Thank you Manu Dibango. Le Cameroun te dit ‘’Merci et Bye Bye’’ par Jacques P. Nguemegne :: CAMEROON
Thank you Manu Dibango. Le Cameroun te dit ‘’Merci et Bye Bye’’ par Jacques P. Nguemegne :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: SOCIETE Thank you Manu Dibango. Le Cameroun te dit ??Merci et Bye Bye?? par Jacques P. Nguemegne :: CAMEROON
  • Correspondance : Jacques P. Nguemegne
  • lundi 30 mars 2020 13:02:00
  • 886

Thank you Manu Dibango. Le Cameroun te dit ‘’Merci et Bye Bye’’ par Jacques P. Nguemegne :: CAMEROON

Un baobab s’est écrasé, Un éléphant est tombé, Une bibliothèque s’est incendiée, « La nuit s’est étendue sur le village » Et, la musique s’est tue. Le son de ton saxophone ne fendra plus les airs

Ah que nous somme triste !! Nous sommes en pleurs!

Le monde a perdu un talent pur

L’Afrique a perdu un de ses plus dignes fils

Aux États –unis d’Amérique, en 10 ans, Manu Dibango était le seul artiste d’afrique subsaharienne dont j’avais écouté un titre être diffusé sur les antennes d’une radio locale. Ce titre était « Soul Makossa ». Une chanson que les américains venèrent. Pour ceux qui connaissent les américains, qui sont non seulement nationaluistes, mais très attachés à leur localité, et qui ignorent parfois jusqu'à ce qui se passe dans les autres coins de leur propre pays, pour ne pas dire ce qui se passe ailleurs dans le monde, ceci est une grande distinction!

Le Cameroun a perdu un des ses plus grands ambassadeurs dans le monde entier.

J’ai perdu, un père, un grand frère et un ami. Il est avec Richard Bona, et Toto Guillaume ceux des camerounais dont j’écoute quotidiennement les musiques. Rien qu’à l’écouter, je reve, parfois que j’e suis au Cameroun. Sa musique a le don de me transporter mentalement et de me promener au pays. Cela fait énormemnt du bien à ma santé mentale, et je pense, à celle de beaucoup d’autres.

Merci Manu, sur tes musiques, et particulièrement sur des titres comme « woa », « ongele Mba », « bienvenue au Cameroun», « soul Makossa » etc Nous avons tellement dansé et eu un plaisir sans limite. J’etais spécialement très épris de ta chanson « qui est fou de qui? », dans laquelle tu converses avec ta fille, qui reponds incessamment à tes multiples questions posées en langue douala par un lagoureux et naif « éééééééé ». Une chanson qui nous faisait simplement rêver de ce bon père parlant à son enfant. Une chanson conviviale qui révèlait ton humanité profonde et ton attachement à ta famille. L’utilisation de ta langue maternelle dont tu semblais avoir une parfaite maitrise nous montrait ton attachement à ta commaunauté et au Cameroun

Ainsi, au milieu des années 1980s, sur tes musiques nous avons dansés des jours et des nuits entières, par exemple lorsque la Noel tombait un jeudi, un venderdi ou un lundi, nous dansion pendant 3 à 4 jours. Cela, avant de regagner épuisés les champs le lendemain de la fete de la nativité du Christ, pour nous replonger dans la cueillete du café.

En ce temps la, lorsque le Cameroun était le Cameroun, Lorsque notre pays était au sommet de sa croissance. C’était la belle époque! Lorsque la musique camerounaise dominait l’Afrique et les revenus tirés de la vente du Café procuraient une vie à peu près normale, du moins, assez décente et acceptable au vaillant et laborieux peuple du Moungo. C’estait, lorsque le fruit du travail de ces agriculteurs enrichissait en meme temps l’économie du pays.

En ce temps la, malgré la rudesse de la vie des paysaans, que sont nos parents et de leurs progénitures, que nous sommes, on avait une bien meilleure qualité de vie au Cameroun. Par exemple, à l’École primaire catholique St Jean baptiste de Baressoumtou ou à l’ecole publique du Groupe trois du meme quartier,, au College Sainte Jeanne d’Arc de Nkongsamba,… , nous avons pu recevoir une education de qualité . C’était des écoles avec des enseigants dignes et compétents, des programmes qui formaient encore. L’État se battait encore pour pourvoir ces écoles en matériels didactiques, en ressources et un cadre, qui permettaient de recevoir une éducation d’un niveau qui nous ont preparé à être compétitif partout dans le monde.

En ce temps la, on pouvait encore naitre en paix à l’hopital de Ndoungué, comme moi, ou à la très fameuse Clinique du Dr Ngatchou, , comme mes cousins et cousines. Lorsqu’on était malade on avait des soins appropriés administrés par des médécins compétents et ayant une conscience élevée de leurs responsabilités morales. A l’époque, le Moungo comme tout le pays vivait un boom éeconomique. On peut dire que, grace, en partie au Mongo, le pays se portait bien.

