âge de 14 ans. J’avais commencé à me plonger dans des réflexions sur les problèmes de société, et j’écrivais des poèmes pour calmer mon amertume. Je comprenais progressivement les injustices et découvrais les inégalités, tout en me demandant comment il pouvait en être ainsi. Ainsi je me mettais à rédiger des scènes et les relisais comme un bréviaire dans mon lit. Tout cet apprentissage et mon désir de prendre part aux discussions des ainés m’ont donné le goût pour cet art. Seulement, lorsque je suis passé dans le secondaire, j’ai poursuivi en sciences. Les mathématiques ont donc commencé à gagner tout mon temps.
 
C’est ainsi que j’ai été faire des études en mathématiques après mon baccalauréat… Je quitte donc le Cameroun à 18 ans et me retrouve dans un monde autre que celui que j’ai laissé. Un choc culturel s’opère en moi et je commence déjà à faire des comparaisons dans mon esprit. Au fil du temps, je vais apprendre à m’intéresser aux œuvres originales en allemand des Philosophes comme Kant, et relire l’œuvre de Kafka, Le procès, cette fois en allemand. En plus du fait que je me retrouvais en Allemagne de l’Est je vais me confronter de près au régime socialiste et vouloir déceler les visions de Karl Marx avec le quotidien.
 
Je vais me pencher vers Dieu quand certaines incongruités traverseront ma pensée tout en lui demandant de m’aider dans cette terre lointaine de ma famille au Cameroun. J’ai de nouveau repris avec l’écriture pour peindre mes réalités et mes expériences quotidiennes. A force de m’évertuer dans cet exercice, j’ai amassé au bout de quelques années plus de 600 pages. C’est ainsi que j’ai publié mon premier livre « Etre noir dans les Cieux blancs » (2007).

 Si l’écrivain se veut un miroir de la société, il doit prospérer par une créativité et une propension à pencher sa plume sur des thèmes qu’il pense ou juge utile d’explorer au regard de la société.  Ces éléments, ANDRE EKAMA  les maitrise,  puisque  aujourd’hui il a publié une dizaine de livres. ANDRE EKAMA est un scientifique mais sa passion pour l’écriture et son engagement sociopolitique lui valent une admiration dans l’univers des sciences humaines non comme un “Aussenseiter” mais comme celui  qui a pu hisser sa plume dans un autre domaine et exprimer par ses œuvres la densité sémantique et prosaïque de ses thèmes et personnages tout en impactant les lecteurs par son expression très imagée.

L'auteur germano-camerounais, André Ekama, fait partie des meilleurs écrivains africains en Allemagne. Il fut deux fois primé meilleur auteur africain 2007/2009 par la fondation jeunesse africaine de Bonn.
 
Ce mathématicien et gestionnaire s’est passionné pour l’écriture dès l’âge de 14 ans. Son style et son talent lui valent une grande considération internationale. Homme prolixe âgé de 53 ans, il décrit dans ses nouvelles des expériences de la vie en Allemagne ou en Afrique bien que distant d’elle depuis plusieurs années et dépeint les réalités de son terroir avec humour et ironie. Les œuvres d’Ekama ne sont pas de nature injurieuse mais dénoncent une certaine réalité et ouvrent une porte au dialogue et à la connaissance de l’autre.
 
Il a déjà publié Être Noir sous les cieux blancs qui est une traduction de son œuvre en allemand, parue en 2006. Puis Dans la toile d'araignée de privilège, Le candidat solitaire, 2008, Les Trésors de Obramkuza, 2009, À travers des regards, 2010, Un voyage à Gorée, 2010, Un Camerounais militant dans sa Nouvelle Patrie, 2010, Les Camerounais en Allemagne – Une longue histoire, 2011, Tombée au feu d'armes, 2012 et à paraître Les mésaventures de Doudou – Une vie de peur.


Comment se porte la littérature africaine en terme de qualité ?

 Je suis très content de voir des doctorants s'imprégner de mes oeuvres dans leur recherche.
UNTERSUCHUNG DER LITERARISCHEN ÄSTHETISIERUNG VON INTERKULTURELLEN KONFLIKTEN BEI DEUTSCH-AFRIKANISCHEN BEGEGNUNGEN IN ANDRÉ EKAMAS ERZÄHLUNG ZANIMA, DER FUSSBALLBESESSENE AUS TANGANJIKA KARABOU Essohanam Doctorant Université de Lomé, Togo Département d'´Allemand.

