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  • jeudi 06 août 2020 01:29:00
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World news CAMEROUN :: Le business du coronavirus au Cameroun ! :: CAMEROON CAMEROUN INFO - CAMEROUN ACTU

Voilà bientôt quatre mois que je vous demande où sont passés les sacs de riz que Orca avait offerts au ministère de la santé pour lutter contre le Covid-19 (je sais, vous ne voyez pas le rapport). Mais laissez-moi vous révéler que ce n’est pas le seul business qui existe sur le coronavirus ici au Cameroun…

Il y a les faux malades

D’abord, il y a les faux patients Covid-19 ! Pas parce que ce sont des malades imaginaires hein, mais c’est parce que si tu arrives à l’hôpital avec ta simple grippe, le médecin va te dire que « Euh… Bon ! Monsieur Pierre La Paix Ndamè, vous souffrez du Covid-19 ! »

Kaï ! Sans même faire les examens ? Sans même procéder aux prélèvements nasaux ni aux tests sérologiques ou virologiques ? Surtout que le Gouvernement camerounais a disposé des fonds illimités pour lutter contre cette pandémie, et donc chaque malade bénéficie d’un traitement qui s’évalue à hauteur d’environ trois cent mille francs CFA par jour !

Voilà pourquoi c’est devenu un business extrêmement rentable pour tous les centres de prise en charge : tu arrives là avec ton rhume ou bien avec ta fièvrette, et on t’informe t’impose que tu as le Covid-19 ! Tu te plains même de ta cheville parce que tu viens de t’y faire une entorse pendant ta séance hebdomadaire de footing, mais le neurologue et le pneumologue vont simultanément te déclarer que tu as été testé positif au Covid…

Il y a le business des cadavres

Ça c’est lorsque tu as réussi à sortir vivant de nos hôpitaux. Puisque y en a qui arrivent là-bas avec une simple fracture du cubitus comme le regretté Sylvain Souop, et qui en ressortent deux jours plus tard avec les pieds en avant et le reste du corps complètement revêtu dans un sale linceul…

Moi-même j’en ai fait l’expérience, puisque je viens de perdre l’une de mes belles-mères. Elle était décédée de façon naturelle (enfin, sans l’aide des médecins) dans un hôpital de la place, et le Directeur était immédiatement venu nous informer que « Votre beau-père est mort du coronavirus ! »

Tsuip ! Il ne savait même pas qu’il s’agissait d’une femme.

Et donc voilà comment nous avons déboursé près de trois millions de francs CFA pour récupérer notre cadavre, parce que les morts du Covid ne doivent officiellement pas être restitués à leurs familles. Ils sont immédiatement enterrés de façon expresse et presque de manière cavalière, au mépris de toute dignité et du respect de l’hommage dû à leur mémoire. Vous comprenez donc pourquoi c’est très important pour nos personnels de santé de maquiller les morts ordinaires en morts suspectes, parce que c’est le seul moyen pour eux de nous revendre — à prix d’or ! — la dépouille de nos propres cadavres (en gros, tu corromps le morguier et les agents de la commune afin qu’ils te remettent le corps de ton défunt parent).

Il y a la gestion des dons

Je parlais du riz d’Orca tout à l’heure parce que pour ceux qui ne s’en souviennent pas, les magasins Orca avaient offert 4 000 sacs de riz au ministère de la santé camerounais, afin d’aider à lutter contre la pandémie du coronavirus qui sévissait déjà au Cameroun (je sais, vous ne voyez toujours pas le rapport).

Mais Orca n’était pas le seul ! il y a eu Congelcam qui a déboursé près de 250 millions de francs CFA, il y a eu la dotation personnelle de Paul Biya qui s’évaluait à 1 milliard, il y a eu les Brasseries du Cameroun qui ont aussi mis les mains à la poche, il y a eu les contributions des compagnies téléphoniques MTN et Orange, ainsi que celles de plusieurs autres entreprises anonymes ; mais aussi les dons de milliers de particuliers comme par exemple Jean de Dieu Momo, le ministron de la Justice qui a effectué une donation d’environ cinq cent mille francs CFA…

Où est passé tout cet argent ? Où sont passés nos sacs de riz ? Le Premier ministre a même instruit une traçabilité de la gestion de tous ces fonds collectés, mais cette comptabilité n’a jusqu’ici pas été ne sera jamais rendue publique. Et c’est pour ça que des députés véhéments comme Jean-Michel Nitcheu sont montés au créneau pour parler de surfacturations ostentatoires, en accusant nommément le sympathique ministre Malachie Manaouda. Celui-ci s’est défendu en disant que les sacs de riz sont déjà au niveau des gouverneurs de régions, et que pour les finances il ne s’en préoccupe pas puisqu’il est entièrement focalisé sur sa bataille contre le coronavirus…

Il y a les business annexes

C’est à la fois des gros business et des petits business. Par exemple, les gens qui vendent les masques mal cousus au bord de la route font du petit business. Les gens qui vendent les masques de la Cicam font du gros business. Les gens qui vendent les gels hydro-alcooliques non conformes aux normes font du mauvais business, de même que le ministre de l’enseignement supérieur qui avait parlé des gels « hydro-électriques ».

Les Camerounais ont déjà commencé à vendre les seaux en plastique pour les installer devant les boutiques et les bureaux, et c’est là-bas que tous les visiteurs doivent se laver les mains. Les thermomètres avaient aussi commencé à circuler entre les mains de nos vigiles, mais ça coûtait beaucoup d’argent pour les chefs d’entreprises. Surtout que ces derniers ont recommencé avec les fausses déclarations auprès des centres de perception des Impôts, puisque c’est chaque entrepreneur qui vient se plaindre que « Wèèèh, chef ! Je vous jure que mes affaires ne fonctionnent plus depuis que ce foutu coronavirus est arrivé ici au Cameroun. Au nom de Dieu ! Et je crois même que mes activités ne vont pas bien redémarrer avant la Coupe d’Afrique 2022… »

Le juteux business du coronavirus au Cameroun…

Donc voilà exactement 110 jours que je vous demande où sont passés les sacs de riz que Orca nous avait offerts le 9 avril 2020, pour lutter contre le Covid-19 au Cameroun (moi-même je ne vois pas le rapport). Mais laissez-moi vous expliquer que ce n’est pas le seul détournement qui existe sur le coronavirus ici dans notre pays…

Le business du coronavirus ! Les tradipraticiens ont été enfin financés, le ministère de la recherche scientifique a été subventionné (donc il existait ?), et l’OMS a aussi appuyé notre Gouvernement en lui envoyant près de vingt-cinq véhicules flambant neufs.
Le business de la covid-19 ! Que ce soit un mot masculin ou bien féminin, toujours est-il que nos autorités veulent fabriquer des malades afin de falsifier le montant de la dotation qu’elles sont censées percevoir.

Le business du coronavirus est comme tous les autres business au Cameroun, c’est-à-dire qu’il ne sert qu’à enrichir et engraisser une minorité de prévaricateurs et de thésaurisateurs.

Puisque lorsque tu arrives dans nos hôpitaux dorénavant, ce sont les médecins généralistes qui vont te dire que « Euh… Tu souffres de la covid-19 ! ». Ce sont les infirmières qui vont rapidement te conduire au bloc respiratoire, et pourtant tu n’as même pas encore manifesté de difficulté pulmonaire. Mais c’est parce qu’il faut justifier les fonds illimités qui circulent ici au Cameroun à propos de ce facétieux coronavirus…

06août
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