Yaoundé suffoque à la seule évocation du mot réforme consensuelle du système électoral
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La caravane de la réforme consensuelle du système électoral avance.

Suite à la mise sur pieds d'une plateforme devant regrouper les partis politiques et des personnalités de la société civile aux fins d'exiger la réforme consensuelle du système électoral indispensable à l'instauration de la démocratie au Cameroun, le régime de Yaoundé   s'inquiète et envoie un de ses « chiens » sur les rails avec pour objectif de faire dérailler le train du changement. Une démarche maladroite car c'est le fer contre la chair.

Par la plume de Jacques Fame Ndongo donc, le RDPC le parti le plus hostile à la démocratie au Cameroun fait entendre sa voix.  Mais alors de façon négative en ramant à contre-courant de la dynamique populaire et de l'engouement suscité aux 4 coins du Cameroun par la magnifique idée de la réforme consensuelle du système électoral. Cette idée portée désormais par le peuple Camerounais fait office de thérapie de masse à un peuple frustré par 40 années de fraudes électorales. C'est le remède idoine aux crises qui rongent le Cameroun y compris la crise du NOSO.

Pour Fame Ndongo, membre du comité central du RDPC le parti au pouvoir, cette volonté populaire de réforme du système électoral ne représente rien parce-que c'est le parlement qui décide en dernier ressort. 

Je l'aurai compris si le Cameroun était une démocratie. Le problème c'est que le Cameroun est une dictature où les fraudes électorales ne permettent pas que les parlementaires soient de véritables représentants du peuple. Car comme vous le savez, à quelques exceptions près, nos parlementaires dans leur écrasante majorité sont fabriqués par le régime au pouvoir à travers le mécanisme des fraudes électorales favorisées par un code électoral taillé sur mesure pour tricher. Voilà tout le problème.

Fame Ndongo dit que le Cameroun est une démocratie. Je suis désolée de devoir lui dire que la démocratie ne se décrète pas et ne se construit pas avec les fraudes électorales. 40 ans de fraudes électorales, ça suffit. Ça doit s'arrêter aujourd'hui et maintenant.

À monsieur Fame Ndongo de comprendre que si des députés de l'Assemblée nationale font partie aujourd'hui de la plateforme de revendication d'une réforme consensuelle du système électoral, c'est bien parce-que le Cameroun n'est pas une démocratie et que son code électoral est scandaleusement antidémocratique. Il faut être malhonnête pour ne pas le reconnaitre.

Pour terminer je vais parler à tous les partis politiques membres de la plateforme de revendication d'un système électoral consensuel au Cameroun en parodiant une pensée de Harriet Tubman qui m'a été suggérée par mon ami Alain Fotsing

 : 

  •  Si vous entendez les chiens de la dictature, continuez votre quête de la démocratie en exigeant la réforme consensuelle du système électoral.
  •  Si vous voyez les torches de la police répressive dans les bois, continuez votre combat.
  •  S'il y a des cris après vous, continuez.
  •  Ne vous arrêtez jamais avant d'avoir atteint le but.
  • Si vous voulez offrir au peuple le bonheur de la liberté et la gloire de la terre promise de la démocratie, continuez.

Yaoundé suffoque à la seule évocation des mots démocratie et liberté comme un démon à l'évocation du nom de Jésus. Il va apprêter des mallettes d'argent comme d'habitude.

Mais malheur à celui qui trahira

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