Si c’était en Afrique…
AFRIQUE :: POLITIQUE

Si c’était en Afrique… :: AFRICA

Les Occidentaux surtout Américains et européens compris – ont, lorsqu’il s’agit des consultations électorales en Afrique, une manière pleine de mépris et de condescendance, dont ils daignent en parler. Ainsi, quand les résultats gagnants atteignent de gros scores, 80 % ou 90 %, ils désignent cela comme étant des « scores à l’africaine ». Ce n’est pas tout. En la matière, les Africains ne leur inspirent aucune confiance.

Ainsi, nos « maitres à penser » ont maintenu l’habitude d’envoyer de soi-disant « observateurs internationaux », afin de surveiller la moindre élection en Afrique. Car, selon eux, sans la présence dissuasive de ces observateurs étrangers, dont les avis compétents valident ou non les élections en question, rien de bon ne peut se dérouler, sur le continent…

Pourtant, à notre grand étonnement, en Europe comme aux Etats-Unis d’Amérique, les élections qui se déroulent là-bas n’ont rien d’édifiant sur quoi prendre modèle. Nous nous rappelons, entre autres, les empoignades qui eurent lieu, en France, entre Mmes Aubry et Royal. Les deux vénérables dames se crêpaient les chignons pour occuper le poste de secrétaire général du Parti Socialiste. Le matin, c’était Aubry la gagnante ; dans l’après-midi, c’était Royal, l’heureuse élue. Dans la nuit, on recomptait les voix. Le lendemain, les résultats du vote contredisaient ce qu’on avait retenu la veille.

Ce mauvais spectacle a duré des jours et laissé le Parti Socialiste dans un délabrement dont il s’est difficilement relevé … Mais, les petits coups de griffe que Royal et Aubry se sont donnés ne sont rien, par rapport aux comportements franchement indignes que les Américains ont pris l’habitude d’infliger au monde entier. Il suffit de n o u s rappeler ce qui s’était passé entre Al Gore et Bush Junior. C’est Bush qui avait finalement raflé la mise : il est demeuré Président. Cependant, que d’eau avait déjà coulé sous les ponts du Mississipi, avant que l’élection présidentielle qui avait opposé les deux hommes connaisse cette issue qui arrangeait, certes, l’Amérique politique, mais, qui n’avait pas apporté toute la lumière nécessaire à laquelle la plupart des observateurs s’attendaient !...

C’est dans ce même registre que Trump et Biden viennent de « finir le tableau » … De la bouche même de Trump et de son fils accouru à son secours, le camp d’en face, c’est-à-dire, les Démocrates, n’a fait, sous prétexte de voter, que tricher, organiser des coups bas, fouler aux pieds la démocratie, voler la victoire et « mafioser » à tous les étages. Heureusement que Biden a été, lui, plus poli, plus mesuré dans ses brèves allocutions, moins virulent et, finalement, plus digne et p l u s agréable. A u t r e - ment, on aurait également appris de lui tous les petits « crimes d’État » dont il aurait certainement accusé son présidentiel adversaire.  ...

Quoi qu’il en soit, le spectacle que les très civilisés Américains ont donné de la démocratie, en général, et d’une élection – fut-elle présidentielle -, en particulier, ne correspond pas du tout aux enseignements que l’Occident a la vantardise de donner si souvent aux Africains. Comment comprendre qu’un si grand pays, comme les USA, qui a pratiquement tout inventé pour faciliter, à l’échelle du monde entier, toute forme de communication - nous pensons principalement à l’ordinateur et au téléphone - cafouille de longs jours durant, avant de dénicher péniblement les résultats d’une élection qui désignaient enfin un président ?...

Jusque-là, les observateurs savaient que le système électoral américain a toujours baigné dans un grand flou. Mais, pour autant, cela ne commandait nullement ce mauvais cinéma que nous a offert cet inénarrable Trump. Pire, l’atmosphère n’était plus du tout celle à laquelle on est habitué, quand les gens attendent, dans la sérénité, les résultats d’une élection.

Très divisés, les « boys » avaient plutôt l’air de se préparer à déclencher une deuxième Guerre de Sécession, tellement ils s’agitaient… Une fois encore, il est heureux que ce qui a eu lieu aux USA ne se soit pas passé dans un pays africain. Car, sous prétexte de calmer le jeu et d’enseigner la vraie démocratie aux Africains, on aurait surement dépêché les Marines ou la Légion Étrangère. Tant pis pour la casse !...

Lire aussi dans la rubrique POLITIQUE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo

L'actualité en vidéo