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CAMEROUN :: IYA MOHAMED, CET AUTRE PRISONNIER POLITIQUE, ABONDAMMENT COUVERT ET DOCUMENTÉ PAR MICHEL BIEM TONG :: CAMEROON
CAMEROUN :: SOCIETE
  • Correspondance : Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P)
  • jeudi 06 décembre 2018 13:22:00
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CAMEROUN :: IYA MOHAMED, CET AUTRE PRISONNIER POLITIQUE, ABONDAMMENT COUVERT ET DOCUMENTÉ PAR MICHEL BIEM TONG :: CAMEROON

« Tu vas aller dormir à Kondengui afin de mieux défendre encore tes salopards de voleurs dont tu clamais l’innocence». Voilà en substance les mots envoyés a la figure de notre correspondant au Cameroun Michel Biem Tong en le déférant jeudi 15 novembre 2018 du Secrétariat d’État à la Défense (SED) au mouroir concentrationnaire de Kondengui à Yaoundé pour prétendus « apologie du terrorisme » et « outrage au chef d’État » (entre-autres).

Autant dire que nous poursuivrons – malgré le climat de négation soigneusement entretenu sur ce sujet sensible au Cameroun et au prix de nos vies respectives – ce combat noble en faveur de la libération de celles et ceux que nous considérons comme des prisonniers politiques sur la base de critères objectifs établis dès sa création par notre organisation (http://www.cl2p.org/presentation ).

Devoir en effet au quotidien présenter bien malgré nous la vraie nature dictatoriale d’un régime qui se présente à la face du monde comme un modèle de « démocratie apaisée », rappeler l’élimination judiciaire et carcérale que son créateur Paul BIYA réserve systématiquement à ses rivaux potentiels désignés comme des « prévaricateurs de la fortune publique » et communément appelés « voleurs de la république »…n’est hélas pas toujours un exercice facile sous un tintamarre de la propagande orchestrée par son régime, les menaces de mort, et l’achat systématique des consciences au Cameroun, qui n’épargne pas y compris les représentants diplomatiques accrédités au Cameroun.

Mais nous continuons inlassablement de le faire. Parce que le silence est la pire des sentences pour un prisonnier d’opinion. Il participe largement à la banalisation du crime politique, particulièrement au Cameroun.

IYA MOHAMED, CET AUTRE PRISONNIER POLITIQUE DE PAUL BIYA, VICTIME D’UNE BATAILLE POUR LE CONTRÔLE DU FOOTBALL ET DES REVENUS QU’IL GÉNÈRE À UN RÉGIME

Après l’humiliant retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 au Cameroun, intervenant après un autre hold-up électoral retentissant, nous appelons désormais Paul Biya – qui a longtemps prétendu lutter contre la corruption – à s’en prenne enfin à ses proches, notamment ceux de son entourage immédiat constitué de son clan familial (famille et belle famille), à l’origine des différents détournements de fonds qui ont empêché l’organisation dans les délais de la CAN au Cameroun (à travers différents montages criminels, faisant parfois appel à des prêtés-noms pour ses beaux enfants notamment).

En effet nous sommes à un moment de vérité où nous ne nous contenterons pas des théories du complot, de la faute toujours imputée à l’entourage, et/ou du sacrifice déjà agité de quelques boucs émissaires triés dans le sérail, pour nous empêcher de dire la vérité aux Camerounais.

C’est surtout l’occasion d’exiger la libération d’un certain nombre de prisonniers politiques qui, à l’instar de M. IYA MOHAMED, l’ancien Directeur Général de la SODECOTON et Président de la Fédération Camerounaise de Football (FÉCAFOOT), ont été les premières victimes des batailles et luttes de positionnement au sommet de l’État du Cameroun, visant dans son cas à prendre le contrôle du football camerounais, dans un pays où ce sport procure et genère non seulement des revenus substantiels au pouvoir en place depuis 36 ans, mais lui sert aussi d’opium vis-à-vis d’un peuple maintenu sous la tyrannie depuis 36 ans.

Le 14 février 2017 la Cour Suprême du Cameroun confirmait la condamnation inique de M.Iya Mohamed, ancien directeur général de la société de développement du coton (SODECOTON) et Président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), à 15 ans de prison ferme. Cettte peine lui avait été infligée le 3 septembre 2015 par le Tribunal Criminel Spécial (Tcs) du Cameroun. Le sieur Iya Mohamed et deux (02) de ses co-accusés avaient également été condamnés à payer solidairement 12,180 milliards de F CFA à la Sodeocoton, soit presque la somme du détournement qui leur était imputé.

La Cour suprême du Cameroun entérinait ainsi une fois de plus un verdict de la honte.

Car en condamnant Monsieur Iya Mohamed à 15 ans de prison ferme, le Tribunal criminel spécial (Tcs) n’avait produit aucune preuve (ordre de virement, historique des comptes bancaires, investissements, etc.) pour asseoir sa décision. Le parquet de ce tribunal d’exception s’était contenté des irrégularités de gestion contenues dans un rapport du Contrôle supérieur de l’État qui ne décelaient aucune intention criminelle et n’avaient rien à voir avec un quelconque enrichissement illicite. Le Tcs était même allé jusqu’à qualifier d’«indues» des dépenses pourtant validées par le Conseil d’administration de la SODECOTON.

À l’évidence:

Ce verdict était inique, consécutif notamment à une autre parodie de procès

M.Iya Mohamed est en réalité un prisonnier politique, son arrestation en juin 2013 ayant été orchestrée par l’international Samuel Eto’o puis décidée par le président camerounais Paul Biya, d’après des informations concordantes jamais démenties de certains médias camerounais

M.Iya Mohamed, en tant que ex-président de la Fédération camerounaise de football, est une victime d’une bataille au sommet de l’État du Cameroun pour le contrôle du football camerounais, dans un pays où le football est l’opium du peuple et le principal argument pour le maintien de Paul Biya à vie à la Présidence de la république.

Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques (CL2P) appelle simplement à sa libération immédiate.

06déc.
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