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SUISSE :: Cameroun - Le CODE sème la panique à l’hôtel Intercontinental : La garde présidentielle en débandade et Paul Biya empêché de sortir (Video) :: SWITZERLAND
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  • copy; CODE : Brice Nitcheu
  • mardi 17 mars 2015 12:11:23
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SUISSE :: Cameroun - Le CODE sème la panique à l’hôtel Intercontinental : La garde présidentielle en débandade et Paul Biya empêché de sortir (Video) :: SWITZERLAND

Dimanche 15 mars, l’hôtel Intercontinental, a Genève,  ou réside le Président de La république Paul Biya et sa suite, a reçu une visite très mouvementée de deux activistes très déterminés du CODE, bien connus des lieux. Brice Nitcheu, le leader du Mouvement, flanqué de son fidèle lieutenant Emmanuel Kemta, « Chef de la Cellule des Actions »ont débarqué a l’aéroport de Genève tôt dimanche matin en provenance de Londres, avec dans leurs têtes une idée précise : Débarquer le Président Biya de cet hôtel ou il séjourne depuis son départ du Cameroun, et exiger de lui de rentrer au Cameroun s’occuper de la guerre contre le Boko Haram.

L’action fait suite à une récente lettre ouverte du Front Uni au Président Biya, qui le sommait de quitter les lieux, faute de quoi, il pourrait recevoir une « petite visite de courtoisie » à tout moment.

Lorsque les deux activistes arrivent  sur les lieux vers 11h10. Le dispositif sécuritaire du Président Biya est en position a l’entrée de l’hôtel, laissant une nette impression, avec sa limousine noire dans une posture de départ, que le Président avait l’intention de sortir. C’est à ce moment que les deux militants débarquent, comme sortant de nulle part. Actionnant son mégaphone dont les échos portait au loin et tranchait net avec  la tranquillité légendaire de ce lieu de repos, Kemta déclenche les hostilités sans sommation. « Allo ! Nous sommes venus ici pour dire à Paul Biya de descendre de cet hôtel » sous l’œil vigilant de Brice Nitcheu, qui se charge de filmer la scène. Panique totale dans les rangs de la garde présidentielle.

Avec fébrilité, tous se ruent à l’intérieur de l’hôtel, sans doute pour empêcher le président de sortir. L’intrusion historique des activistes à l’hôtel Meurice  à Paris est sans doute encore fraiche dans leurs esprits. Ils ne veulent pas prendre de risque. Les activistes en profitent pour occuper l’entrée de l’hôtel. Pendant environ 5 minutes, Kemta crache le feu. « Peuple Camerounais, voici ou Paul Biya vient dilapider votre argent », « Mr Biya, sortez de cet hôtel, et rentrez au Cameroun vous occuper de la guerre que vous avez déclarée ».

C’est à ce moment que le Directeur de l’hôtel en personne, accompagne de son adjointe, sort de l’hôtel, hystérique. Pendant qu’il tente d’arracher le mégaphone, son adjointe essaye de bloquer la camera. Peine perdue. Les deux activistes tiennent bien leurs positions. L’attroupement se forme. Les clients de l’hôtel sortent, et voitures et  passants s’arrêtent.  Chacun a sorti son smartphone pour immortaliser cette scène plutôt cocasse. Sur place, il y a des journalistes de la chaine Al Jazeera et de « La Tribune de Genève » avec leurs  cameras en action. De l’intérieur de l’hôtel, des agents de la garde de Paul Biya filment tout, cloitrés derrière les vitres de la réception.

« Descendez ici Paul Biya » lance Kemta qui tente d’entrer à l’hôtel, avec face à lui, le directeur qui fait tout pour l’en empêcher.
Le face-à-face va durer environ 15 minutes. Appelée en renfort, la police arrive. Ils sont deux. Les activistes les ignorent et poursuivent l’action. Le directeur de l’hôtel insiste pour qu’ils confisquent les images. « Pas question » lance Nitcheu. La police tente plutôt de calmer le jeu. Les deux parties s’expliquent pendant une dizaine de minutes. Les activistes sont sommés de quitter les lieux, et de ne plus y revenir, sous peine d’amendes. Ce qu’ils vont faire, en promettant de revenir le weekend prochain, « si Paul Biya ne rentre pas au Cameroun s’occuper des soldats et de la guerre », conclu Brice Nitcheu. Autour de 12 heures, ils s’en vont, en trainant les pas, suivis par des journalistes qui filmaient la scène. Ils vont quand même s’arrêter à quelques mètres de l’hôtel pour placarder une banderole sur un mur, ou l’on peut lire « Paul Biya fait quoi a Genève quand le pays est en guerre ? « L’Opération Fokotol » comme ils l’ont nommée, vient de terminer. Mission accomplie.

© CODE : Brice Nitcheu
17mars
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