Dr Siméon Kuissi : Michèle Ndocki relaye et renforce l‘opinion de Kah Wallah
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En appelant Maurice KAMTO à abandonner la dénonciation du hold-up électoral, sans proposer d’alternative, KAH WALLA et MICHELE NDOCKI laissent l’opposition dans l’impasse tout en tentant de détourner les militants du MRC de la ligne politique de leur parti. « La méthode qu’emploie le MRC de Maurice Kamto pour conquérir le pouvoir est obsolète. » dit Kah Wallah, et Ndocki de reprendre en coeur : « la stratégie de Maurice Kamto de poursuivre avec le fameux « hold-up électoral » n’est pas la bonne option. » Quelle est donc la bonne ? Silence.

La nouvelle alliance entre KAH WALLA et NDOCKI est étonnante car une contradiction radicale les sépare ; KW ne veut aucune élection tandis que MN est partisane des élections ; la preuve c’est qu’elle était candidate et qu’elle a mal pris le retrait du MRC du scrutin du 09 février dernier. Qu’est-ce qui a donc pu les rapprocher ? On constate que le RDPC aussi est très remonté contre la dénonciation du hold-up électoral; Ses porte-voix sur les médias et autres réseaux ont mal au ventre quand ils entendent « le président élu».

Est-ce que la position de président élu qui refuse le hold-up électoral empêche l’opposition de lutter de concert pour l’amélioration de la loi électorale, pour la libération des prisonniers politiques, pour la fin de la guerre du NOSO, pour ne citer que quelques exemples sans oublier notre guerre nationale contre le fameux coronavirus. Les champs de lutte commune ne manquent pas. Ces luttes peuvent se déployer dans le cadre de stratégies autonomes convergentes qui permettent à chaque parti de garder sa personnalité.

Celui qui réduirait l’action politique du MRC à un président élu qui passerait son temps à protester contre le hold-up électorale n’aurait donc pas écouté la plaidoirie de MK devant la cour constitutionnelle en octobre 2018, ni pris connaissance du plan nationale de résistance qu’il a lancé, ni observé les actions politiques diverses et variées que le MRC déploie sans relâche depuis janvier 2018, qui sèment la panique à Etoudi, et la perplexité à l’Elysée. Quand on voit comment le RDPC se fait lui-même des noeuds autour du cou, on ne sera pas étonné qu’un jour il s’étrangle tout seul.

Personne ne fait la guerre avec plaisir, sauf ceux qui en tirent des profits juteux sans descendre sur le champ de bataille. C’est contrainte par l’administration coloniale française qui l’avait dissoute en 1955 que l’UPC se lança dans la lutte armée pour forcer la France à libérer notre pays. En 1971, l’assassinat d’Ernest OUANDIE mit fin à la lutte armée. En 1991, le retour au multipartisme et l’amnistie générale qui permit le retour des exilés plaça en principe le pays dans le champ de la démocratie qui veut que la prise de pouvoir passe par des élections. Le débat sur la stratégie de renversement de la dictature qui étouffe le Cameroun depuis 60 ans avec Ahmadou Ahidjo d’abord, avec Paul BIYA ensuite était donc clos. Si on passe tout son temps à se demander quelle route on va prendre, on ne va jamais avancer. On fait alors le jeu du pouvoir.

Le beau « Cameroun que nous voulons, que nous méritons » ne nous sera pas donné par les dirigeants actuels. ; De nouveaux dirigeants doivent être élus ! Il faut donc « …le remplacement d'un élu par un autre, ….ou la victoire déclarée d'un compétiteur sur un autre».Peut-on concevoir le changement pardes élections au terme desquels un élu ne remplace pas un autre ? Maintenant, si les propos de KW et MN se situent dans le cadre d’une querelle de leadership alors c’est une terrible régression.

Un dirigeant du CPP m’a confié un jour son doute quant à la victoire de M K au scrutin présidentiel. On eut dit que cela l’arrangeait ainsi.Voici plus de 25 ans que je dis et redis que la faiblesse de l’opposition camerounaise réside essentiellement dans l’absence de leadership. Ce leadership est enfin apparu en 2018 avec l’irruption magistrale de M K sur la scène politique. C’est mon opinion. Son leadership ce n’est pas le verbe. On l’a vu sur le terrain. On a lu ses écrits. On voit son action. Si les autres leaders qui se positionnaient avant lui travaillent vraiment pour le même but (le changement), il y a lieu de s’entendre et de se partager les rôles au lieu de tirer des flèches acérées contre un parti d’opposition pour le plus grand bien du pouvoir.Dans tous les cas il y aura un seul chef, pas deux !

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