Dans cet article, nous analysons l´esthétique littéraire des conflits interculturels germano-africains dans le récit Zanima, der Fußballbesessene aus Tanganjika, du volume narratif Schwarzer sein im weißen Himmel du mathématicien Camerounais Ekama André vivant en Allemagne. Ces conflits sont principalement mis en scène par des procédés stylistiques et rhétoriques et résultent de l'incompatibilité comportementale des différents personnages. Cette étude se classe dans le domaine «littérature, culture et société» dans ce sens où elle traite d'un problème socioculturel. Mots-clés: Culture, Conflit, Interculturalité, Racisme, Xénophobie

 J’aime d’abord cette langue, et résidant en Allemagne j’ai préféré m’intéresser aux lecteurs d’Allemagne en me rapprochant d’eux linguistiquement. Ce que j’aime en cette langue de Goethe c’est la précision dans l’expression. Et comme je suis mathématicien, je demeure dans cette logique aussi de démonstration tout en m’inspirant des métaphores africaines pour mieux exprimer ma pensée dans cette langue de Goethe. J’essai d’utiliser un allemand assez simple pour que les Etrangers nouvellement arrivés et qui n’ont que quelques mois d’allemand puissent me lire. Donc je m’adresse à tous les lecteurs, en somme.

Pour un écrivain Francophone qui vit en Allemagne, est-il facile de trouver un éditeur de langue française dans ce grand pays ?

 Non , Il faut écrire en allemand. Mes livres en francais sont publiés en France.
  Dans mes livres, j’ai voulu donner espoir aux immigrés en choisissant ce personnage, Okomje, qui passe du métier de cuisinier à celui de maire de Wamsbuk. Cette situation semblait utopique encore en 2007 lorsque paraissait mon œuvre, mais je crois qu’aujourd’hui vous me donnerez raison d’y avoir pensé quand on voit l’appréciation faite des immigrés qui, de tout bord, se lancent dans les partis politiques en Allemagne, certains siégeant même comme élus au parlement fédéré ou comme conseillers municipaux. Je voudrais dire simplement que les qualités d’un homme et ses compétences sont au-dessus de la couleur de sa peau.
 
Tout ce qui importe c’est de pouvoir s’imprégner du milieu et de lui donner une marque. Le mixage culturel n’est plus une fiction en Allemagne. Nous le vivons. Il y a des communautés, des festivités culturelles, et surtout cette population étrangère qui exprime son désir de se faire écouter. Donc, tous ces hommes issus d’autres pays et ayant choisi l’Allemagne pour terre d’accueil veulent que leurs enfants et eux-mêmes vivent bien. Ceci ne doit pas être que matériel, mais surtout une forme de valorisation de leur présence. C’est pourquoi ils ont droit de cité en politique, tout comme ils contribuent au développement de l’Allemagne.

Il y a ce revers de la médaille, quand on a longtemps côtoyé l’occident avec ses libertés. On voudrait les revivre promptement en Afrique où le respect est encore perçu autrement. Le problème récurrent est que, lorsqu’on va passer des congés en Afrique, il y a une autre considération de l’individu qui revient au pays. Il est perçu comme celui qui est déjà arrivé, qui a réussi et qui est aujourd’hui au-dessus du besoin matériel. C’est dans cet esprit donc que certains n’hésitent pas à se montrer en faisant de somptueuses dépenses ou, comme on dit, au Cameroun, en faisant du « farottage », si vous me permettez l’expression.
 
Ceux qui reviennent donc en toute modestie et essaient de faire comprendre que l’Europe n’est pas le Paradie sont mal vus. On les accuse d’hypocrisie et d’égoïsme… Je présente aussi dans Les trésors d’Ombramkuza cette dichotomie qui caractérise ces pays aux ressources indénombrables mais en retard de développement. Car ce contraste questionne aussi les populations locales qui se demandent : à quoi sert même l’or, le pétrole, le gaz et autres minerais alors que la pauvreté gangrène ? Je dis d’emblée que ceux qui utilisent la manne à leur propre compte sans vouloir la redistribuer aux autres alimentent le déclin de cette Afrique riche. L’Europe s’est construite parce que la volonté de partage demeure au sommet de l’Etat. Il faut donner à chacun une part pour la rendre utile.
 