Nkongsamba était alors une ville moderne qui n’enviait rien à certaines villes d’Europe occidentale ou d’Amérique du nord. La ville avait ses rues bien pavées et proprement entretenues, son marché ‘A’ , qui avait l’air d’un grand Mall, sa gare ferroviaire, ses clubs , ses galeries marchandes specialement modernes avec des boutiques tenues par des expatriés comme Tsekenis , Scortis etc ou des locaux comme le propriétaire du« moungo Bazar » qui offraient a sa clientèle des articles de derniers cris, telsque des chaussure , des vetements et autres choses de luxe à la mode en Europe ( le centre du monde).Printania, son super marché située sur la rue principale, qui màne au quartier administratif, distribuait des produits alimentaires que l’on pouvaient trouver dans n’importe quel super marché du monde. A coté des ses hotels de grande classe comme L’hotel du Moungo, la célébre poissenerie «populaire », il y avait aussi Le club Tenis avec ses cours et son bar. Il offrait un divertissement aux élites de la ville.

Les jeunes pouvaientt tirer tranquilement profit des deux grandes salles de cinéma, dénpmmées « Le Moungo » et le « Relais ». Adolescents, c’étaient des lieux idéaux ou nous prenions nos premier rendez-vous galants à nos petites amies, pendant nos

premières escapades amoureuses. De belles discothèques situées a la descente du marché ‘B’ non seulement mettaient à la dispostion des citoyens de la ville les derniers tubes publié en France des Johnny Halliday ou de Ndedi Eyango, un natif de la ville. Mais, surtout elles arrosaient en permanence la ville de belles melodies. Et nous allions souvent à l’ecole ou rentrions à la maison aux rythmes chaloupés du dernier makossa .

Bien le Moungo et Nkongsomba vivaient du café. Par consèquent,le café était mangé à toutes les sauces. C’est pouquoi, les plus grands employeurs etaient des companies agricoles ou de Café et notamment, il y avait La pastorale, Les Plantations de café de Yimo Thimothée ou celles de Manegoteng, qui avaient appartenus à des colons Allemands puis francaits et qui avaient été passées aux planteurs bamilékés, peu avant l’indépendance. Les propriétaires ayant préférés sauver leurs vies face aux menace des « maquisards » ou rebelles du mouvement des nationalistes de l’UPC dont l’un des prinvcipaux foyer de lutteetait le Moungo au début des années 1950s.

Nkongsamba avait donc pour principales structures économique de production, ces grandes usines de décorticage saisonnier de café, à l’instar des Ets Gortzounian, un autre grec, ou de l’Usine à Café Ngako Anselme. La villes était nantis par ailleurs de multiples institutions d’education secondaires reputées comme le Lycée du Mengouba, Le College d’Enseignement Technique et Industriel (CETI) , d’autres appartenaient aux les missionnaires tels que le College Ste Jeanne d’Arc, et d’autres appartenants aux entre preneurs privées dont le college LéLé, Le Collège Soka Mbongue , et le Collège Mbami. Il convient également de mentionner que

Nkongsamba a été une grande ville sportive du Cameroun. Sa vie était généralment rythmée par les performances de son équipe de footballbaptisée Aigle Royal du Moungo dont les comptitions étaient hébergées par le stade mythique de Baressoumtou et qui a vait réeussi l’exploit d’etre vice championne du Cameroun dans les années 1970s

Cette ville agricole logée sur les pentes et au creux des deux montagnes que sont le Manegouba à L’Ouest et le Nlonako à l’Est , a vu le passage de maires célèbres et compétents tels que, Par exemple, M. Adam Arab ou M. Mbami Fochada. Deux véritables batisseurs de cette ville, qui n’en étaient pas des autochtones de la région.

Nous les jeunes étions généralement elevés et nous comprtions en conséquence. Nous étudions avec ardeur, travaillions avec acharnement, mais profitions aussi largement de la vie. Nous le faisions à travers toutes sortes d’activités : Il y avait des compétitons sportives inter établissement, des concert de musique ,la lecture à la bibliothèque du collège, le pique nique et randonnées à la postorale dans les champs de goyaves , randonnee, la nages dans les multiple rivières locales, de bals des jeunes étaient souvent porganisés, les voyages se faisaient aisément a l’intérieur du Cameroun à moindre frais, il y avait le cinéma, il y avait les travaux champetres pour s’évader des cahiers et des livres etc,… .

Oui Manu. Merci de nous avoir accompagné de tes belles et ennivrantes mélodies à Nkongsamba, dans le Moungo et, j’en suis sur, dans tout le pays pendant cet ère qui fut réellement celle du

progrès, de l’unité et d’une certaine prospérité de notre cher et beau pays le Cameroun.

Manu toi et moi avons vécu, peut-etre, la plus belle époque de notre pays ! Si mon pauvre père revenaità la vie de sa tombe, je parie qu’il il ne reconnaitrait plus ce pays. Je crois qu’il en serait très, très deçu. .

Merci Manu. Vas rencontrer nos ancêtres. Tu sauras quoi leur dire. Le pays des lions indomptables, le royaume du café et du cacao, le pays des hommes brillants et intélligents, de ceux la qui donnèrent leur vie pour l’independance de notre pays. Le pays du Makossa, le pays des la musique, le pays du football, le PAYS De MANU DIBANGO… n’est plus que l’ombre de lui-même.

Que Dieu tout puissant, dans son immense magnanimité te pardonne tes péchés et t’accepte à cet endroit parfait qu’il réserve à ses enfants dignes.

30mars
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Vidéo