FRANCE :: AU CAMEROUN, LA LIBERTÉ D'EXPRESSION EST UTILISÉE PAR CEUX QUI VEULENT S'EN SERVIR... :: FRANCE
FRANCE :: AU CAMEROUN, LA LIBERTÉ D'EXPRESSION EST UTILISÉE PAR CEUX QUI VEULENT S'EN SERVIR... :: FRANCE
 
FRANCE :: POINT DE VUE
  • Correspondance : Martin Roger ABA'A
  • vendredi 21 décembre 2018 22:44:00
  • 1792

FRANCE :: AU CAMEROUN, LA LIBERTÉ D'EXPRESSION EST UTILISÉE PAR CEUX QUI VEULENT S'EN SERVIR... :: FRANCE

Maintenir la main tendue. Voilà ce qui se dégage de la posture
adoptée par le Président de la République depuis son discours d'investiture.
Chers Camarades
Un membre de la diaspora camerounaise de France vient de nous (L’Observatoire des
textes de base du Rdpc) contacter pour nous dire de regarder comment Son
excellence Paul Biya et son parti le Rdpc interdit les médias de s’exprimer et suspend
les journalistes de l’opposition. Et d’ajouter qu’ils vont demander à la France et à
l’ONU d’intervenir.
L’Observatoire des textes de base du Rdpc va répondre, le ticket N2010 est créé à
cet effet.
Cher Illustre membre de la diaspora camerounaise de France,
Avant de critiquer les libertés d’expression au Cameroun, tu ferais de regarder ce qui
se passe dans le pays qui va intervenir au Cameroun, pays de liberté grace à un
homme Son Excellence Paul Biya .
.
Sache qu’une enseignante du lycée Le Castel de Dijon(France) vient d’être convoquée
(jeudi 20 décembre 2018) par son rectorat après avoir dit des choses concernant le
chef de l'Etat français Emmanuel Macron dans une tribune. Sache qu’en France un
fonctionnaire "ne doit pas critiquer sa hiérarchie et l’état employeur" Si
elle(enseignante) n'a pas été sanctionnée à l'issue de sa convocation, elle a écopé
d'un rappel au devoir de réserve lié à sa profession.
Au Cameroun tout le monde critique, injure sa hiérarchie et l’état employeur. Je vous
rappelle nous camerounais avons la chance d’avoir Son excellence Paul Biya comme
chef d’état.
Soyons fier de lui.
Chers Camarades,
Notre Illustre membre de la diaspora camerounaise de France ne conait pas la France.
De quelle France parle-t-il ?
On est en théorie libre de dire, d'écrire et de caricaturer. Mais les lois veillent et mieux
vaut connaître son code sur le bout des doigts
La liberté d'expression en France est comme un morceau de gruyère, pleine de trous.
Plus de 400 lois et articles des Codes pénal et civil grignotent les principes posés par
la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, elle-même déjà très
mesurée. Mais faut-il s'en plaindre ?
La Déclaration pose le principe de la liberté d'expression dans ses articles 10 et 11 en
affirmant que «nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu
que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi » (article 10) et
que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus
précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf
à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi » (article 11) la
vie privée par exemple car la liberté de l'un s'arrête là où celle des autres commence.
Et donc de multiples règles limitent la liberté d'expression. Ainsi, « chacun a droit au
respect de sa vie privée » (article 9 du Code civil), « chacun a droit au respect de la
présomption d'innocence » (article 9-1 du Code civil).
Il est interdit de diffamer et d'injurier les morts et les vivants, « une personne ou un
groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur nonappartenance à une ethnie ou de leur handicap…….
Au Cameroun
La diaspora racaille camerounaise de France a durement et violemment insulté la
maman de son excellence Paul Biya, Vous trouvez cela normal, il est interdit d’injurier
les morts, mais vous l’avez fait.
Qu’à cela ne tienne , le Cameroun grande démocratie a opté pour une
communication responsable dont l’organe de régulation et de consultation, doté de la
personnalité juridique et de l’autonomie financière est le Conseil National de la
Communication, en abrégé CNC , il veille par ses décisions et avis au respect de
l’éthique et de la déontologie professionnelle; de la paix sociale, de l’unité et de
l’intégration nationale dans tous les médias; de la promotion des idéaux de paix, de
