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© Lemonde.fr : François Pilet
- 14 Jul 2017 13:33:36
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GUINÉE ÉQUATORIALE :: Teodorin Obiang n’a pas payé les architectes parisiens de son palais princier de Malabo :: EQUATORIAL GUINEA
Pour s’assurer d’être remboursé, le cabinet Inter Art Etudes a obtenu le séquestre des sociétés détenant l’hôtel particulier de l’avenue Foch du vice-président équato-guinéen.
Les ennuis n’arrivent jamais seuls. Teodorin Obiang Mangue, vice-président de Guinée équatoriale, dont le procès vient de se clore à Paris dans l’affaire des « biens mal acquis », fait face à une nouvelle procédure en Suisse.
Le cabinet d’architecture parisien Inter Art Etudes, spécialisé dans la réalisation de projets de grand luxe pour des hôtels et des palais présidentiels, lui réclame 1,1 million de francs suisses (977 500 euros) de factures impayées devant la justice suisse.
Le cabinet avait été embauché pour dessiner un vaste palais à l’usage personnel de Teodorin Obiang à Malabo. Le projet, particulièrement ambitieux, n’a jamais vu le jour. La facture ouverte ne porte que sur l’établissement des plans.
Inter Art Etudes a fait valoir ses prétentions dans le canton de Fribourg, en Suisse, où Teodorin avait fait créer quatre sociétés dans le but de détenir son hôtel particulier du 42, avenue Foch, à Paris (RE Entreprise SA, GEP Gestion Entreprise Participation SA, Nordi Shipping & Trading CO SA et Raya Holding SA).
Bras de fer judiciaire
Le cabinet d’architecte a obtenu le séquestre des actions de ces sociétés et serait donc – en théorie – le nouveau propriétaire de la prestigieuse adresse parisienne. L’immeuble, aujourd’hui estimé à 150 millions d’euros, avait été saisi en 2012 par l’Etat français dans l’affaire des « biens mal acquis ».
Un des avocats suisses de Teodorin Obiang, Nicolas Hoffmann, a rétorqué que son client n’était plus propriétaire des quatre sociétés suisses. Ce dernier les aurait revendues à la République de Guinée équatoriale en septembre 2011, quelques mois seulement après l’ouverture de l’enquête sur les « biens mal acquis ».
L’ambassade de Guinée équatoriale à Paris, dont le siège se trouve précisément au 42, de l’avenue Foch, s’est aussitôt manifestée auprès des autorités helvétiques, assurant être l’unique propriétaire des quatres sociétés visées.
Le bras de fer de ce qui s’annonce comme un imbroglio diplomatico-judiciaire ne fait que commencer, et les avocats sont pour l’instant les seuls à y gagner. Inter Art Etudes, représentée par le prestigieux cabinet genevois Lenz & Staehlin, s’apprête à contester la revendication de la Guinée équatoriale devant le tribunal de Fribourg.
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