Les jeunes désœuvrés ne sauront bâtir une vision de progrès si leurs chances sont réduites. Les jeunes qui retournent veulent qu’il y ait une adéquation avec leur vécu et qu’on leur donne une chance d’exprimer leur savoir faire. La ressource humaine doit être galvanisée et davantage exploitée. D’où la nécessité de lancer des grands chantiers réguliers pour rendre opérationnel une grande frange de la population. Car les moyens ne manquent pas ! C’est la volonté de certains qui fait défaut.
Dans mon livre Gorée, je quitte le chemin de la pure fiction. Vous parlez d’un aspect douloureux de l’histoire du continent africain.

J’ai voulu rappeler ce qui c’était passé pour des millions de personnes. On éprouveune grande tristesse lorsqu’on se rend dans l’île de Gorée. Nous respectons la mémoire de tous ceux qui ont franchi cette porte du non retour et mon message est clair : plus jamais cette atrocité faite à l’Homme. L’Homme doit être respecté et rester libre pour qu’éclose son génie. J’appelle ici les meneurs d’hommes et les gardiens des prisons à respecter les hommes dans les cellules, leur administrer des soins dignes de tout humain. Ils ne sont pas des enchainés de la société mais de leur peine et culpabilité.

Tombée au feu d'armes
La littérature militaire est rare. Avec cet ouvrage, le lecteur pourra s’imprégner du métier de soldat, ce qui le caractérise et pourquoi il mérite le respect. Ce livre pourra servir de conseil aux soldats et aux aspirants au corps. Certes l’auteur fait baigner le lecteur dans une sorte de réalité comique mais retrace avec précision l’ordre des choses ainsi que la logique militaire. Beaucoup de soldats se rappelleront grâce à ce livre leur passage au centre et leur parcours. Alpha, le personnage de cette œuvre, est un jeune ambitieux qui décide d’intégrer le corps d’armée.
 
Très conscient de la lourde mission qui est la sienne il se fait remarquer lors des séances d’entraînement et les instructeurs du centre l’apprécient. À sa sortie de la formation il va évoluer en grade. Mais ce parcours ne sera pas toujours facile car les épreuves demandées peuvent aussi engendrer la mort. Saura-t-il se surpasser ? Car dans l’armée il faut se battre et défendre pour l’honneur la patrie et la paix.

On vous a connu évidemment comme écrivain pourquoi avoir abandonné l’écriture pour la musique ?
 
J'ai été trop inspiré au debut de la pandemie pour essayer d'oublier un peu.
 Nul ne  l'a vu venir avec une telle propension où les économies entières seront fragilisées et aussi autant de victimes. Je pense que l'homme a fait beaucoup de progrès en médecine mais face à  cette pandémie, nous avons raison de nous interroger tous si c'est la nature qui en est la cause. Mais qui sommes nous pour se retrouver face à un tel désastre? Nous devons juste prier qu'il passe.
La musique me passionne de plus en plus comme chansonnier.


Pouvez-vous nous parler de votre style de musique et les influences qui ont bousculé votre instinct musical ?

Quelques titres:
Save our roads
 https://soundcloud.com/user-173201039/ptt-20201227-wa0096-opus
Couvre feu
Was für ein Schicksal wie in Ghetto zu sein
Afrique de mes Ancêtres
Wema ma terre cherie
Le temps des masques, une nouvelle culture
Mon amour, ma dulcinée
Afrique pour toi je ne cesserai de crier
Diego Maradona dans nos coeurs
Vallée imergée
Afrique, je t'admire
Je ne sais pas où j'irai au reveillon
Se saluer sans se toucher, salues moi bien comme à l'africaine

Quels sont les chanteurs qui vous ont servi de modèle pour vous lancer dans la musique ?

Ils sont nombreux. J'aime les chansoniers. 

Comment le public a-t-il accuelli ? Est-ce que vous chantez bien ?