démocratie et des droits de l’homme; de la protection de la dignité des personnes,
notamment de l’enfance et de la jeunesse dans les médias et aussi de la liberté et de
la responsabilité des médias.
Le Conseil National de la Communication
En dehors des actions à caractère pédagogique, le CNC détient un pouvoir disciplinaire
vis-à-vis des organes et des professionnels du secteur de la communication sociale.
Ces mesures disciplinaires sont les suivantes :
L’avertissement ;
La suspension temporaire d’activités ;
L’interdiction définitive d’activités.
C’est dans ce cadre-là, le Conseil National de la Communication a rendu publiques
mercredi 19 décembre 2018, dans un communiqué, les décisions prises au terme de
sa 22ème session ordinaire tenue le 28 novembre 2018 à Yaoundé.
Les travaux ont porté sur l’examen de 13 dossiers ouverts à l’encontre de certains
médias locaux.
Dans la première affaire, le Conseil National de la Communication adopte une
suspension de deux mois à l’encontre de Michael Doppas Dom Pipelassi,
journaliste en service à la station de radiodiffusion « Soleil FM ». L’émission
intitulée Sport et investigation, diffusée sur la même station, est aussi
suspendue pour une durée de deux mois et le directeur de publication, Nyassa
Nyassa Soleil, reçoit un avertissement. Ces sanctions ont été prises après une
requête de Samuel Eto’o Fils. Ce dernier était accusé de : « Semer du désordre
et promouvoir l’homosexualité au sein de l’équipe nationale masculine de
football du Cameroun » dans une édition de cette émission. Le journaliste
accusé de diffamation est incarcéré depuis quelques semaines à la prison de
Kondengui pour les mêmes raisons.
Joseph Roland Djotie, journaliste pour « Le Quotidien de l’économie » et Joël
Ehigue de « L’Epervier », ont écopé chacun d’un mois de suspension de
l’exercice de la profession journalistique au Cameroun. Ceux qui sont suspendus
de deux mois sont entre autres : Ezekiel Nkuname Dotta, directeur de
publication du journal « Watchdod Tribune », Jeremy M. Baloko, DP de «
Première heure », Prince Adalbert Hiol, Dp de « Ades-Infos Jeunesse en
action », Jacques Mbarde, journaliste exerçant pour « La revue du patriote »
et son directeur de publication, écopent de deux mois de sanction.
La chaîne de télévision Vision4 écope d’une sanction d’un mois. Cette décision
fait suite à la diffusion le 27 octobre 2018, d’une déclaration non fondée en
annonçant le décès du président de la République du Gabon. Par ailleurs, le
directeur de publication Jean-Pierre Amougou Belinga et la journaliste
Nadine Patricia ont été avertis.
À la suite de la diffusion des propos incitants à la haine tribale et à la violence
au cours de l’émission Club élites, présentée le 04 novembre 2018 sur Vision4
par Ernest Obama, journaliste de la même chaîne, le CNC a décidé de
suspendre pour une durée d’un mois ce dernier de l’exercice de la profession de
journaliste au Cameroun.
La sanction la plus lourde est celle de la journaliste Mireille Flore Maneh, de
Canal2 International. Celle-ci a écopé de six mois de sanction auteure d’un
reportage diffusé dans l’édition du journal de 20h du 06 octobre 2018,
présentant sans preuve le nommé Pepouo Godefroy, réparateur de vélo, comme
pédophile. A cet effet, Eric Fotso, directeur général de ladite chaîne, a aussi été
averti.
L’organe de presse « ouest littoral » et son directeur de publication, Benjamin
Zébazé, sont suspendus de deux mois pour avoir proféré des accusations non
fondées et des propos injurieux à l’encontre du président de la République du
Cameroun.
Des non-lieux ont été prononcés dans les affaires impliquant Mohamane
Lamine, membre du Rdpc à la suite de la publication d’une déclaration jugée
non fondée par le journal « L’anecdote » et celle de Manuel-Nso Obiang ADA
secrétaire exécutif de l’organisation de coordination pour la lutte contre les
endémies en Afrique Centrale (Oceac), contre le journal « Echos Santé »,
mettant fin aux procédures engagées par les requérants
Chers camarades,
Il faut savoir regarder pour juger , voir pour y croire , ecouter avant de parler et
entendre avant de prétendre.

21déc.
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