CAMEROUN :: Présentation des voeux : Maurice Kamto interpelle la presse :: CAMEROON
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CAMEROUN :: POLITIQUE
  • Mutations : Florentin Ndatewouo
  • mercredi 16 janvier 2019 11:05:00
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CAMEROUN :: Présentation des voeux : Maurice Kamto interpelle la presse :: CAMEROON

Au cours de cette cérémonie, le président du Mrc a suggéré aux hommes de médias de procéder à une remise en question de la pratique journalistique.

La presse en tant que support de formation de l’opinion publique occupe une place de choix dans le processus de démocratisation. Dans cette optique, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), Maurice Kamto a, dans le cadre de la cérémonie de présentation des voeux aux médias, entretenu hier 15 janvier, au siège de son parti sis au quartier Odza, la presse nationale et internationale sur la thématique : « Rôle de la presse dans la promotion de la démocratie et le développement ». Avant d’entrer dans le vif du sujet, le candidat classé deuxième à l’élection présidentielle du 07 octobre dernier, va remercier la presse privée nationale et la presse internationale représentée au Cameroun, pour la couverture médiatique des activités menées par ce dernier notamment, pendant la campagne électorale.

« Mon message n’aurait pas été véhiculé au public si vous n’aviez pas été présents pour rendre compte du déroulement de mes activités », a-t-il reconnu. Cependant, le « tireur de penalty » estime que la presse a besoin de se remettre en question. En qualité de vigile du temple de la démocratie, « la presse ne doit pas regarder sans voir ». « Il n’y aura pas d’appel d’offre, si nous ne sommes pas vigilants. L’appel d’offre c’est-à-dire, des élections libres et transparentes pour organiser les conditions de succession. Cela se fera de gré à gré comme les marchés de la Can (Coupe d’Afrique des nations). L'info claire et nette. Est-ce que la presse est suffisamment vigilante pour établir ce qui est en train d’être mis en place, faire des analyses, jouer son rôle de lanceur d’alertes ? », va-t-il interroger. Le président du Mrc dit être attentif aux agressions diverses des journalistes, les différentes formes d’intimidations qui visent à empêcher le libre exercice de leur métier. « Cependant, autant je réitère ma totale condamnation des assauts du régime en place contre la liberté de presse, autant j’exprime ma totale solidarité avec la presse, autant il me semble que je ne puis m’empêcher de vous interpeller pour que vous fassiez prévaloir [votre] propre déontologie. Il y a beaucoup de dérapage », va-t-il observer.

Conviction

Maurice Kamto dit ne pas ignorer la précarité qui gangrène la sphère médiatique. A cet effet, il suggère un mécanisme de solidarité. D’après lui, la presse devrait formuler des revendications à l’égard du politique pour l’amélioration des conditions de travail, au lieu de se laisser manipuler par ces derniers, à travers l’achat des consciences, parce que « vous ne pouvez pas être nécessiteux et exercer correctement la profession de journaliste », affirme-t-il. Le « tireur de penalty » n’a pas encore annoncé la participation ou non de sa formation politique aux élections législatives et municipales. Il dit être préoccupé par les revendications formulées auprès des instances judiciaires africaines, en rapport avec le « Hold-up électoral » du 07 octobre dernier.

Dans cette dynamique, Maurice Kamto annonce une marche de contestation. « [Notre] combat pour la liberté et la démocratie au Cameroun n’est pas un combat personnel et circonstanciel. Le 26 janvier 2019, nous lancerons les marches que j’ai annoncées dans mon message de fin d’année 2018. Dans les principales villes du Cameroun, nous allons sortir, nous allons marcher pacifiquement, sans armes, pour dire Non ! Ce qui se passe au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ne se fait pas en [notre] nom. Non au Hold-up électoral, non à l’atteinte sauvage à la fortune publique. Voilà ce que nous allons dire, et nous allons le dire avec conviction, avec fermeté. Et si on devait nous tuer, à cette occasion, on nous tuera tous, et si je devais être seul, alors, qu’on me tue moi », a-t-il martelé.

16janv.
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