 Beaucoup ont rigole mais au vu de l'intensité, j'ai pu voir des producteurs se rapprocher de moi. Aussi des choristes qui me sollicitent deja.

Quel regard portez-vous sur la musique camerounaise ?

 Elle doit toujours puiser dans nos valeurs et porter les esprits.
En tant qu’écrivain pouvez-vous nous apporter quelques réflexions pour l’épanouissement des artistes musiciens africains ?
 
Nous avons besoin des conservatoires en Afrique et offrir aux artistes plus de moyens.

 
Avec deux casquettes que vous portez à présent, est-ce que ces deux métiers sont des métiers carrefour ?

 Un HOMME DE CULTURE c’est celui qui essaie donc de mettre en valeur les différents concepts que nous avons eu à élaborer ; ébaucher. Donc c’est quelqu’un qui ne doit pas seulement être un traditionaliste. non, c’est-à-dire il doit s’ouvrir au monde parce que c’est lui qui transporte donc il est le vecteur de toute une pensée de toute une philosophie qui est en fait imprégnée par son environnement culturel.

Donc un Homme de c’est quelqu’un qui porte très haut ces valeurs pas seulement de les vivre mais également de les faire rayonner dans son environnement qu’importe là où il se trouve.  C’est à dire si dans la perception de cette personne les autres ressentent en lui ce véhicule pratiquement par son art par sa façon de s’accommoder aussi.

Parce que la culture est universelle à un moment donné donc on essaye de l’internationaliser qu’importe là où la personne se trouve. C’est-à-dire que dans un cadre si je me limite aux cultures africaines, un Homme de culture n’est pas seulement  celui qui vit dans son univers africain mais celui qui peut porter les valeurs africaines même vivant ailleurs mais il reste dans une cohérence il manifeste au quotidien ce qui forge en fait son esprit il valorise aussi  donc il puise dans l’univers culturel  les éléments disponibles et il les transpose donc dans l’espace peu importe là où il se trouve.

Donc un Homme de culture en définitive n’est pas celui qui est vraiment un chef de village, un porteur de tradition, non. Un Homme de culture peut être un artiste, il peut être un intellectuel. Donc c’est quelqu’un qui valorise en fait les traditions ; qui valorise le vivre ensemble d’après  les concepts tels que nous avons dit.
 
C’est-à-dire on puise dans la mythologie, on puise dans le rayonnement même spatial aussi et on puise dans les différents canaux de distribution de la communication ; et on essaye d’impacter par le discours, par le chant, par l’écriture, par l’art, par le vestimentaire, par la gastronomie, donc c’est celui qui essaye il ne doit pas toucher à tout mais qui  essaye de mettre une empreinte et une couleur dans ces différents canaux.

Votre mot de fin

Donc la place de la culture dans le bien être de  l’humanité est indubitable. La culture permet aux Hommes de pouvoir se côtoyer, de pouvoir déceler également les différences de pouvoir transmettre ce qu’ils ont de fort ce qu’on dit dans la typologie chacun a un véhicule qu’il peut léguer et  qu’il peut mouvoir.
 
Donc c’est en fait par les cultures ou bien par la culture que nous pouvons peser que ce soient les caractères ethnologues que nous faisons décrypter également même de façon in cognitif ce que nous pouvons puiser par la mémoire ce que nous puisons par les signes par les signaux et ce que nous pouvons puiser par le non-dit comme on dit souvent donc même sans exprimer de façon expressive  de façon orale quelque chose nous pouvons faire parler notre culture nous pouvons l’arythmer nous aussi la mettre en cohésion avec les autres.

L’heure n’est plus à la distraction, ni à la  rechercher de motifs ou des responsables à l’état actuel des continents du monde. Nous sommes tous appelés dans la mesure du possible à faire notre part pour le bien de l’humanité.
 
Les grandes réalisations demandent de l’audace, du travail, du temps et un Amour désintéressé pour son semblable. Avec juste de la volonté on lui doit „La Maison de la diversité“ de Wiesloch, l’Afrika kultur institut de Mannheim, un bout d’Afrique en terre étrangère où des hommes et des femmes retrouvent leur humanité avec la possibilité de faire des projets de vie.

Propos recueillis par CALVIN DJOUARI 

Lire aussi dans la rubrique DIASPORA

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo